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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 15:54

En ce 1er mai, comme chaque année, je pense à ce que les travailleurs ont conquis, et je pense à ce qu'il reste à conquérir. Je devrais, si j'étais cohérent avec mes convictions, participer à la manifestation intersyndicale rennaise. Mais voilà, je n'y suis pas allé...

Je ne suis pas non plus allé à la manif d'hier pour le droit d'asile. Je suis pourtant largement contre les restrictions actuelles et les mensonges gouvernementaux et médiatiques. Je ne suis pas allé aux dernières manifs contre la loi El Khomry (les premières fois seulement). Je suis pourtant largement contre cette loi scélérate. Je ne suis pas allé à une seule NuitDebout. Pourtant je partage largement les envies de changer le monde et je partage largement de nombreuses idées que je peux lire dans les compte-rendus des NuitDebout parisiennes.

Pourquoi donc je ne me bouge pas plus que cela?

Ce n'est pas à cause de la distance entre Rennes et mon domicile, ni entre Rennes et mon travail. Ce n'est pas à cause de mon emploi du temps un peu chargé. Ce n'est pas à cause de la peur de mon patron. Ce n'est pas à cause de la peur des casseurs. Ce n'est pas à cause de la peur des flics. Bref, arrêtons ce mauvais suspense à la noix.

C'est parce que je n'y crois plus... je me sens désillusionné. Désabusé. Découragé. Pas encore résigné, tout de même, parce que je me range pas aux idées de droite. Mais enfin, en ce moment je n'ai plus la force de me battre...

Au début des manifs contre la loi El Khomry, puis au début des NuitDebout, j'y croyais encore. Et puis très rapidement j'ai vu que les nombres de manifestants étaient très très faibles... horriblement faibles. Et puis j'ai entendu toutes ces réflexions idiotes, ces amalgames, et même disons-le, toutes ces grosses conneries. "Les jeunes, ils n'ont pas encore travaillé, ils sont déjà contre le travail". "Le monde change, mais les jeunes ils s'accrochent aux 35h et au CDI". "Les jeunes ils ne veulent pas travailler, ils ne veulent que foutre la merde et casser du flic". J'en passe, tellement ça me saoule. Tous ces vieux cons ne cherchent pas à comprendre ce qui s'exprime. Ils n'entendent pas que des étudiants à bac+N n'ont pas envie d'une vie d'intérim au smic. Ils ne voient même pas que ce ne sont pas les mêmes qui manifestent et qui cassent. Ils amalgament les débatteurs de NuitDebout et les branleurs qui veulent en découdre avec les flics. Même si les médias ont une responsabilité dans l'amalgame et dans le manque d'explications, on peut pourtant facilement faire la part des choses dans un journal ou avec quelques recherches sur internet.

Quant aux réflexions de fond, par exemple sur la création monétaire, sur le revenu de base, sur les conditions de travail, alors là c'est le pompon! Des fois j'ai l'impression que l'immense majorité des Français est incapable de faire un effort intellectuel de plus de 5 minutes. Dès qu'on parle de ces sujets les réponses sont invariablement: "ça ne peut pas marcher, si c'était possible ça se saurait"; "on ne peut pas s'en sortir sans travailler"; "les jeunes ils ne veulent plus bosser"; "nous on en a bavé, alors pourquoi les jeunes ils n'en baveraient pas?". A force d'entendre ça, je n'ai qu'une envie: rester chez moi, ne plus voir personne, et surtout ne plus parler de ces sujets pour ne plus risquer d'entendre ces conneries.

Si on ajoute que la violence est instrumentalisée par les préfets aux ordres et par les médias benêts, pour que les Français puissent se positionner "contre les jeunes cons"; et si on observe que cette technique gouvernementale est la même pour toutes les révoltes et manifestations depuis 1968, et qu'elle a toujours très bien fonctionné -même avec 100 fois plus de manifestants-, alors je ne vois pas trop quel espoir on peut avoir dans ces mouvements...

Les dernières élections et les intentions de vote pour les prochaines me le confirment. C'est Chirac qui avait raison quand il disait: "la France est de droite, profondément de droite". Je crois que c'est ça qui me désespère vraiment, profondément...

Published by Dany - dans politique
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27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 04:33

A 3 jours d'un nouvel emploi, pour l'année de mes 40 ans, je me suis "amusé" à recenser mes expériences professionnelles dans un tableau. En colonnes, j'ai mis les employeurs, puis les entreprises (différentes parfois de l'employeur: à cause des sociétés de service ou entreprises d'intérim), puis les missions ou postes (ou projets: il parait que tout fonctionne en mode projets maintenant... bref!), et enfin le métier exercé.

En commençant ce tableau j'avais en tête 4 ou 5 lignes... mais en cherchant bien j'ai complété avec les petits boulots que j'avais oubliés, les missions pourries que j'avais retiré du CV, les stages parce-que-c'est-un-travail, et puis j'ai dû ajouter des lignes quand l'entreprise a changé juridiquement alors que je ne bougeais pas de mon bureau, etc. Et puis j'ai mis aussi mon petit boulot de cours particuliers pendant mes études (c'était au black, mais c'est du boulot quand même! Il y a prescription, je peux l'écrire maintenant... ça payait les bières et aussi le gazole de la Tipo, alors c'était bon pour la croissance, donc Macron approuve j'en suis sûr!).

Donc, en incluant mon nouveau job de-dans-3-jours, voici le bilan chiffré:

  • 20 ans de vie professionnelle
  • 14 employeurs différents
  • 18 entreprises ou structures dans lesquelles j'ai été "subordonné"
  • 20 missions/postes/projets ou appelez-ça-comme-vous-voulez
  • en exerçant 8 métiers différents (je n'ai pas compté la diversité des métiers exercés quand on gère une micro-entreprise)
  • la plus longue période en apparence a été "Thomson". 7 ans de présence, sur presque la même mission. Mais pendant cette période j'ai eu 5 employeurs différents sans changer de bureau! Il y a aussi eu dans cette période la mission "syndicale" très mouvementée...
  • la période la plus réellement stable (même employeur, même entreprise, même mission) a été la période "General Electric": 2 ans et 6 mois. Ou alors ma petite entreprise Coxinergie: 3 ans et 7 mois, mais vu les soucis que ça a généré et les jobs que j'ai dû faire en parallèle, on ne peut pas vraiment parler de stabilité...

Suis-je instable? Inadapté au travail? Bon, c'est sûr que j'ai un caractère "entier", mais j'ai l'impression que j'arrive à bosser quand même... Et puis j'ai quand même le sentiment que les moins de 40-45 ans ont presque tous des parcours plutôt chahutés ou "non-linéaires" (ça fait plus joli que "bordélique" ou "port'nawak"!). Et c'est bien plus chaotique que moi pour les 20 à 30 ans, voire 35 ans, qui galèrent à trouver du taf. Faites le compte les amis, si ça ne vous fait pas peur! Je suis sûr que plusieurs d'entre vous me battent! ;-)

Tout à l'heure aux infos ou dans la chronique éco de votre radio préférée, vous entendrez à coup sûr parler de "flexibilité", d' "adaptabilité", et du mot à la mode: la "flexisécurité". Haaaa! Celui-là je l'adore! Mais qui sont ces chroniqueurs pseudo-journalistes qui relayent les discours du Medef sans connaitre nos vies? Je crois qu'en matière d'adaptabilité au changement on n'a rien à prouver. La flexibilité est là et bien là il me semble. Mais la sécurité elle est où?

Et dire que, en durée comme en âge requis pour avoir droit à une retraite, je n'en suis même pas à la moitié de ma vie professionnelle...

Allez, haut les cœurs! Cette fois-ci, je vais peut-être battre mon record de stabilité?

Published by Dany - dans travail
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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 22:14

12 heures de taf par jour, 60 heures par semaine, fin des 11 heures de repos entre deux journées consécutives, modulation des salaires (ça veut dire baisse!), licenciements automatiques en cas de refus de ces "souplesses", temps d'habillage et de pause décomptés du temps de travail, licenciements faciles, indemnités plafonnés en cas de licenciement abusif (c'est à dire autorisation de licencier sans motif!).
Le medef et la droite n'en rêvaient même pas. Valls va le faire. En force, sans respecter le semblant de démocratie que constitue la représentation parlementaire.
Pour mémoire, avec son programme de droite, ce type avait eu 5% aux primaires de la gauche en 2011, il s'était ramassé et les 95 autres % du PS se foutaient de sa tronche. Maintenant c'est lui qui gouverne.
Il nous impose l'état d'urgence, les perquisitions à toute heure, l'interdiction de manifester, plus le contrôle de toutes nos communications, et tout ça sans qu'un juge ne donne son avis. Maintenant il veut ramener le code du travail bien loin en arrière (au moins 1 siècle pour les 48 heures hebdomadaires).
On le laisse faire ou on descend dans la rue?

Published by Dany - dans travail
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17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 16:30

Le 1er mars, je démarrerai un nouveau job. Je serai chargé de missions auprès de la direction de l’EME (école des métiers de l’environnement), à Bruz sur le campus de Ker Lann. Je m’occuperai de différents projets structurants pour l’école.

Je redeviens salarié, en CDI, mais cette fois dans un domaine qui me plait, avec des valeurs parfaitement conformes aux miennes, et des collègues qui pensent comme moi sur plein de sujets !

Le boulot n’est pas du tout ce que j’imaginais, ni au moment de ma reconversion, ni pendant mes réflexions et mes recherches de ces dernières semaines. Ce n’est pas de l’enseignement. Je vais piloter des projets variés pour l’école. Je n’imaginais pas faire cela, mais en y réfléchissant bien, je fais cela depuis toujours ! C’était des projets informatiques pendant longtemps, puis une création d’entreprise avec tous les « sous-projets » que cela implique, ainsi que le pilotage de chaque affaire décrochée par Coxinergie, dont notamment ma grosse affaire de 2014. Donc finalement, ce n’est pas si nouveau ! Il fallait « juste » une opportunité, et la voilà !

Une nouvelle vie va commencer, elle est enthousiasmante, conforme à mes valeurs et à mes convictions citoyennes, et, last but not least, elle est plutôt rassurante… un salaire chaque mois, ça va faire du bien ! Pour tourner la page de 2015, c'est pas mal comme début 2016!

En route pour une nouvelle vie professionnelle !

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31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 07:35

C’est l’heure des rétrospectives et des bilans. Que s’est-il passé de marquant cette année ? Qu’ai-je fait … ou pas fait ? Quelles leçons en tirer ? Que souhaiter pour 2016 ? Quels objectifs ? Et bien dans mon cas, 2015 a été une année très particulière…

L’horreur, la douleur, les tripes à l’envers…

Je pourrais parler, en long en large et en travers, de l’horreur des 7-8-9 janvier et du 13 novembre, et de la barbarie des fous moyenâgeux, mais tout a été dit dans les médias. Je pourrais parler des suites que je désapprouve, comme la prolongation et les excès de l’état d’urgence et le débat malsain sur la déchéance de nationalité… mais bon… Je pourrais parler de l’injustice pour Temuujin et sa famille, mais j’ai déjà tout dit là : les-tripes-a-l-envers. Je pourrais parler des migrants et des réfugiés qui fuient la guerre et la misère, mais tout ou presque a aussi été dit dans les médias, même si rien n’est réglé, loin s’en faut… Je pourrais parler des derniers renoncements de la gauche, qui ne mérite vraiment plus d’être placé de ce côté de l’hémicycle, mais bon… Je pourrais parler de la COP21, dont on ne devrait pas se réjouir puisque elle emmène la planète vers +3°C au moins, donc vers un emballement climatique dramatique et anxiogène, mais bon… Je pourrais parler de la douleur de la perte de Jean-Luc, happé par cette saloperie de cancer, mais ça c’est intime et personnel. Je pourrais parler des difficultés familiales, diverses et variées, plus douloureuses les unes que les autres, mais ça aussi c’est privé.

Certains de ces évènements ont été de « simples » déceptions empreintes de dégoût, mais d’autres ont été de véritables traumatismes, comme vous vous en doutez…

… et la joie de vivre, libre et en bonne santé

Je préfère vous parler des lendemains. Les lendemains de tous ces jours difficiles de 2015, j’ai toujours eu ce même sentiment étrange, qui a duré plusieurs jours à chaque fois. Le bonheur de serrer mon épouse et mes enfants dans les bras, sentir leur peau, entendre leur voix douce chaque matin, les savoir en bonne santé. Me savoir moi aussi en bonne santé. Apprécier des moments simples, très simples, comme un repas ordinaire pris ensemble, ou un trajet vers l’école, en prenant le temps de se regarder, de s’écouter. Savourer chaque moment ordinaire, que l’on pourrait penser banal et ennuyeux, mais qui est si important et appréciable… Ecouter rire ses enfants, rire avec eux… Les regarder jouer dans notre jardin, calme, verdoyant, paisible. Penser, parler, s’exprimer, écrire, lire, écouter de la musique, voir un film, aller voter, circuler où l’on veut quand on veut. Imaginer, au détour d’un rond-point, que si-je-veux-je-prends-une-autre-sortie. Se dire que j’ai été et suis toujours libre de faire mes propres choix, y compris des fois celui de ne pas choisir (ou presque, parce que la vie n’est pas toujours si simple, mais quand on compare à d’autres…). Se coucher dans un lit, sous un toit, le ventre plein, en sécurité, avec ses proches, et se rappeler que ce n’est pas si évident pour plus de la moitié de l’humanité…

Bref, ce que je veux vous dire, c’est que suite à ces évènements traumatisants et douloureux de 2015, j’ai le sentiment de goûter plus et mieux à la liberté, à la joie de vivre, en bonne santé et avec mes proches.

Le reste…

Alors à côté de cela, mes anxiétés lors d’insomnies répétées comptent peu. Je ne m’étends pas, mais cette année a connu une autre déception, un autre traumatisme relatif : je me suis rendu compte que Coxinergie n’est pas et ne sera pas viable…

… à suivre en 2016

J’ai commencé à chercher un autre travail (j’en ai trouvé un à temps partiel, mais c’est insuffisant). J’espère que 2016 verra la fin de Coxinergie, car cela signifiera que j’aurai trouvé une autre voie et que 2016 sera l’année de ma re-reconversion professionnelle, pour coïncider avec mes 40 ans et peut-être, la fin de ma crise de la trentaine ! Il s’agit de trouver quelque chose en accord avec mes valeurs, bien sûr, car il n’est pas question de reproduire le « viol de valeurs » que j’ai vécu il y a quelques années… Cela me permettra de continuer à savourer une vie simple et sécurisante, sous un toit, en bonne santé, avec mes proches…

 

En conclusion, je ne peux que vous souhaiter à tous, de savourer les plaisirs simples de la vie, et de ne pas forcément chercher à avoir toujours plus de biens matériels…

Bonne année 2016, simple, joyeuse, heureuse.

 

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 06:00

Le vrai résultat, c'est celui-là: http://elections.interieur.gouv.fr/regionales-2015/FE.html

Aucun parti ne dépasse 13,5% des électeurs inscrits. C'est à cause des abstentionnistes que l'on ne parle que du FN. Avec 6 millions de voix, le FN ne progresse qu'à peine en réalité.

Entre FN, PS, LR-UDI et leurs colistiers, le total est de 37,63% des inscrits. Un gros tiers. L'élection se joue avec seulement un gros tiers des électeurs...

Pourquoi l'abstention? Plus confiance? Pas assez de choix? Élection jouée d'avance? Il y avait pourtant bien des listes, avec des programmes variés. Chacun a son libre arbitre, et personne ne devrait être assez bête pour laisser les médias et les sondages décider.

Pourquoi les 50% d'abstentionnistes laissent-ils 38% des gens décider à leur place?

Il suffirait qu'un abstentionniste sur deux se déplace pour renverser la table et éviter que les débiles profonds ne massacrent notre pays.

13,42% (FN) + 50,02% (abstention) = 63,44%. Presque deux tiers de cons. Je peux conclure que mathématiquement, on est dans un pays de cons. De gros cons. De sales cons. De pauv'cons.

Pas fier d'être Français ce matin.

Published by Dany - dans politique
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25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 04:45

Drôle d’époque, qui voit une nouvelle fois le FN en très bonne position électorale.

Drôle d’époque, qui voit « la gauche » et « la droite » avoir peu ou prou la même politique économique et sociale, qui ne résout rien et qui aggrave les inégalités, qui fait le lit d’une extrême droite soit disant antisystème qui pourtant n’a pas de programme économique et social différent…

Drôle d’époque, qui voit si peu de gens avoir confiance en « la gauche de la gauche » pour solutionner l’impasse actuelle. Problème de leader ? Problème de programme ? Ou problème de réflexion trop longue à soutenir pour des esprits habitués à raisonner en 140 caractères avec 3 hashtags maximum ? Ou problème de médias trop inféodés à la ploutocratie en place ? Probablement tout à la fois…

Car en fait, drôle d’époque qui ne s’interroge pas et qui ne débat pas des sources des problèmes… notamment, depuis la crise économique de 2008, tout le monde devrait savoir comment est créée la monnaie et pourquoi on est dans une telle panade. En le sachant, nous aurions tout de suite vu la solution au problème. Mais non, il ne se passe rien, et on continue de presser le citron de milliards de gens pour que quelques milliers continuent de s’enrichir. On fait pourtant ce constat, et ce faisant on comprend pourquoi rien n’a changé, et on continue de regarder ailleurs, on continue de ne pas se poser la question… mais de quoi nous parle-t-il ? « La monnaie c’est compliqué, les gouvernements et les banques centrales s’en occupent. » Eh bien, justement non ! Non ce n’est pas compliqué, et non les gouvernements ne s’en occupent pas. Voilà la problème ! C’est très simple : la monnaie est aujourd’hui créée par les banques, lorsqu’elles émettent des dettes, c’est-à-dire lorsque quelqu’un emprunte. Et la monnaie est détruite lorsque cette dette est remboursée. Les intérêts ne sont pas détruits, ils servent à rémunérer tout le monde… Mais pour trouver la monnaie correspondant à ces intérêts, il faut que d’autres dettes soient émises. Sinon, on ne trouve pas la monnaie pour payer la banque… Et pour rembourser ces autres dettes, il faut encore plus de dettes… Et c’est comme cela que la croissance de la masse monétaire s’établit, et s’auto-entretient. D’ailleurs il n’y a pas le choix : pour rembourser des dettes, il faut de la croissance. Pour avoir de la croissance, il faut des dettes. C’est la boule de neige. Mais quand l’endettement ralentit, c’est la crise. C’est ce qui se passe depuis 2008. Et le discours soi-disant vertueux sur le désendettement nous maintient dans la crise, puisqu’il faudrait de la dette pour avoir de la croissance ! Alors comment sortir de cela ? Soit on repart dans un nouveau système d’endettement, soit on change la façon dont la monnaie est émise… car avant les années 70, la monnaie n’était pas émise par les banques seules… mais nulle part on ne débat de cela… On nous rabâche qu’il faut travailler pour la croissance, tout en nous disant qu’il faut se désendetter, mais c’est juste impossible. On ne va pas à la source du problème… drôle d’époque, qui ne cherche pas à aller aux racines du mal… (Pour la monnaie, cherchez des vidéos pédagogiques de Gérard Foucher, c’est très facile à comprendre).

Drôle d’époque, qui voit la France, patrie des droits de l’Homme, refuser d’aider quelques milliers de réfugiés. Le racisme n’est même plus voilé, il est affirmé ouvertement. Alors bien sûr, on trouve quelques ministres, députés, maires, citoyens, nous dire la main sur le cœur qu’il faut ouvrir nos portes aux malheureux, après avoir vu la photo d’un enfant mort. Mais cela ne trompe personne d’autre que des journalistes. Car on voit bien les expulsions par milliers, pilotés par ces ministres. On voit bien la non production de logements sociaux ou d’urgence, pilotée (non pilotée) par les maires. On voit bien la course derrière les idées du FN, pilotée par toute la classe politique. On voit bien le rejet des voisins « pas comme nous », ici et là… Car en fait, on voit bien le racisme de plus en plus ouvert des Français… les gens ne se cachent plus pour repousser le non chrétien, le non blanc, le non « comme soi ». On dirait que les gens ont oublié leurs leçons d’histoire. La France de 2015 me fait penser à la France des années 1930. Je ne suis pas historien, mais de ce que je me souviens de mes années collège et lycée, il y avait dans ces années-là une haine ouverte des juifs. Aujourd’hui il y a une haine ouverte des musulmans et des immigrés en général. A-t-on oublié quelles ont été les conséquences ? A-t-on oublié qu’on s’est trouvé bien con d’avoir mis tous les juifs dans le même panier ? (D’ailleurs il ne faut pas croire qu’on a soldé le passé… aujourd’hui en Israël et en Palestine, les gens subissent encore les conséquences de cette seconde guerre mondiale. Cela aussi, on l’oublie…). Quand je lis certains articles ou retranscriptions d’interviews, des fois je remplace « musulman » ou « immigré » par « juif »… ça fait froid dans le dos… drôle d’époque…

Drôle d’époque encore, qui justifie ce racisme crasse par un prétendu problème économique : « on n’a pas les moyens d’accueillir toute la misère du monde » oubliant le reste de la phrase de Rocard : « mais la France doit prendre sa part ». Car en fait, même avec les hypothèses hautes d’entrées de réfugiés, cela ne ferait jamais qu’un pour cent habitants. Soit pour ma commune de 2300 habitants, 23 personnes. Soit 4 ou 5 familles. Je vois déjà où pourraient être les 4 ou 5 logements à leur proposer, car il y en a de vacants. Ces 4 ou 5 familles, bien que nécessitant des subsides financiers, feraient tourner les commerces. Les adultes chercheraient à travailler, et « relanceraient » l’économie. J’entends ici certains d’entre vous râler : « mais ils ne vont pas chercher à travailler, puisqu’ils pourront profiter des alloc ». Là vous me faites bien chier avec vos réflexions à la mord-moi-le-nœud. D’abord, des tas de Français ne cherchent pas à travailler, tout simplement parce qu’il n’y a plus assez de travail. (Voir mon chapitre plus haut sur la monnaie et la dette, puisqu’au lieu de tirer à vue sur les victimes, on pourrait chercher d’où vient le chômage...) Pourquoi un réfugié sans travail serait plus problématique qu’un Français sans travail ? Cette réflexion est du racisme. Cela me donne envie de vomir… Et puis on voit bien qu'ils cherchent à travailler, puisqu'ils veulent majoritairement aller en Allemagne et au Royaume Uni, où ils espèrent en trouver... De plus, pourquoi par ailleurs se réjouir de la hausse de la population française, sous forme de naissances et d’allongement de la durée de vie ? Pourquoi cela ne serait pas un problème d’avoir plus de Français (pour l’économie, pour les ressources naturelles) et pourquoi cela serait un problème que la hausse de population soit pour partie due à une immigration ? Je n’en peux plus de ce racisme débile et crasseux… Mais certains vont me dire : « le problème, c’est que certains immigrés ne vivent pas comme nous, on va perdre nos traditions » sous-entendu, nos traditions chrétiennes. Voilà une autre réflexion bien débile ! D’une part, pourquoi 1% de renouvellement de population mettrait en péril la façon de vivre ? D’autre part, qui me parle de pertes de traditions ? Ceux qui ne vont plus à la messe ? Ceux qui pratiquent allègrement l’adultère ? Ceux qui se séparent à la moindre difficulté et qui ont changé X fois de conjoint en quelques années ? Ceux qui sont pour la contraception et la liberté sexuelle (y compris l’homosexualité) ? Allons allons, la société française (et européenne) a énormément changé ces 40 ans dernières années (et c’est tant mieux !) Et elle l’a fait par elle-même, pas par l’influence d’immigrés. Je ne vois vraiment pas ce qui fait peur…

Drôle d’époque… moi ce ne sont pas les réfugiés ou les immigrés qui me font peur, ce sont les Français trop cons…

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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 16:30

Après un mois de juillet de réflexion, j’ai entamé des recherches en août pour trouver un poste de formateur ou d'enseignant, dans les domaines scientifiques et techniques. Maths, physiques, techno au sens large, etc.

Forcément, au mois d’août, c’était « un peu beaucoup trop calme » au niveau des offres d’emploi…

Et cette semaine, c’est le déblocage ! En 3 jours, une annonce, un entretien, un poste ! Me voilà prof de maths pour 3 classes du lycée Molière de Laval. C’est un lycée privé hors contrat, qui scolarise des élèves qui ne trouvent pas leur compte dans le système classique.

J’aurai donc des classes de 1 à 3 élèves ! Incroyable mais vrai ! Les élèves ont des particularités (autisme, précocité, sportifs de haut niveau avec volume de cours restreint, …), donc ce ne sera pas simple. Il y a du travail pour préparer les cours et les adapter à chaque élève, et ce n’est pas pour rien que le lycée est « hors contrat ». Il faut un enseignement adapté et personnalisé.

Je suis très heureux d’avoir ce poste, car cela me permet d’ajouter un volet « social » à mes activités professionnelles, à côté du volet « environnemental » de Coxinergie. Le terme « social » s'entend au sens large, surtout pas dans un sens négatif ni péjoratif, car je ne considère pas les particularités de mes futurs élèves comme des problèmes sociaux. Cela parait évident mais je préfère le (re)dire... Je considère juste que chacun doit être aidé selon ses besoins pour avoir les mêmes chances que les autres. Si certains ont des besoins particuliers, alors mettons des moyens particuliers ! On peut aussi regretter que le système scolaire public soit en panne pour ces particularités... Mais du coup, je suis heureux de pouvoir contribuer modestement à pallier ce manque. Cette nouvelle activité correspond parfaitement à mes valeurs, et pour l’instant je ne suis pas obligé de les mettre de côté pour gagner ma vie !

Le volume horaire est de 8,5h de cours par semaine, calé sur le calendrier scolaire. En ajoutant le temps de préparation, cela fait environ deux jours de travail par semaine. Cela ne fait pas une rémunération suffisante, évidemment, mais c’est une base qui me permet de continuer l’activité de Coxinergie avec moins de stress. Il y en a quand même un peu, puisqu’il faut que la saison hivernale soit « bonne » pour avoir un revenu correct, mais cela devient raisonnablement envisageable.

Et surtout… que ça fait du bien de pouvoir travailler en accord avec ses valeurs et ses convictions !

Si on m'avait dit, il y a plus de 20 ans, quand j'étais au lycée, qu'un jour j'enseignerais les maths en première et terminale... et bien aujourd'hui je peux vous dire que ça fait tout drôle !

Bon, je vous laisse, il faut que je révise les suites et les fonctions ! Souvenirs souvenirs ! ;-)

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 16:45

Comme vous le savez si vous avez suivi la mobilisation piréenne de juin et juillet, Temuujin, un enfant de 8 ans est menacé d’expulsion, avec sa maman Oyuna et son petit frère Tsetsen, tous trois de nationalité Mongole.

Temuujin est un ami de mon fils ainé depuis 2 ans, et puisque « cela m’a remué les tripes », je me suis impliqué dans la mobilisation. Aujourd’hui, je ressens le besoin d’exprimer quelques opinions personnelles (donc, qui n’engagent que moi !) sur le sujet… c’est un peu long, désolé, mais on ne peut pas toujours tout faire tenir en deux phrases !

Rappel des faits

Mais auparavant, si vous n’avez pas tout suivi, un petit rappel des faits depuis le début de la mobilisation :

Le lundi 8 juin, nous avons appris qu’Oyuna était convoquée à la gendarmerie le mercredi 10 pour « mise à exécution de la mesure d’éloignement ». Nous avons alors pris quelques renseignements (4 ans de présence en France, à Rennes, Bourgbarré, Piré sur Seiche ; une demande d’asile rejetée ; un titre de séjour accordé pour maladie, puis non renouvelé ; un travail saisonnier chez un producteur de tomates, qui lui propose un nouveau contrat ; Temuujin scolarisé depuis le début ; Tsetsen né en France inscrit à l’école pour la rentrée), et logiquement nous nous sommes mobilisés ! Pétition papier et internet, rassemblements, presse, accompagnement à la gendarmerie et pique-nique devant la préfecture.

Cela a permis d’obtenir un geste de la préfecture. Le 10 juin l’expulsion n’a pas été mise en œuvre. A la place, une nouvelle assignation à résidence de 45 jours a été signifiée à la famille.

Sentant bien que ce délai n’était pas forcément prévu pour réétudier le dossier, mais probablement pour expulser la famille pendant les congés scolaires, nous avons organisé un concert de soutien le 8 juillet, et avons cherché à obtenir le soutien d’élus locaux. Certains sont intervenus plus ou moins directement, plus ou moins discrètement, mais en tout cas nous savons que nous avons eu des soutiens.

Et puis Oyuna a été convoquée à la gendarmerie le 16 juillet, donc nous nous sommes de nouveau mobilisés devant la préfecture puis devant la gendarmerie, mais cette fois lui a été signifiée son expulsion le mercredi 22 juillet à 2h30 du matin. Nous avons organisé un nouveau pique-nique devant la préfecture le mardi 21, et un rassemblement nocturne à l’heure H …

Mais Oyuna a fait le choix de la clandestinité. Elle n’était pas là quand les gendarmes en gilets pare-balle sont venus la chercher…

La disproportion surréaliste

Avant de revenir sur toute l’histoire, je commence par la fin. Mercredi à 2h15 du matin, nous voyons arriver 4 véhicules de gendarmerie. Stationnement rapide et nerveux, sortie des véhicules en claquant les portes. Et voilà onze (oui, onze) gendarmes, en gilets pare-balles !! Mais bon sang, que se passe-t-il ? Eh bien, juste l’expulsion d’une femme de 30 ans et deux enfants de 8 et 3 ans, avec quelques parents d’élèves venus les soutenir. Des parents violents ? Non, des parents qui n’ont jamais fait autre chose que des pique-nique, des rassemblements -même pas sur les routes-, et un concert. Mais alors quoi ? Un risque terroriste ? Je ne vois pas bien où… Le délire, la surenchère… on montre les muscles, « parce que attention, la force publique c’est nous, c’est pas les citoyens, compris ? ». Et oui, c’est comme ça en juillet 2015. On peut vider des camions et des commerces, bloquer des autoroutes, saccager des grilles de préfecture, ou bien encore organiser des rave-party sauvages, sous les yeux de deux gendarmes en polo à manches courtes qui ne disent rien et ne prennent même pas de photos, mais pour une femme et deux enfants à conduire à l’aéroport, il y a onze gilets pare-balle. Logique… vachement proportionné à la situation et au risque. (Ceci étant dit, je trouve assez logique que des agriculteurs soient en colère, à bosser comme des dingues pour ne pas gagner de quoi survivre. Je disais cela juste pour montrer les traitements différenciés des « forces de l’ordre »).

Mais papa, c’est quoi une frontière ?

Tout cela, d’où ça vient ? Les enfants nous ont mis face à l’origine des problèmes de tous les migrants du monde. « Mais papa, pourquoi ils ne peuvent pas rester ? » « Parce qu’ils ne sont pas Français » « Et alors ? Qu’est-ce que ça peut faire ? Le papa de Untel il n’est pas Français non plus, il devra repartir dans son pays ? » « Euh… non ! Parce qu’avec ce pays-là la France n’a plus de frontière. » « Mais papa, c’est quoi une frontière ? »… rrrrrrrrrrrrraaaaaaaaaaa que c’est difficile d’expliquer des choses aussi incroyablement compliquées ! Ils ont raison nos enfants : pourquoi on s’embête avec des histoires de frontières ? Pourquoi on interdit à certains d’aller où ils veulent et pas à d’autres ? Quand établira-t-on une liberté totale de circulation sur la planète ? Voilà qui serait une belle avancée humaine.

J’entends d’ici certains hurler au risque d’envahissement, ou au risque terroriste, ou je ne sais quelle hypothèse surréaliste… Regardez donc les exemples de zones sans frontières : que se passe-t-il en leur sein ? Aux USA, chaque Etat a ses propres lois, mais la liberté de circulation est totale. Est-ce que les Etats pauvres se dépeuplent au profit des Etats riches ? Non. Certes, il y a plus d’habitants à New-York que dans le Minnesota, mais cela ne met pas en péril la vie des New-Yorkais. Certes, quand il y un incident grave il y a des migrations (cyclone et inondations à La Nouvelle Orléans, crise économique à Détroit, …), mais quoi de plus naturel que d’aider des populations sinistrées à sauver leur peau ? De même en Europe. La circulation est quasi-libre au sein de l’espace « Schengen ». Est-ce que les pays riches sont envahis par les populations des pays moins riches ? Bien sûr que non ! Parce que toutes les études le montrent : les migrations massives ne sont que le fait de la misère et de la guerre. Quand des gens ont faim ou risquent de mourir, ils bougent. Et aucune frontière ne peut l’empêcher ! D’où les migrations massives en provenance de Syrie, Afghanistan, Erythrée, Soudan, etc. ainsi que des migrations moins massives mais néanmoins réelles, de pays pauvres qui ne sont pas en guerre, dont la Mongolie.

Et donc, ces migrations massives des pays en guerre et/ou dans la misère, vous pensez qu’on ne peut pas les gérer ? Vous pensez qu’on « ne peut pas accueillir toute la misère du monde » ? La France toute seule, non, mais il y a une sacrée marge ! Aujourd’hui, quelques dizaines de milliers de migrants. Imaginons quelques centaines de milliers. Ce ne serait pas possible ? Devrait-on partager la nourriture ? Non, nous en gaspillons 30%... et déjà il y a des gens qui ont faim, car on est trop bête pour la répartir… c’est sûr qu’il faudrait travailler sur ce point, cela nous mettrait face à notre idiotie ! Devrait-on partager l’eau potable ? Non, nous en gaspillons plus de 20% dans les fuites de tuyaux, et il en tombe presque 900 litres au m² chaque année en France. A peu près 15 fois plus que ce que nous consommons en la gaspillant. Notre problème, c’est qu’on ne la capte pas, pas qu’on en manque ! Devrait-on partager le travail, déjà si rare ? Eh bien autant qu’aujourd’hui ! La quantité de travail à répartir sur les « actifs », elle est proportionnelle à la consommation. Plus on est, plus il y en a ! Donc qu’on soit plus ou moins ne change pas grand’chose au taux de chômage ! Aurait-on un problème de logement ? On en a déjà un ! Mais ce n’est pas par manque de logements ni de surfaces disponibles ! Aujourd’hui 3,8 millions de logements sont vides. Il suffirait d’en réquisitionner seulement 800 000 pour loger correctement tout le monde (cela ferait d’ailleurs baisser les loyers, ce qui ne plairait pas à tout le monde, mais ceci est encore un autre débat…). On pourrait aisément ajouter 100 ou 200 000 logements à la réquisition pour loger de nouveaux habitants, sans forcer et sans consommer de terres agricoles. En bref, on pourrait bien accueillir beaucoup plus de gens qu’aujourd’hui, sans avoir à se serrer la ceinture.

Ce n’est pas comme au Liban, un pays de 4 millions d’habitants, qui accueille sans broncher 1 million de « frères » syriens, en partageant l’eau et la nourriture devenus rares, parce que tout simplement… ce sont des frères ! La fraternité, c’est ça… C’est sans commune mesure avec ce qu’on demanderait à nos bons Français égoïstes…

Mais revenons-en à la migration de quelques familles Mongoles, dont celle de Temuujin…

La Mongolie, c’est autre chose que des steppes et des yourtes

Car ce pays, la Mongolie, n’est pas qu’une carte postale avec des steppes, des yaks, et un peuple nomade vivant en yourtes. C’est surtout des bidonvilles, des mines (la principale ressource du pays) déversant comme toutes les mines du monde un flot de boues toxiques (avec arsenic, métaux lourds, etc.) dans les nappes phréatiques et les rivières, causant des troubles majeurs de santé. Voir le reportage du Monde ici : http://www.lemonde.fr/a-la-une/visuel/2014/09/06/mongolie-l-eldorado-n-existe-pas_4464498_3208.html

Et la tradition d’accueil de la France ?

Face à cette situation difficile, les Mongols obtenaient relativement facilement l’asile en France il y a quelques années. Mais voilà, depuis la présidence Sarkozy les conditions se sont durcies… et le ministère de l’intérieur de Valls a encore durci les choses (la gauche est maintenant plus à droite que la droite sur ce sujet !!). Bref, désormais, terminé l’asile pour les Mongols !

Reste la santé…

Voilà pourquoi en 2011 c’est uniquement pour une raison de santé qu’Oyuna a pu rester un peu. Elle a donc commencé à s’insérer. L’enfant à l’école, un travail pour vivre, et des cours de Français. Puis un deuxième enfant né en France. Je précise pour couper l’herbe sous le pied de certains : donc des cotisations sociales payées, et des impôts puisqu’il y a au minimum la TVA à chaque fois que quelques courses sont faites…

Mais alors, pourquoi ?

C’est là que nous entrons dans le domaine que je maitrise le moins (même pas du tout !). Je sais juste que le médecin de l’Agence Régionale de Santé a estimé que désormais elle pouvait être soignée en Mongolie. Et peu importe quel est l’accès réel, effectif, aux soins en Mongolie (pas de sécu…). Donc, plus de raison de santé pour rester en France. Donc fin du titre de séjour. Donc Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF en jargon du droit des étrangers). Donc au final, expulsion. Il y a eu des appels, des recours, des passages au tribunal, et nous en arrivons au 8 juin, date où l’on découvre tout cela. Et beaucoup m’ont dit : « mais Tsetsen il est né en France, donc il est Français ! ». Et bien non, plus depuis Sarkozy ! Il faut qu’il atteigne 13 ou 18 ans et qu’il prouve sa présence continue en France ! Le droit du sol est déjà quasiment mort. Il n’y a donc plus besoin de le supprimer, comme ce démago le propose depuis qu’il est « revenu »… bref.

Les tripes à l’envers

Depuis le 8 juin, j’ai les tripes retournées. J’ai toujours trouvé dégueulasse de renvoyer des étrangers dans un pays où les conditions de vie sont difficiles. J’ai toujours trouvé idiot d’avoir des frontières, donc des règles incroyablement compliquées pour savoir qui pouvait ou ne pouvait pas les franchir. J’ai toujours trouvé dévastateur de renvoyer des enfants et des familles en train de s’intégrer. Mais là, aujourd’hui, ce n’est plus à la radio ou dans mon journal (je ne regarde plus la télé depuis longtemps !), c’est un ami de mon fils. Je lui dis bonjour presque tous les jours, j’entends parler des jeux dans la cour, des lectures en classe, des blagues faites aux filles, etc. etc. Mais bon sang, on ne peut pas laisser passer cela ! Les tripes à l’envers… Et les tripes à l’envers, cela me donne une énergie étrange, qui me pousse à la lutte sans pouvoir m’en empêcher. L’injustice provoque chez moi la révolte, un devoir d’indignation comme dirait Stéphane Hessel. Notre devoir d’humain, c’est de nous élever contre ce qui est injuste. Nous en sommes là…

Personnellement, je trouve cette situation injuste parce que pour moi on ne devrait interdire à personne d’habiter où il veut. Pour d’autres, cette situation est injuste parce que cette famille fait des efforts d’intégration et travaille. Quelle que soit la façon de voir (universaliste, ou par une distinction entre « bons » et « mauvais » immigrés), c’est impossible d’accepter cette expulsion. PS : je pourrais demander à mon pote Fab de vous refaire le sketch des Inconnus sur les bons et les mauvais chasseurs J. J’y pense souvent quand on me parle de bons et de mauvais immigrés ! Bref…

La mobilisation… plus forte qu’espéré !

Alors, chacun avec ses raisons, s’est mobilisé. Cela a donné de beaux rassemblements, de solidarité, d’ouverture à l’autre, de respect des différences, et de tolérance. J’ai été et je suis toujours admiratif de l’élan qui s’est créé autour de cette famille. Je n’imaginais pas que tant de gens à Piré et aux alentours seraient touchés et se sentiraient concernés. Tout d’abord, c’est l’occasion pour moi de remercier tous ceux qui ont fait un geste, petit ou grand, unique ou répété, pour soutenir Oyuna et les enfants. Ensuite, je dois dire qu’au vu des résultats électoraux que j’analyse depuis 10 ans de vie à Piré, je m’étais fait à l’idée d’une terre « de droite », donc alignée sur les thèses « de droite » en matière d’immigration. Alors aux premières heures de la mobilisation, je me disais que ce serait difficile de trouver suffisamment de soutiens. Eh bien heureusement, cela n’est pas si simple qu’une analyse « droite-gauche »!… A l’occasion de ces diverses mobilisations, j’ai rencontré des gens « de droite » sur certains sujets mais très « à gauche » sur d’autres. De quoi nuancer bien des votes… Et puis j’ai vu aussi que même les gens qui assument la notion de frontière et de strict contrôle à l’entrée, considèrent qu’une fois qu’il y a un début d’intégration, il faut arrêter d’embêter les immigrés… On peut ajouter que la « gauche » au pouvoir actuellement est quand même très « à droite » sur de nombreux sujets, en matière d’immigration comme sur tant d’autres. « Avant », la gauche assouplissait les règles, quand la droite les durcissait. Aujourd’hui, la gauche durcit les règles déjà strictes de la droite…

En voilà assez pour briser toutes les frontières idéologiques ! Tiens, une histoire de frontières, encore… brisons-les donc une bonne fois pour toutes, ces frontières !

La loi c’est la loi

On en est arrivé à se révolter contre une situation d’injustice, alors que la loi est respectée. Voilà une sacrée leçon pour nos enfants. On leur apprend à respecter les règles, donc la loi. On leur apprend que ces règles, la loi, sont définies démocratiquement en France (enfin… mais cela est une autre histoire), et que donc il faut respecter ces règles. Et là, on a une situation légale mais complètement injuste. Personnellement j’avais prévu d’expliquer à mes enfants aux alentours de l’adolescence, que parfois il y a des situations « légales mais pas morales » (les copains de Thomson se souviendront…), et qu’on peut alors s’insurger, pour faire changer la règle, et parfois même pour ne pas la respecter… Eh bien voilà, la leçon est désormais faite, à 6 et 8 ans, ils ont compris en un seul jour. Le cadet a même dit à la maitresse, qui décrivait l’expulsion comme un fait inéluctable, que « nous on n’est pas d’accord ». Le 9 juin, alors que je disais à un parent que ça pourrait faire un sujet de philo pour le bac « ce qui est légal est-il légitime ? », une enfant de 10 ans a répondu du tac-au-tac : « bin non, la preuve ! ». Nos enfants ont grandi, ont mûri d’un coup. La loi c’est la loi, mais ce n’est pas une boussole. En particulier quand la loi de la République Française ne respecte aucun des 3 piliers de la devise : ni liberté, ni égalité, ni fraternité, dans ce cas précis.

La loi, on l’applique comme ça arrange

Entre le 8 juin et aujourd’hui, on en apprend des choses… je suis encore très loin de m’y connaitre en matière de « droit des étrangers », mais j’ai déjà découvert que chaque préfecture a une marge de manœuvre pour faire du cas par cas. Officiellement c’est pour prendre en compte des situations personnelles, humaines, voire humanitaires. Mais en pratique, cela semble être pour réguler… réguler des quantités de population par nationalité, éviter des regroupements lorsqu’il y a eu des affaires de délinquance impliquant telle ou telle communauté, faire de la place pour certaines nationalités quand le Président s’est engagé sur la scène internationale mais qu’il ne faut pas que le chiffre total d’immigrés augmente, etc. Je répète que ce que j’écris ici n’engage que moi, et que ce ne sont que des impressions, des suppositions même. Mais bon, de drôles d’impressions tout de même… Comment expliquer que toutes les préfectures n’ont pas les mêmes façons d’appliquer les mêmes règles ? Comment expliquer que les critères soient si différemment appréciés ? Comment expliquer que les chiffres soient maintenus si bas alors que le nombre de situations catastrophiques augmente (Syrie, Afghanistan, Erythrée, Soudan, etc) ?

Des non-dits insupportables

Donc, je sens qu’Oyuna, Temuujin, et Tsetsen sont victimes de phénomènes qui les dépassent. Ce sont toutes ces questions de « régulation » évoquées précédemment, mais aussi probablement des questions liées à leur entourage proche. Je peux le dire ici, puisque Ouest-France a rendu publique l’information. Le papa des enfants, Mongol lui aussi, est en prison. J’entends vos « pourquoi ? ». Mais je ne sais pas ce qu’il a fait, et cela ne m’intéresse pas, même s’il y a des rumeurs à Piré. Du reste si je le savais je ne le dirai pas. Ce que je sais, c’est qu’Oyuna et les enfants n’ont rien à voir avec cela. De plus Oyuna et lui ne sont pas mariés, et ils ne sont plus « ensemble ». Donc ce sont des situations disjointes. Mais je ne peux m’empêcher de penser que la préfecture expulse probablement la famille pour éviter que le papa ne reste là une fois qu’il sera sorti de prison. Voilà encore une très mauvaise raison d’expulser ! Encore une injustice contre laquelle nous devrions nous insurger, si elle était avérée ! Si un papa fait des bêtises, qu’il aille en prison ok, mais pourquoi punir les enfants ? Pourquoi leur retirer toute chance d’aller à l’école, de vivre décemment ? Si un papa français fait des bêtises, est-ce qu’on éloigne la maman et les enfants de leur ville ? Evidemment non, on ne condamne pas des gens qui n’ont rien à voir ! Et je pousse plus loin : quand le délinquant « étranger » a purgé sa peine, pourquoi ne peut-il pas vivre où bon lui semble ? S’il fait d’autres bêtises, traduisons-le à nouveau devant un tribunal ! Ne punissons pas les enfants qui n’ont rien demandé !

J’entends aussi qu’en Ille-et-Vilaine, les critères se sont durcis pour les Mongols. Je ne peux m’empêcher de penser au démantèlement récent de réseaux délinquants impliquant des Mongols… Je ne peux m’empêcher de faire un lien, mais j’espère que je me trompe. On ne peut pas imaginer qu’on évite l’arrivée de Mongols parce qu’il y a eu d’autres Mongols délinquants. Non cela doit être impossible. C’est comme si je disais : « il y a des Mongols délinquants, donc tous les Mongols sont suspects ». Incroyable ! Dans cette phrase si je remplace Mongol par une ethnie ou une religion cela rappelle des heures sombres de notre histoire, et je crois même que cela est répréhensible par la loi. Donc cela ne peut pas être ainsi dans une préfecture, n’est-ce pas ?

Une sensation de déjà-vu…

Pour revenir à mes tripes, je dois dire que je retrouve des impressions déjà rencontrées. C’était un tout autre contexte, dont on pourrait dire a priori qu’il n’a rien à voir. Mais les tripes, elles, trouvent que c’est pareil ! C’était il y a 5 ans exactement, en 2010, lors de la lutte contre la « restructuration » et le PSE à Thomson. Le même sentiment d’injustice, la même colère qui pousse à lutter « à fond », les mêmes réflexes dans la rédaction de communiqués, dans l’organisation d’actions (sauf qu’on ne peut pas faire grève !), dans les contacts avec la presse, dans les prises de parole en public, etc. La même difficulté à conserver uni un mouvement dont les membres ont des motivations et des souhaits divers… Mais aussi et surtout, la même surdité chez l’autorité décisionnaire, le même décalage insupportable entre ceux qui ont le pouvoir, qui pensent qu’ils ont forcément raison, qui n’imaginent pas un instant pouvoir se tromper, et ceux de la vie réelle, au plus près de la situation concrète, qui croient en leurs convictions, en la force de la démocratie et de la citoyenneté revendiquée.

La révolte, toujours et encore

J’oserais dire, en l’assumant totalement, que même s’il n’y a pas ici de « propriété du capital », on retrouve le même décalage « de classe » entre les possédants (du pouvoir) et le peuple. En me lisant vous pourriez me taxer de communisme primaire… eh bien vous n’auriez pas totalement tort ! Les analyses de Marx et Engels sur le fonctionnement « bourgeois » sont toujours terriblement actuelles. Relisez-les ! Sauf que je ne revendique pas ici la dictature du prolétariat, mais rien de moins qu’un truc de fou : la démocratie ! La démocratie n’existe pas en entreprise, seul le propriétaire décide. Cela s’appelle le capitalisme, et nous vivons dans ce système (on pourrait imaginer un autre système, mais c’est un autre débat). En principe, d’après ce qu’on nous apprend et ce qu’on nous rabâche dans les médias, nous devrions être en démocratie en dehors de l’entreprise. Eh bien moi j’ai ce sentiment étrange que dans le cas présent, le représentant local de la République –le préfet-, ne respecte pas la volonté des habitants de ma commune. Vous pourriez me répondre que la démocratie de la Nation toute entière s’impose à ma petite commune. C’est la fameuse « autorité de l’Etat », formule à l’emporte-pièce qu’on sort quand on n’a plus d’argument ! Mais je vous rétorque sans ciller : avons-nous voté pour cette politique-là en 2012 ? L’autorité de l’Etat ne serait-elle pas plus naturelle, plus saine, mieux acceptée, si elle tenait compte réellement de la volonté du peuple ? Est-ce de l’autorité ou de l’autoritarisme ? Je pourrai parler de politique économique, de politique sociale, des grands projets inutiles comme l’aéroport NDDL, etc etc. C’est partout et toujours la même façon de gérer, éloignée de la volonté du peuple. Mais ne mélangeons pas tout, et revenons à ce qui nous préoccupe ici.

A tout point de vue donc, dans les grands principes comme dans les détails concrets, je retrouve les mêmes sensations qu’en 2010. Les tripes ont de la mémoire… et elles se révoltent encore !

Et donc, maintenant ?

Bon, maintenant que j’ai dit tout cela, je n’ai aucune idée de ce qui peut se passer ou ne pas se passer pour Oyuna et les enfants. Je pourrai tenter de lister les possibilités juridico-administratives, ou même les alternatives illégales comme ce qu’elle vit actuellement. A coup sûr je me tromperai, car je ne connais pas assez le « droit des étrangers ». De plus, permettez-moi de ne pas m’immiscer là-dedans ni dans les choix d’Oyuna…

Respectons ses choix

Depuis la dernière convocation à la gendarmerie, j’entends certaines personnes comparer les situations, échafauder des plans et des stratégies, faire des suppositions sur les « pensées » des fonctionnaires préfectoraux, tout cela pour tenter de voir ce qui serait mieux pour la famille. Je me permets de leur dire amicalement que cela ne sert à rien… D’abord, parce qu’une avocate et (au moins) une association suit la famille. Sur le plan juridico-administratif laissons faire les professionnels et les spécialistes. Nous ne serons pas meilleurs qu’eux. A eux le juridique et l’administratif, à nous le soutien et la mobilisation. Ensuite, parce que nous ne sommes pas à la place d’Oyuna. Nous ne savons pas ce qu’est la vie en Mongolie, ni quelle est son histoire personnelle, ni qui sont ses amis, ni où ils sont, etc. Nous ne ferons jamais de meilleur choix qu’elle. Enfin, il faut aussi être compréhensif quand elle semble longue à faire un choix. Ce doit être incroyablement difficile de faire des choix sous la menace d’une expulsion, ou comme aujourd’hui dans une situation clandestine. Elle vit avec un pistolet sur la tempe, sous la peur des gendarmes, qui utilisent des moyens surréalistes. Elle est acculée à choisir entre des solutions toutes mauvaises (la misère ou la clandestinité). Forcément, c’est difficile. Elle a du mérite de ne pas craquer, de continuer à assumer… on aurait tous du mal dans cette situation, c’est évident…

Toujours là

Donc, personnellement, je veux dire à Oyuna, comme à vous tous, et aussi à la préfecture et aux forces de « l’ordre », que je suis et serai toujours là pour aider la famille. Cet été s’il le faut, à la rentrée, après la rentrée, dans un an, ou n’importe quand. Je serai là parce que…

Parce que je conteste toujours cette volonté d’expulser des étrangers, cette politique du chiffre, cette chasse démagogique aux migrants et aux étrangers, cette course idéologique derrière l’extrême droite alors même que cela ne fait pas revenir ses électeurs, et plus généralement tout ce fatras inextricable de règles basées sur la notion de frontière ;

Parce que, quoi qu’on pense de cette politique en matière d’immigration, la famille dont on parle s’intègre parmi nous à Piré, et personne ne s’en plaint ;

Parce qu’on ne peut pas à la fois dire à des gens « intégrez-vous », et leur dire au bout de 4 ans qu’ils le font,  « partez ! » ;

Parce que Temuujin et Tsetsen ont droit à la scolarisation et à un avenir décent comme mes propres enfants ;

Parce qu’Oyuna a des (oui, des !) propositions de travail (au passage, du travail que les « bons français » ne veulent pas faire… mais c’est encore un autre sujet…), parce qu’elle a cotisé, parce qu’elle le pourrait à nouveau, parce qu’elle paye chaque jour des impôts comme nous tous ;

Parce qu’Oyuna prend des cours de Français, a surtout un problème de timidité pour progresser à l’oral, et que la timidité ne peut être un motif d’expulsion, et parce qu’on n’apprend pas tous à la même vitesse ;

Parce qu’il serait indécent et scandaleux de lier sa situation à celle de compatriotes délinquants et même à celle de son ex-conjoint.

Parce que certains ne devraient pas oublier comment leurs parents ou eux-mêmes sont entrés en France, ni dans quelle langue sonne leur nom. C’est tout de même un comble que ce soient des enfants d’immigrés (suivez mon regard), et même des immigrés (suivez mon deuxième regard) qui définissent et appliquent une politique aussi dure en matière d’immigration…

Parce que les grands Hommes « issus de l’immigration » sont nombreux, et que Temuujin et Tsetsen sont peut-être de prochains grands scientifiques, artistes, préfets ou ministres, ou tout simplement d’honnêtes hommes, aussi méritants que chacun d’entre nous…

Parce que quelle que soit la situation d’Oyuna vis-à-vis du droit, quels que soit ses choix de vie, je resterai solidaire, fraternel au sens de la Fraternité de notre devise Républicaine.

Parce que j’ai les tripes à l’envers…

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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 16:13

Voici le communiqué officiel des parents d'élèves de l'école St Exupéry de Piré sur Seiche, concernant la situation de Temuujin et de la famille. Je publierai prochainement un texte personnel sur ce blog, car j'ai trop de choses sur le coeur et au fond des tripes... il faut que ça sorte!

 

Piré sur Seiche le 22 juillet 2015.


Ce mercredi 22 juillet, à 2h30 du matin, une quinzaine de parents et amis étaient rassemblés devant le domicile d’Oyuna, Temuujin et Tsetsen.
Malgré la mobilisation jusqu’au dernier jour, malgré l’entrevue informelle avec le directeur des libertés publiques de la préfecture mardi 21 juillet, la volonté d’expulser la famille est restée entière. Quatre véhicules et onze gendarmes, munis de gilets pare-balles, étaient mobilisés pour l’exécution de l’expulsion. La disproportion des moyens semble surréaliste…
Mais les gendarmes n’ont trouvé personne : la famille n’était pas là. Oyuna, acculée à choisir entre la peste et le choléra, a manifestement fait le choix de la clandestinité.
Nous espérons qu’elle et les enfants vont bien et ont trouvé un endroit accueillant… nous espérons avoir des nouvelles rapidement sur leurs nouvelles conditions de vie…
Pour le moment, nous n’avons aucune idée de ce qui peut se passer, ni d’éventuelles mobilisations à venir. Nous vous tiendrons informés le cas échéant.


Signez et faites signer la pétition en ligne : http://www.educationsansfrontieres.org/P2933
Rejoignez la page facebook : https://www.facebook.com/nonalexpulsiondetemuujin
Suivez le blog de l’APE : http://ape-piresurseiche.blogy.fr

 

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