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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 06:29

Vous connaissez tous le résultat de dimanche dernier. Mais comme après chaque élection, j’ai ma propre analyse qui n’est pas forcément celle que j’entends à la radio ou que je lis dans la presse locale.

Tout d’abord, je relève que Marine Le Pen récolte presque 7,7 millions d’électeurs. C’est une hausse énorme ! Elle a beaucoup plus d’électeurs que dans tous les précédents scrutins. On avait présenté le score du FN aux régionales comme une hausse forte à 27%, mais en voix il n’y avait « que » 6,8 millions, ce qui n’était pas une hausse forte. Le résultat de dimanche est beaucoup plus inquiétant. Car si on peut parfaitement comprendre le rejet du PS et de LR, pourquoi se tourner vers des « solutions » aussi haineuses, brutales, liberticides ? Et pourquoi les gens ne voient-ils pas que les mesures économiques et sociales de cette candidate sont à ce point violentes envers les catégories populaires ? Pourquoi les électeurs du FN ne se sont-ils pas tournés vers la gauche de la gauche ? Pour moi, c’est cela qu’il faut analyser.

La gauche de la gauche, donc, a réalisé aussi une forte hausse, en la personne de Mélenchon. Plus de 7 millions d’électeurs, c’est énorme ! Je trouve que cela n’est pas assez souligné. Personnellement, depuis 1994 que je vote, je n’ai jamais vu cela. Malheureusement cela n’a pas permis d’accéder au second tour. Je pourrais moi aussi me lamenter sur le « non rassemblement » de Hamon et de Mélenchon, car en additionnant les scores cela donnerait largement accès au second tour. Mais en fait, il n’est pas du tout certain que les scores s’additionnent ! Il y aurait peut-être même eu un rejet de cette alliance entre le PS et ceux qui ont rejeté le PS depuis 10 ans. Cela aurait créé une sorte de synergie négative ! De toute façon, c’est trop tard pour se lamenter…

L’autre fait marquant, c’est l’ampleur du rejet des politiques PS et LR. Macron (qui propose la même politique que Hollande-Valls) et Fillon, totalisent à eux deux 39,17%. Le reste, soit plus de 60%, rejettent nettement les politiques menées depuis plusieurs dizaines d’années.

Mais… mais voilà, notre système électoral est tel, que c’est Macron qui va gagner. Et donc on reprend pour 5 ans de cette politique libérale de droite, qui nous fait mal depuis toutes ces années. C’est cela qui est dingue, avec notre élection présidentielle et ce mode de scrutin. Le rejet est net, mais la même politique sera reconduite ! Avec en plus une décomplexion qui ressemble à celle de Sarkozy concernant la casse de la sécurité sociale, la baisse des salaires, le recul des droits sociaux, l’appât du gain et l’enrichissement, etc etc… Si on avait un système parlementaire proportionnel, cela serait impossible de maintenir la même politique. Le résultat de dimanche dernier n'est pas une surprise, mais le résultat final sera totalement illogique...

Et comme en 2002, cela va me faire mal de voter le 6 mai. Mais je voterai Macron quand même, parce que pendant les 5 prochaines années, je préfère aller manifester contre sa politique plutôt que d’être interdit de manif par une politique liberticide et haineuse. On voit les dégâts faits par les maires FN dans plusieurs dizaines de villes. Les premières victimes sont les associations et la culture, qui perdent toute subvention et tout moyen matériel dès qu’elles ne font pas allégeance au maire, et/ou qu’elles ont des opinions différentes. La presse locale est remplie de ce genre de cas, qui montrent les méthodes horribles du FN et ce qu’il en sera s’ils ont le pouvoir au niveau national.

Le fascisme ne passera pas.

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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 07:39

Dimanche, c’est à notre tour de nous exprimer dans les urnes. Après le referendum des britanniques sur la sortie de l’Union Européenne, le vote présidentiel surréaliste des américains, le référendum emmenant la Turquie vers l’autocratie, saurons-nous éviter de nous retrouver le 8 mai avec une gueule de bois de 5 ans ?

Cela dépend du point de vue de chacun… Si l’on est xénophobe, raciste, homophobe, ou juste pas trop bien éclairé là-haut, pas de gueule de bois si c’est Le Pen présidente. Si l’on est catho tradi mais pas trop, tendance « la morale c’est pour les autres », pas de gueule de bois si c’est Fillon. Si l’on est bourré de pognon ou si l’on aime trimer et se faire piquer son pognon pour le donner à ceux qui en ont déjà plein, et qu'on se satisfait d'entendre "d’façon je ne me rends pas compte du décalage de 2 ou 3 zéros avec le peuple", pas de gueule de bois si c’est Macron ou Fillon. Si c’est l’un de ces 3 là, ce sera la gueule de bois pour moi… encore 5 ans à voir une droite décomplexée, avec recul des droits, aggravation de la pauvreté, augmentation des inégalités. Evidemment c’est pire si c’est Le Pen, un peu moins pire si c’est Fillon, un peu moins pire encore si c’est Macron. Mais bon…

Je suis allé aux primaires de « la belle alliance populaire », qui n’était ni belle, ni populaire, ni une alliance, mais passons. J’ai voté Hamon, d’une part parce que j’aimerais retrouver une gauche de gauche, combative, redistributrice, qui ne renonce pas comme l’on fait Hollande et Valls (surtout Hollande, puisque Valls, il a toujours fait comme il avait annoncé lors des primaires de 2011 : un programme de droite !). J’ai surtout aimé le revenu universel. Mais dans la semaine suivant son intronisation, qu’a annoncé Hamon ? Que le revenu universel d’existence serait 1/conditionné aux revenus et 2/ pas pour tout le monde. Ni d’existence, ni universel, ce revenu ! Super…  En fait c’est juste une extension des minimas sociaux, comme Mélenchon. Ce qui est déjà bien, mais ce n’est pas à la hauteur des ambitions. Pas encore élu, que déjà il renonce et édulcore son programme. Du grand PS dans toute sa splendeur. Dès lors, je ne peux plus voter Hamon. Le reste de son programme va sans doute y passer s’il est élu, sans compter qu’il n’y a plus grand monde au PS pour le soutenir, puisque grâce au Hollandisme (en tant que premier secrétaire pendant 10 ans, puis en tant que président), ce parti est devenu de droite.

Donc me voici avec le seul vote possible pour dimanche : Mélenchon. Un programme de gauche, c’est-à-dire social, redistributif, de progrès humain et pas forcément de progrès économique. Un programme écologique, avec un réel principe de précaution et une règle verte. Un programme de politique internationale solidaire et respectueux. Au fait, au lieu de hurler à l’alliance avec les chavezistes, les castristes, les poutinistes, les assadistes, lisez son programme, écoutez ses réflexions, et vous verrez qu’il n’est ni chavesiste, ni castriste, ni poutiniste, ni assadiste, mais juste beaucoup plus indépendant vis-à-vis des américains et plus équilibré que ce qu’on entend dans les médias habituellement.

Je ne sais pas si les tendances sondagières peuvent être prises au sérieux, tant je serais surpris de voir Mélenchon au second tour, dans notre France si profondément de droite. Mais les électeurs de la droite traditionnelle sont déboussolés par l’amoralité de Fillon. Les électeurs de la pseudo-gauche social-démocrate, économiquement de droite, sont déboussolés par l’absence de candidat clairement positionné comme tel, et par la trahison de Macron envers Hollande, même si Macron est bien ce candidat d’après son programme. C’est en partie lié aux primaires qui ont explosé les partis et les modérations habituelles, mais pas seulement. Du coup le vote est très incertain cette fois-ci. De plus, une partie des votes protestataires semble aller vers Mélenchon, car les sondages le montrent comme qualifiable et aussi car son programme est mieux expliqué qu’il y a 5 ans, ce qui permet aux gens de se rendre compte des possibilités de vie meilleure. Alors on peut entrevoir que Mélenchon serait au second tour, ce qui donne un espoir au peuple de gauche. La peur des puissances d’argent s’exprime d’ailleurs avec férocité dans certains médias à leur botte, ce qui renforce mon sentiment que cette fois, ce serait possible… Donc sans hésiter, dimanche, je vote Mélenchon.

Mais se rend-on compte que quel que soit le résultat dimanche soir, le président élu ne représentera que 20 à 25% des voix, sans tenir compte de l’abstention ? Soit au mieux 15 à 20% des voix réelles… Un véritable hold-up électoral légal. Comment peut-on se satisfaire de cela ???

Il faudrait un système proportionnel, pour avoir une assemblée représentative des tendances réelles. Puis une obligation pour les partis de s’allier sur un programme, ce qui assurerait un équilibrage entre les tendances majoritaires. Avec un contrôle citoyen. Bref, il faudrait une 6ème République !

En attendant, croisons les doigts pour dimanche…

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 21:07

Je viens de terminer "On chantait rouge" de Charles Tillon.

J'ai adoré ce livre. Il a bien rempli mes insomnies...

Il s'agit d'une autobiographie de Charles Tillon (je ne vous la fais pas, elle est là notamment: https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Tillon). Au delà du récit de sa vie, de ses luttes, j'ai vraiment apprécié son Humilité devant l'Histoire, avec un grand H à chaque mot, alors qu'il a été un acteur essentiel de nombreux évènements du 20ème siècle pour la France. Luttes des sardinières du Finistère sud, organisations de nombreuses autres victoires syndicales dans l'entre deux guerres avec la CGTU, député communiste et maire d'Aubervilliers, soutien aux républicains espagnols, résistance avec l'organisation des FTP et du CMN, co-direction du PC clandestin pendant l'occupation, participation au gouvernement provisoire puis aux premiers gouvernements de la 4ème République, avec la réorganisation des productions d'armement et de transport.

Cette humilité, qui transpire dans chaque page, est assez bluffante. Il décrit ses actes comme s'il était parfaitement normal d'avoir un tel engagement. Comme si rien de ce qu'il avait fait n'était héroïque. Par exemple, quand il décrit sa tentative d'intervention dans la nasse d'Alicante cernée par les franquistes, pour essayer de sauver d'une mort certaine 20000 républicains espagnols, c'est incroyable de simplicité et d'évidence: il lui fallait agir ainsi, naturellement, pour eux, pour nous, pour lui. Pour sa dignité d'homme. C'était son devoir de député français.

Ou alors quand il décrit son action d'organisation des FTP. C'est comme s'il n'y avait pas vraiment eu de danger vital pour lui ou ses proches. Bien sûr, il parle des précautions prises, et des amis qui ont été déportés ou fusillés. Mais on a l'impression qu'il n'y avait rien d'autre à faire que de résister, d'organiser, de lutter.

Et puis, ce qui est impressionnant, c'est aussi son humilité et son honnêteté intellectuelle devant les crimes soviétiques de Staline, et devant les errements des dirigeants communistes français. Il décrit très bien ses doutes (rappelons qu'avant que Krouchtchev ne balance tout, personne ne savait vraiment. Et même après, les faits étaient niés par beaucoup...), mais aussi le fait qu'il a continué à soutenir une organisation dont des dirigeants étaient défaillants jusqu'à assez tard. Il ne fait pas semblant d'avoir tout vu tout de suite, ni d'avoir été meilleur que d'autres. Il indique très clairement qu'il a lui aussi souvent préféré se taire "dans l'intérêt supérieur de la classe ouvrière", pour "l'avènement du bolchevisme" ou pour "le socialisme réel". Même après son procès interne en 1952, il reste silencieux et ne dénonce pas publiquement ce qu'il sait et ce qu'il a compris. Il reste fidèle au parti communiste, même en restant dans l'ombre. Il faudra attendre les années 70 pour qu'il sorte de son silence et qu'il se libère de ce poids insupportable.

Dans tout son récit, et surtout à partir de 1938, on perçoit parfaitement ses difficultés à être fidèle à ses convictions personnelles et en même temps fidèle à une organisation défaillante. Le communisme et le socialisme sont ses convictions personnelles, mais il voit bien que le parti qui porte ce nom ne colle pas bien à ses convictions. Le voilà donc tiraillé, en permanence, essayant de voir clair et d'agir le plus fidèlement possible à chaque instant. Il suit un cap, un guide imaginaire, qui l'aide à tout instant. Il ne le dit pas, mais on le sent à chaque paragraphe. Ceci a fait écho à mes quelques expériences personnelles, qui n'ont évidemment aucune commune mesure avec les siennes. Régulièrement, je ne sais pas quel chemin prendre. Pour de grandes décisions comme pour des petites. Il "suffit" de suivre le cap, le guide: il s'agit de ses valeurs et de ses convictions. Il faut agir en cohérence, au mieux, pour rester fidèle à soi-même. Le reste ne compte pas.

Charles Tillon est un type comme on n'en fait plus. Il n'a pas cherché les honneurs ni les premières places. Mais il a agit mieux que ceux qui ont eu ces honneurs et ces premières places.

Le prochain bouquin risque de paraitre bien fade...

PS: merci à la communauté Emmaus de Rennes qui a permis à ma petite femme (que je remercie beaucoup aussi!) de me trouver ce trésor.

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 22:26

Hamon est en tête de la primaire de « gauche », et même si ce n’est pas tout à fait une surprise, je considère que c’est un évènement important.

C’est la première fois qu’on peut voter pour le revenu de base. On en dit beaucoup de choses, on peut pervertir l’idée dans les détails de la mise en œuvre, ou en fonction du montant. On peut préférer une franche réduction du temps de travail. On peut discuter sans fin du financement. Au fait, épargnez moi les mêmes trucs qu’au 20è siècle svp : « la sécurité sociale, c’est pas possible, ça va coûter trop cher », « le salaire minimum c’est pas possible, ça va coûter trop cher », « les congés payés c’est pas possible, ça va … », « les deux jours de repos par semaine, c’est pas poss… », bon j’arrête là, vous m’avez compris. Si on ne sort pas du carcan imposé par les libéraux qui veulent nous maintenir au boulot toute notre vie, on ne va pas s’en sortir. Donc, avec Hamon, au moins, on peut faire avancer le débat, et rompre à toute force avec le modèle productiviste croissanciste qui nous mène dans le mur.

C’est aussi une des rares fois où un candidat dit : « je ne sais pas tout, je me ferai aider », et puis aussi : « je n’ai pas tout figé, j’ajusterai en fonction de l’expérimentation du début, et en fonction des débats ». Intéressant quand même, non ? C’est à ça qu’on juge un manager correct dans une entreprise ou dans toute organisation. Pourquoi on attendrait d’un président qu’il ait tout décidé sur tout avant l’élection ?

Et puis, très franchement, mettre une bonne baffe électorale à Valls, qu’est-ce que ça m’a fait plaisir hier ! Alors dimanche prochain, je remets ça !

Lundi prochain, je réfléchirai à l’union compliquée Mélenchon-Hamon-Jadot, mais là pour l’instant je savoure !!

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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 11:15

Comme à chaque fin décembre, je fais mon petit bilan annuel. Cette année, c’est particulièrement… contrasté !

Commençons par ce qui n’était (n’est) pas terrible, comme ça on finira par une touche optimiste… enfin peut-être…

Cette année m’a montré (à nouveau) à quel point nous sommes tous fragiles. Tout peut aller bien ou presque, et d’un coup, un souci de santé peut vous rappeler brutalement que vous n’êtes pas si solide que cela… En ce mois de décembre, la famille a son lot de problèmes de santé, avec des annonces quasi simultanées… Pas d’étalage sur ce blog, évidemment… Si on ajoute que des collègues ont eu également leur lot de problèmes de santé, eux-mêmes ou dans leur famille, cela a bien plombé la fin d’année…

Alors du coup, tout cela m’a fait penser, au moment de Noël, qu’il faut profiter des siens le plus possible, parce que c’est bien cela qui compte. Sauf que… cela m’a bien fait penser aussi à ceux que je ne vois plus et que je n’entends plus au téléphone, sans savoir pourquoi… En fait, jusqu’à cet été, je ne comprenais pas pourquoi et cela me faisait de la peine. Alors cet été je leur ai dit. Et depuis, plus de nouvelles… Enfin, pas plus qu’avant, mais du coup maintenant, je sais qu’ils savent… Enfin bref, je ne sais pas si vous suivez, mais vraiment, cette fin d’année est douloureuse…

Si je remonte un peu à l’automne, je ne peux que repenser à cette période difficile au boulot, où la direction a voulu licencier une collègue en arrêt maladie (on tourne encore autour de la maladie…). La mobilisation d’un collectif de salariés a permis d’éviter ce licenciement, mais au passage les évènements ont fait remonter énormément de choses liées au mode de management, et nous avons passé 1 mois et demi très difficile, sans savoir ce qui allait se passait… Tout cela m’a aussi refait penser à l’année 2010 à Thomson, avec un conflit compliqué, toutes proportions gardées, et les mêmes difficultés d’un collectif de salariés à rester unis dans un climat de stress. (Et j’ai toujours ces pensées douloureuses pour Jean-Luc, parti trop tôt…) Désormais la situation est apaisée, puisque la direction a été écartée, mais tout n’est pas totalement clarifié : il y a encore de l’inquiétude, du flou sur l’avenir. Le premier trimestre 2017 sera déterminant, et probablement éprouvant…

Si je remonte encore, je trouve du positif : un boulot intéressant, avec une évolution rapide qui me plait (et accessoirement qui permet à la famille de boucler le budget mensuel !!). J’ai eu de la chance d’avoir cette opportunité. Il faut que j’arrive à garder le positif de cette année, mais j’ai du mal. Même en pensant à ce boulot intéressant, je ne peux pas m’empêcher de penser à mes horaires à rallonge, aux mails qu’il faut que je traite le soir pour ne pas être débordé, aux difficultés du moment pour réorganiser l’équipe sans direction, aux urgences et aux problèmes du quotidien qui prennent la tête lors de mes innombrables insomnies, aux samedis travaillés… Bref, ce boulot intéressant a des contreparties peu joyeuses… Je retrouve en partie la situation que je voulais fuir en 2010-2011, lors de ma première reconversion. Tout l’enjeu de 2017 sur le plan professionnel sera d’arriver à gérer cette situation pour trouver de la sérénité dans le travail… ce ne sera pas une mince affaire… Est-il possible d’avoir un travail intéressant sans qu’il nous bouffe ? Est-il possible de trouver un compromis entre vie professionnelle et vie privée ? Pas sûr…

Mais sortons de ma petite vie pour regarder ce qui s’est passé dans le monde cette année… ah merde… Trump, et le Brexit. Deux votes incroyables, surréalistes. Le populisme gagne. Les gens deviendraient-ils fous ? Je n’ose pas répondre à cette question. Ils sont désespérés, assurément. La faute aux irresponsables qui gouvernent sans considérer les gens, assurément. La faute aux possédants qui ne veulent pas partager, assurément. La faute aux médias (qui appartiennent aux possédants) qui nous font croire qu’il n’y a pas d’autre solution que de se serrer la ceinture, assurément. Mais alors que faire ? Je ne sais pas, mais je crains pour avril-mai 2017 en France…

Quoi d’autre dans le monde ? Le terrorisme partout, et la Syrie, Alep. Le Yémen. Le Soudan du Sud. L’Erythrée. La barbarie, encore et toujours. Merde. Monde de merde. Dirigeants inconséquents, sans courage.

Bon, il faut que je trouve une note positive pour conclure. La COP22 ? Euh… je n’ai pas compris ce qui en était sorti… de toute façon, entre le projet d’aéroport NDDL et la non fermeture de Fessenheim, je vois bien que la France ne tient pas ses engagements de la COP21, alors bon… et puis Trump, merde. Non, il ne faut pas chercher à l’international une note positive…

Revenons à ma petite vie. Des étudiants qui débattent entre eux du greenwashing, qui pigent d’un coup que le cours du pétrole influence le cours du riz, qui restent tard le soir « parce que le projet, il est super m’sieur ». Mes enfants qui commencent à comprendre le monde, qui me surprennent jour après jour. La dernière : « la médiathèque c’était mieux que la fête foraine » euh… ?!? Ma petite femme qui peut envisager sereinement son activité sans pression économique.

Ouf, j’ai quand même trouvé ce qui permet de regarder devant… 2016 se termine de façon merdique, espérons que 2017 sera meilleure. Mais pour les vœux, je n’ai même pas envie de trouver quoi souhaiter… quand je relis mes précédents vœux, et que je vois ce qui s’est passé l’année suivante… alors pour 2017, je ne souhaite rien. Vraiment rien : ne penser à rien, faire le vide de l’esprit, trouver une paix intérieure. Ça se peut ça ???

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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 22:13

Depuis la fin de ma période d’essai, la directrice et moi discutons de l’évolution de mon poste. Et ce matin, pile 6 mois après mon embauche, la directrice a fait l’annonce « officielle » : à partir de demain je deviens directeur des études de l’EME.

Je ne m’imaginais pas du tout à ce poste il y a 3 mois. Depuis j’ai pris de l’assurance et j’ai surtout expérimenté en situation ce que ça pouvait donner. Et même si j’ai eu un peu de mal à réaliser avant l’été, me voilà désormais à ce poste à responsabilité, avec une vingtaine d’enseignants salariés et le double d’intervenants occasionnels, et sept salariés administratifs à manager.

Les missions principales sont d’assurer la bonne tenue des enseignements, leur cohérence et le respect des programmes ; de faire évoluer ces programmes pour améliorer en permanence les formations ; de coordonner les services pédagogiques administratifs pour assurer le fonctionnement quotidien ; d’assurer que les diplômes soient délivrés à ceux qui ont acquis les compétences, et que les étudiants soient traités équitablement.

C’est un travail passionnant et enthousiasmant. Les tâches sont nombreuses et très variées. L’équipe est très compétente et a à cœur de bien faire. Ce dernier point me rassure beaucoup et m’aide à ne pas stresser !

Me voilà désormais à l’aube d’une nouvelle étape professionnelle, assez incroyable si on retrace le fil des évènements qui ont permis que je sois là (démission du professeur d'énergie de l'EME en 2012; manque de candidats pour la formation ce qui a conduit à ne pas remplacer ce professeur; mon recrutement en tant qu'encadrant occasionnel; réduction du temps de travail de la directrice des études en 2014; difficulté à recruter un directeur des études; démissions de quelques intervenants qui m'ont permis d'augmenter mes temps d'encadrements et cours; rencontre impromptue avec la directrice de l'EME à la CCI de Rennes fin 2014; mon recrutement pour une mission qualité; puis enfin mon recrutement temps plein en mars dernier). Neuf évènements tous indispensables pour que j'en sois là aujourd'hui!

Je mesure la chance que j'ai...

Alors en route pour ces nouvelles aventures !

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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 05:21

Deux votes étranges, coup sur coup.

D’abord, jeudi, le vote britannique, pour sortir ou rester dans l’Union Européenne. Ce vote est étrange, non pas tant sur le fond - car je n’ai pas à avoir d’opinion à la place des britanniques -, mais plutôt dans ses motivations. Si j’ai bien compris, la campagne a tourné autour de deux arguments : 1- l’immigration et 2- l’économie.

Sauf que… 1- le Royaume Uni n’applique pas les règles de libre circulation des personnes de l’espace Schengen. Donc le fait d’être ou pas dans l’Union Européenne ne change absolument rien à l’immigration. L’argument est juste hors sujet… C’est surréaliste que ce thème ait pris autant d’importance dans cette campagne. Il aurait pu être pertinent dans une élection législative interne, mais pas là.

Et 2- Si on fait la balance de ce que paie le Royaume Uni pour l’Union Européenne et de ce qu’il reçoit, et qu’on y ajoute les entreprises et emplois installés dans ce pays pour bénéficier à la fois de la situation fiscale avantageuse et du marché commun européen, cette balance est largement bénéficiaire pour le Royaume Uni. Cet avis est quasi-unanime, et les partisans du Brexit l’ont même avoué (après le vote, il est vrai…)

Et donc… pourquoi un tel vote alors que les arguments sont faux et archi-faux ? J’ai du mal à comprendre… est-ce une hystérie collective, un peu comme une soirée alcoolisée pendant laquelle on dirait des bêtises qu’on regrette le lendemain ? Au vu des réactions de certains électeurs cette semaine, cela ressemble à ça. Il y en a même 4 millions qui réclament un nouveau vote ! On croit rêver ! C’est dingue de voir que des électeurs auraient voté sans être très sérieux, au vu de l’impact du sujet. C’est navrant de voir autant d’irresponsabilité. Et maintenant, on s’aperçoit qu’il n’y a même pas de majorité politique pour gouverner et appliquer cette décision souveraine du peuple… du grand n’importe quoi !

Du coup, j’ai envie de dire, un peu cyniquement… bien fait pour vous les gars ! Si vous votez avec vos pieds sous l’emprise d’un alcool démagogique hors-sujet, et bien prenez le large, réfléchissez quelques années, et puis on verra ensuite ! Kenavo les bouseux !

Ensuite, dimanche, le vote de la Loire Atlantique sur l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Là encore, le peuple a parlé, il n’y a plus qu’à appliquer la décision du peuple ! Cela me fait mal, moi qui suis un opposant à ce projet. Mais voilà, c’est ça la démocratie. En fait je conteste le périmètre de ce vote, taillé pour avoir le « bon » résultat. N’empêche que ce scrutin révèle deux choses significatives.

1- Chacun vote pour soi-même. Globalement, ceux qui subissent les nuisances de l’aéroport actuel votent pour le transfert. Ceux qui subiront les nuisances du futur aéroport votent contre. Ceux qui perdent les emplois et les accès à l’ancien aéroport votent contre. Ceux qui pourraient profiter des emplois ou de l’accès au nouvel aéroport sans subir les nuisances votent pour. Le vote ne semble pas refléter une pensée pour l’intérêt général. C’est triste de voir ça…

2- L’économie prime, et tant pis pour l’environnement. Globalement la majorité raisonne avec des arguments économiques, et s’assoit sur l’environnement. L’environnement au sens planétaire, avec le réchauffement climatique, devrait être une préoccupation majeure. La COP21 semblait avoir aidé à une prise de conscience (peut-être seulement dans les médias !) Ce réchauffement climatique devrait nous inciter à réduire (tout au moins à ne pas développer) le transport aérien consommateur de kérosène. Le vote pour ce nouvel aéroport est clairement un vote pour le développement du transport aérien. On savait que le gouvernement agissait sans aucune cohérence avec ses engagements affichés pour l’environnement. On sait maintenant que le peuple, lui non plus, n’en a rien à battre ! Sans parler du massacre de 1600 hectares d’une zone importante pour la régulation de CO2 et la biodiversité. Dont acte, on s’assoit sur la COP21, on s’assoit sur la réduction des gaz à effet de serre, et on fonce vers le réchauffement climatique.

Non seulement on va dans le mur, mais en plus on accélère ! Et surtout, chacun pour sa gueule !

Je suis pourtant démocrate : la souveraineté populaire doit être respectée. Je suis donc d’accord par principe avec le fait d’être moi-même minoritaire, comme en ce moment pour l’aéroport (avec la réserve du périmètre du vote, puisqu’en l’occurrence je n’ai pas eu le droit de voter…).

Ces deux votes de la semaine dernière sont terriblement révélateurs. Au vu des arguments, pour ces deux scrutins comme pour les précédentes élections françaises et européennes (voir mes articles précédents), je ne comprends pas ce qui se passe. Je peux comprendre un rejet des gouvernants et des élites, puisque la situation de la majorité se dégrade. Mais je ne comprends ni les arguments ni les résultats constatés.

Cette bêtise ambiante me dégoûte… je me sens tellement décalé…

J’ai mal à ma démocratie…

 

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Published by Dany - dans politique
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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 21:16

Nous sommes le 1er juin. J’ai donc terminé la période d’essai, me voilà désormais vraiment en CDI à l’EME !

C’est parti !

C’est vraiment parti pour une nouvelle expérience professionnelle. Pour le moment, je suis très content de ce poste. Je n’imaginais pas que cela me plairait autant, et ça fait du bien d’avoir cette bonne surprise ! Des tâches variées, des collègues sympas et passionnés, des étudiants rajeunissants et enrichissants, des projets super intéressants autour de méthodes pédagogiques innovantes. Et puis un regard sur l’ensemble des enseignements de l’école, avec lesquels je me familiarise progressivement. Tout cela est passionnant, et me permet aisément de passer au-dessus de quelques légers désagréments (les caractères et susceptibilités de certains !!). En fait, je me surprends à gérer tout cela sans stress, sans inquiétude, sans aucune aigreur. Quel changement par rapport à ma vie professionnelle passée ! Un grand tableau au mur pour gérer mes priorités, du recul et du tact à chaque instant pour gérer les susceptibilités et les personnalités de chacun, qui me font plus sourire que râler. Et voilà tout avance plutôt bien ! Je ne pensais pas que je saurais faire ce genre de boulot, avec une douzaine de projets à faire avancer en parallèle… comme quoi, on ne se connait jamais vraiment. Il faut parfois sortir de sa zone de confort pour en trouver une autre.

Et donc, c’est parti…

Et donc, pour Coxinergie, c’est parti ! J’appuie sur le bouton ce soir… C’est la fin d’une aventure très enrichissante aussi (enfin, pour le mental, mais pas pour le porte-monnaie !!! :-)) Je n’ai pas de regret, mais un petit pincement au cœur quand même… j’y croyais… mais voilà, entre le marché compliqué des particuliers, la concurrence vive sur le marché des collectivités, la volonté de l’Ademe et des collectivités de tirer la qualité vers le bas, et mon manque d’ardeur commerciale, en plus de ma trop grande intégrité et de ma fidélité à mes convictions, et bien Coxinergie ne pouvait pas être viable. J’avais bien travaillé l’aspect environnemental (pour les clients, et pour moi) ; j’avais bien travaillé l’aspect social (pour les clients, et pour moi) ; j’avais bien travaillé l’aspect économique pour les clients, mais je ne savais pas comment tournerait cet aspect économique pour moi... Or, pour qu’un développement soit durable, il faut l’environnemental, le social, et l’économique. Pour les clients, comme pour moi. S’il en manque un, cela ne peut pas être durable… Donc après avoir créé une société, embauché puis débauché un salarié, je vais maintenant expérimenter la dissolution de société… heureusement, je suis dans une situation agréable pour le faire, ce sera moins difficile.

C’est parti !

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Published by Dany - dans travail
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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 15:54

En ce 1er mai, comme chaque année, je pense à ce que les travailleurs ont conquis, et je pense à ce qu'il reste à conquérir. Je devrais, si j'étais cohérent avec mes convictions, participer à la manifestation intersyndicale rennaise. Mais voilà, je n'y suis pas allé...

Je ne suis pas non plus allé à la manif d'hier pour le droit d'asile. Je suis pourtant largement contre les restrictions actuelles et les mensonges gouvernementaux et médiatiques. Je ne suis pas allé aux dernières manifs contre la loi El Khomry (les premières fois seulement). Je suis pourtant largement contre cette loi scélérate. Je ne suis pas allé à une seule NuitDebout. Pourtant je partage largement les envies de changer le monde et je partage largement de nombreuses idées que je peux lire dans les compte-rendus des NuitDebout parisiennes.

Pourquoi donc je ne me bouge pas plus que cela?

Ce n'est pas à cause de la distance entre Rennes et mon domicile, ni entre Rennes et mon travail. Ce n'est pas à cause de mon emploi du temps un peu chargé. Ce n'est pas à cause de la peur de mon patron. Ce n'est pas à cause de la peur des casseurs. Ce n'est pas à cause de la peur des flics. Bref, arrêtons ce mauvais suspense à la noix.

C'est parce que je n'y crois plus... je me sens désillusionné. Désabusé. Découragé. Pas encore résigné, tout de même, parce que je me range pas aux idées de droite. Mais enfin, en ce moment je n'ai plus la force de me battre...

Au début des manifs contre la loi El Khomry, puis au début des NuitDebout, j'y croyais encore. Et puis très rapidement j'ai vu que les nombres de manifestants étaient très très faibles... horriblement faibles. Et puis j'ai entendu toutes ces réflexions idiotes, ces amalgames, et même disons-le, toutes ces grosses conneries. "Les jeunes, ils n'ont pas encore travaillé, ils sont déjà contre le travail". "Le monde change, mais les jeunes ils s'accrochent aux 35h et au CDI". "Les jeunes ils ne veulent pas travailler, ils ne veulent que foutre la merde et casser du flic". J'en passe, tellement ça me saoule. Tous ces vieux cons ne cherchent pas à comprendre ce qui s'exprime. Ils n'entendent pas que des étudiants à bac+N n'ont pas envie d'une vie d'intérim au smic. Ils ne voient même pas que ce ne sont pas les mêmes qui manifestent et qui cassent. Ils amalgament les débatteurs de NuitDebout et les branleurs qui veulent en découdre avec les flics. Même si les médias ont une responsabilité dans l'amalgame et dans le manque d'explications, on peut pourtant facilement faire la part des choses dans un journal ou avec quelques recherches sur internet.

Quant aux réflexions de fond, par exemple sur la création monétaire, sur le revenu de base, sur les conditions de travail, alors là c'est le pompon! Des fois j'ai l'impression que l'immense majorité des Français est incapable de faire un effort intellectuel de plus de 5 minutes. Dès qu'on parle de ces sujets les réponses sont invariablement: "ça ne peut pas marcher, si c'était possible ça se saurait"; "on ne peut pas s'en sortir sans travailler"; "les jeunes ils ne veulent plus bosser"; "nous on en a bavé, alors pourquoi les jeunes ils n'en baveraient pas?". A force d'entendre ça, je n'ai qu'une envie: rester chez moi, ne plus voir personne, et surtout ne plus parler de ces sujets pour ne plus risquer d'entendre ces conneries.

Si on ajoute que la violence est instrumentalisée par les préfets aux ordres et par les médias benêts, pour que les Français puissent se positionner "contre les jeunes cons"; et si on observe que cette technique gouvernementale est la même pour toutes les révoltes et manifestations depuis 1968, et qu'elle a toujours très bien fonctionné -même avec 100 fois plus de manifestants-, alors je ne vois pas trop quel espoir on peut avoir dans ces mouvements...

Les dernières élections et les intentions de vote pour les prochaines me le confirment. C'est Chirac qui avait raison quand il disait: "la France est de droite, profondément de droite". Je crois que c'est ça qui me désespère vraiment, profondément...

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Published by Dany - dans politique
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27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 04:33

A 3 jours d'un nouvel emploi, pour l'année de mes 40 ans, je me suis "amusé" à recenser mes expériences professionnelles dans un tableau. En colonnes, j'ai mis les employeurs, puis les entreprises (différentes parfois de l'employeur: à cause des sociétés de service ou entreprises d'intérim), puis les missions ou postes (ou projets: il parait que tout fonctionne en mode projets maintenant... bref!), et enfin le métier exercé.

En commençant ce tableau j'avais en tête 4 ou 5 lignes... mais en cherchant bien j'ai complété avec les petits boulots que j'avais oubliés, les missions pourries que j'avais retiré du CV, les stages parce-que-c'est-un-travail, et puis j'ai dû ajouter des lignes quand l'entreprise a changé juridiquement alors que je ne bougeais pas de mon bureau, etc. Et puis j'ai mis aussi mon petit boulot de cours particuliers pendant mes études (c'était au black, mais c'est du boulot quand même! Il y a prescription, je peux l'écrire maintenant... ça payait les bières et aussi le gazole de la Tipo, alors c'était bon pour la croissance, donc Macron approuve j'en suis sûr!).

Donc, en incluant mon nouveau job de-dans-3-jours, voici le bilan chiffré:

  • 20 ans de vie professionnelle
  • 14 employeurs différents
  • 18 entreprises ou structures dans lesquelles j'ai été "subordonné"
  • 20 missions/postes/projets ou appelez-ça-comme-vous-voulez
  • en exerçant 8 métiers différents (je n'ai pas compté la diversité des métiers exercés quand on gère une micro-entreprise)
  • la plus longue période en apparence a été "Thomson". 7 ans de présence, sur presque la même mission. Mais pendant cette période j'ai eu 5 employeurs différents sans changer de bureau! Il y a aussi eu dans cette période la mission "syndicale" très mouvementée...
  • la période la plus réellement stable (même employeur, même entreprise, même mission) a été la période "General Electric": 2 ans et 6 mois. Ou alors ma petite entreprise Coxinergie: 3 ans et 7 mois, mais vu les soucis que ça a généré et les jobs que j'ai dû faire en parallèle, on ne peut pas vraiment parler de stabilité...

Suis-je instable? Inadapté au travail? Bon, c'est sûr que j'ai un caractère "entier", mais j'ai l'impression que j'arrive à bosser quand même... Et puis j'ai quand même le sentiment que les moins de 40-45 ans ont presque tous des parcours plutôt chahutés ou "non-linéaires" (ça fait plus joli que "bordélique" ou "port'nawak"!). Et c'est bien plus chaotique que moi pour les 20 à 30 ans, voire 35 ans, qui galèrent à trouver du taf. Faites le compte les amis, si ça ne vous fait pas peur! Je suis sûr que plusieurs d'entre vous me battent! ;-)

Tout à l'heure aux infos ou dans la chronique éco de votre radio préférée, vous entendrez à coup sûr parler de "flexibilité", d' "adaptabilité", et du mot à la mode: la "flexisécurité". Haaaa! Celui-là je l'adore! Mais qui sont ces chroniqueurs pseudo-journalistes qui relayent les discours du Medef sans connaitre nos vies? Je crois qu'en matière d'adaptabilité au changement on n'a rien à prouver. La flexibilité est là et bien là il me semble. Mais la sécurité elle est où?

Et dire que, en durée comme en âge requis pour avoir droit à une retraite, je n'en suis même pas à la moitié de ma vie professionnelle...

Allez, haut les cœurs! Cette fois-ci, je vais peut-être battre mon record de stabilité?

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Published by Dany - dans travail
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