Lundi 9 juin 2014 1 09 /06 /Juin /2014 07:31

Dans son numéro de juin 2014, le magazine Que Choisir épingle des professionnels de la rénovation énergétique. Le magazine a fait venir des professionnels labellisés RGE, donc formés pour faire attention à l’ensemble des aspects énergétiques d’un logement. Il a aussi fait appel aux fournisseurs historiques d’énergie (EDF et GDF-Suez), qui ont envoyé leur bureau d’étude (filiale ou sous-traitant) pour réaliser un diagnostic global. Les espaces info-énergie locaux ont aussi été contactés.

On a donc 3 types de résultats, assez logiques :

1-      Les artisans ont surtout fait un devis correspondant à leur corps de métier. Même s’ils sont censés faire attention à l’ensemble des aspects, leur formation RGE de quelques jours ne peut pas remplacer un Bac+2 ou Bac+3 de thermicien ou de conseiller énergie-bâtiment. La qualification RGE n’est qu’une sensibilisation. De plus, le penchant naturel d’une entreprise est de chercher à vendre ce qu’elle fait, non pas de vous dire « faites appel à d’autres ». On ne peut pas demander de la neutralité à quelqu’un qui cherche à survivre dans un secteur du bâtiment sinistré… Il est donc assez logique que la belle intention du label RGE ne fonctionne pas. Un seul professionnel a eu la sagesse de dire « rien ne sert de mettre de l’eau dans un seau percé, il faut étancher l’enveloppe ». Bravo à lui, je salue son honnêteté.

 2-     Les bureaux d’étude envoyés par EDF ou GDF-Suez ont surtout fait des recommandations sur les systèmes de chauffage et de ventilation, rarement sur l’isolation de l’enveloppe. C’est malheureusement ce qui arrive quand un vendeur d’énergie vous parle d’économies d’énergie. Il cherche à ce que vous en consommiez quand même suffisamment, sinon il perdra trop de chiffre d’affaire ! Aucune neutralité ni indépendance n’est possible quand le donneur d’ordre est un fournisseur d’énergie… Un de ces pseudos bureaux d’étude a même fait des devis de travaux, ce qui est limite malhonnête : comment peut-on être juge et partie ? Le pire, c’est que ces audits étaient payants alors qu’ils sont partiaux.

 3-   Les espaces info-énergie ont fait un travail de grande qualité : recommandations sur tous les aspects, en commençant par l’isolation, pour finir par le système de chauffage, sans oublier la ventilation. Ces services publics, accessibles gratuitement, sont neutres et indépendants. Leurs techniciens sont généralement très compétents. Le seul bémol est qu’ils n’ont pas souvent les moyens de se déplacer ni de faire des études poussées (thermographie infrarouge, simulations logicielles, calculs, etc.).

Il manquait un quatrième type d’acteurs, pourtant cité dans les recommandations de l’article : les experts (bureaux d’études) indépendants des artisans et des fournisseurs d’énergie. Coxinergie en est un, il y en a d’autres. Les audits sont menés rigoureusement, par des techniciens formés (Bac + 2/3). Les meilleurs bureaux d’études utilisent la thermographie infrarouge lors des saisons froides, pour vérifier l’état de l’isolant qu’on ne peut pas voir derrière les parois. Les travaux sont triés par priorités, avec des économies chiffrées et des temps de retour sur investissement. Les conseils sont neutres et indépendants, comme ceux des espaces info énergie. Le revers de la médaille, c’est qu’il faut payer la prestation. Tout travail a un coût, surtout quand il est de qualité. Mais c’est un investissement, qui sera rentabilisé très vite puisque seuls les travaux utiles seront faits, et les économies d’énergie seront réelles et importantes.

Certains, comme dans tout métier, sont peu scrupuleux et n’utilisent pas de thermographie infrarouge ni de logiciel de qualité, et passent très peu de temps sur le dossier. Leur prix est donc plutôt bas… méfiance ! Il ne faut pas hésiter pas à comparer les devis et à poser des questions détaillées !

 

www.coxinergie.fr

Par Dany
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Mercredi 28 mai 2014 3 28 /05 /Mai /2014 05:09

Depuis dimanche soir, on n'entend que ça: "le FN est au plus haut", "le FN monte", "la France bascule dans l'europhobie" et blablabla et blablabla... mais en réalité, pas du tout !

A cette élection européenne du 25 mai 2014, les listes FN ont rassemblé 4 711 339 voix. Alors qu'à l'élection présidentielle du 22 avril 2012, Marine Le Pen avait rassemblé 6 421 426 voix. Donc, on pourrait même dire qu'il y a une baisse ! Une chute de plus de 26% de son électorat !

Evidemment, je ne nie pas l'évidence. Le FN a gagné, il est en tête largement. Mais il ne faut pas dire pour autant que la France bascule dans l'extrémisme ou la xénophobie ou je ne sais quoi. Parce que si le FN a gagné, avec moins de voix, c'est bien à cause de la chute des autres partis et à l'abstention. Les électeurs du FN s'abstiennent moins que les autres... Les vrais enjeux sont ceux-là: pourquoi les citoyens se sont autant abstenus? Pourquoi n'ont-ils confiance ni en la droite ni en la gauche (les partis dits "de gouvernement") pour relever les défis auxquels nous sommes confrontés?

Je me refuse à blamer les abstentionnistes, parce que la réponse est peut-être celle-là: pendant 10 ans les Français ont choisi la droite, ça n'a pas marché. Ensuite ils essaient à gauche (ils pensaient cela du moins). Et c'est une politique de droite qui est appliquée... On leur dit même que de toute façon il n'y a pas autre chose à faire. Comme ils ne font pas confiance à l'extrême droite ni à l'extrême gauche (ni à la gauche de la gauche qu'ils assimilent à l'extrême gauche), alors ils s'abstiennent... logique, non ?

En fait, dans ce cas, c'est plutôt sage de s'abstenir. Imaginons que tous les déçus de la droitisation de la gauche aient voté FN... Alors là, le nombre de voix du FN dépasserait les 10 millions, peut-être même les 15 millions! Et on pourrait dire que le FN monte très fort. Il n'en est rien.

Les Français ne souhaitent pas voir le FN au pouvoir, mais ils ne savent plus vers qui se tourner. C'est de la faute de Hollande et du gouvernement depuis 2012, qui ont fait perdre son âme à la gauche. C'est aussi de la faute de la gauche de la gauche, qui n'a pas su s'unir pour proposer une alternative crédible, sans vociférer à tout va. C'est aussi de la faute de beaucoup de médias qui nous rabachent qu'il n'y en a pas, d'alternative, et qui dénigrent les autres idées.

 

Avec tout ça, j'en oublie l'essentiel, je fais comme les médias nationaux (la honte!). Puisque l'élection était européenne, alors pourquoi s'attarder autant sur le score de la France seule, c'est à dire de 10% du Parlement européen ? Le résultat du scrutin, c'est que les groupes PPE + ECR + ADLE (équivalents de UMP + UDI + Modem + divers droite) ont 43% des députés. L'extrême droite (assez hétéroclite, pas du tout unie) a entre 15 et 17,5% des députés. Le groupe S&D (équivalent du PS + MRG), qui applique une politique de droite et qui vote souvent avec le PPE, l'ECR, l'ADLE, pèse 25%.

Et la gauche qui avait des choses crédibles à proposer pour nous sortir de l'ornière, c'est à dire les groupes Verts/ALE et GUE/NGL, totalise 12,5% des députés. Donc c'est mort...c'est clair, net, précis.

Le Parlement Européen est à droite, mais pas tant que ça à l'extrême droite. C'est bien la droite "traditionnelle" qui a gagné l'élection européenne, pas du tout l'extrême droite.

 

Donc maintenant, on fait quoi?

...

 

on pleure de voir l'extrême droite qui monte sans monter?

 

...

ou on s'intéresse aux alternatives crédibles qui feraient revenir aux urnes les déçus de la droite et la gauche droitière?

 

Car les abstentionnistes, dans toute l'Europe, sont 57% des électeurs... une sacrée majorité à conquérir...


Par Dany - Publié dans : politique
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Dimanche 25 mai 2014 7 25 /05 /Mai /2014 05:19

A quelques heures de mettre le bulletin dans l'urne, j'ai enfin choisi !

Ce sera Front de Gauche, malgré leur tract mal fait, austère, ne présentant pas le programme, et avec des fautes d'orthographe! C'est eux qui ont le programme le plus complet et le plus proche de mes convictions (l'écosocialisme).

Je ne fais plus confiance aux gens d'Europe Ecologie, malgré leur programme intéressant, parce qu'ils ont fait trop de compromis croissancistes, et qu'ils annoncent par avance qu'ils le feront encore dès le lendemain de l'élection en s'alliant avec le PSE pour voter Martin Schulz. Ils fusillent José Bové par avance, comme ils avaient fusillé Eva Joly avant l'élection présidentielle de 2012.

Je n'ai pas assez confiance dans les gens de Nouvelle Donne, je n'ai jamais trouvé que Rocard et ses amis étaient décroissants ni écologistes...

Et puis, je pense qu'il faut un signal clair aux dirigeants européens: l'austérité, la croissance à tout prix, le libre-échangisme sans règles, la finance au pouvoir, ça suffit ! Pour envoyer ce signal, je vais suivre un conseil qu'un ancien avait donné à mon père il y a longtemps: "vote au plus rouge que tu peux, ça palira bien assez" ! Je pense aussi que pour envoyer ce signal clair, il faut soutenir le candidat à la présidence de la Commission Alexis Tsipras, qui est le fer de lance de la lutte du peuple grec pour survivre (littéralement) aux règles de la Troïka.

 

Au passage, ce vote est aussi un coup de gueule contre la plupart des médias (les chaines de télé, de radio, et les journaux majoritaires), qui ne parlent quasiment que du FN, de l'UMP, du PS, en ignorant les autres ou presque. Ils nous disent donc que le seul vote protestataire est le vote FN... alors que va-t-il se passer ce soir? Et bien on trouvera un gros score FN, et ils diront qu'ils avaient eu raison de prédire cela... Je savais déjà que nous n'étions pas vraiment en démocratie, mais la médiacratie s'installe de manière bien sournoise... Ils "font" l'opinion, et ne sont pas respectueux de la pluralité. D'ailleurs le CSA n'a pas du tout fait son travail sur le plan de l'équilibre politique...

Quand ils en parlent, ces médias présentent le Front de Gauche comme populiste, alors que son programme est tout à fait réalisable, contrairement aux promesses de croissance délirantes de l'UMP et du PS. Ils ignorent complètement les idées de fond, et en restent aux petites phrases ou à la dernière polémique stérile. Ce n'est pas du travail de journaliste qui se respecte.

Enfin, ces médias n'ont parlé que rarement (presque jamais!) des résultats de sondages à l'échelle européenne, c'est-à-dire de la composition totale du Parlement. Ils ne nous présentent que les résultats français, pour les 74 députés qu'on élit, en interprétant le résultat sur le plan national et sur les leçons à tirer pour le gouvernement français... Mais ce qui compte, c'est le résultat d'ensemble pour les 751 députés européens ! Les Français pèsent moins de 10%... Savez-vous quelle est la projection européenne des forces en présence? Qui a déjà vu ce qui est prédit par les sondages à l'échelle de notre Europe? Je parie que seuls ceux qui ont spécifiquement cherché cela sur internet l'ont vu... voilà une autre preuve de l'incurie de beaucoup de directeurs de rédaction...

Nous n'avons pas encore une culture européenne, notamment une culture politique européenne, et c'est de la faute des médias...

 

Donc tout à l'heure, c'est Front de Gauche !

Par Dany - Publié dans : politique
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Mardi 20 mai 2014 2 20 /05 /Mai /2014 06:23

D'ici dimanche, il faut choisir un seul bulletin!

 

Mes idées politiques m'orientent vers la décroissance, l'écologie, la rupture radicale avec le modèle capitaliste et économiquement libéral. Plusieurs listes de candidats aux européennes regroupent cela, plus ou moins. Mais dimanche, je dois choisir un seul bulletin. Donc pour me décider, j'ai mis à profit une insomnie!

Voici mon analyse très personnelle, sous forme de "j'aime/j'aime pas" (sic!)

 

Nouvelle Donne

 

J’aime

J’aime pas

Programme anti libéral abouti (non à TAFTA, conditionnalités environnementales et sociales).

Programme financier abouti (contrôle de la BCE, système fiscal européen ambitieux, lutte contre les paradis fiscaux, séparation bancaire).

Qq mesures d’harmonisation sociale.

Ebauche de revenu universel (150 euros-francs/mois)

1000 milliards pour la transition énergétique.

Réduction du temps de travail… sauf que…

 

La réduction du temps de travail est dans les vidéos mais pas dans le programme des européennes…

Pas de décroissance assumée. Pas clair du tout sur ce point = recherche de croissance ou pas ?

Pas de programme social ambitieux.

Revenu universel limité et temporaire.

Trop peu de démocratisation.

 

Le soutien de Rocard, et le passé des fondateurs. Le comportement et les actes de Rocard n’ont pas du tout été cohérents avec ce programme. Donc gros doute.

 

La perspective d’un vote inutile : peuvent-ils atteindre la barre des 5% ?

 

 

Europe Décroissance

 

J’aime

J’aime pas

Décroissance assumée = la seule voie possible.

Dotation Inconditionnelle d’autonomie.

Démocratie plus directe.

Souveraineté alimentaire, agriculture paysanne.

Protection de la biodiversité.

Relocalisation des productions.

Transition énergétique et sortie du nucléaire.

Non à TAFTA.

 

La sortie de l’Euro.

Le manque de cohérence et de clarté sur la façon de faire la transition entre le modèle croissanciste (aujourd’hui) et le modèle décroissant (demain). En un mot, un manque de cohérence économique et social.

 

La perspective d’un vote inutile, car ils n’atteindront sans doute pas la barre des 5%.

 

 

Front de Gauche

 

J’aime

J’aime pas

L’écosocialisme et la planification écologique, la rupture avec le productivisme, la règle verte.

La transition énergétique.

Le programme anti-libéral abouti (Non à TAFTA, conditionnalités environnementales et sociales, souveraineté alimentaire, relocalisations, etc.).

Programme financier abouti (contrôle de la BCE, système fiscal européen ambitieux, lutte contre les paradis fiscaux, séparation bancaire).

Excellente analyse des problèmes du capitalisme prédateur.

Démocratisation, droit de pétition.

Programme social ambitieux (réduction du temps de travail, retraite, etc.).

Laïcité au niveau européen.


 

Pas de décroissance assumée (mais la lecture du manifeste pour l’écosocialisme est rassurante sur ce point).

Manque juste un revenu inconditionnel d’existence !

Certains dérapages de JLM (mais je crois que les journalistes aiment monter en épingle le moindre truc).

 

Europe Ecologie

 

J’aime

J’aime pas

Le programme écologique abouti.

Transition énergétique bien préparée.

Protection de la biodiversité.

Agriculture et pêche durables. Augmentation de la production bio.

L’arrêt des grands projets inutiles.

Mesures d’harmonisation sociale.

Mesures anti libérales (non à TAFTA, conditionnalités environnementales et sociales, …)

Séparation bancaire. Mesures monétaires et fiscales.

 

Pas de décroissance assumée.

Programme social trop peu ambitieux.

Trop peu de démocratisation.

Le comportement passé (même récemment) des Verts au Parlement Européen, au Parlement Français, aux gouvernements Français et Allemands, qui n’ont pas été très cohérents avec ce programme. Je comprends qu’ils étaient dans le compromis à cause d’un rapport de force défavorable, mais quels compromis feront ils demain ?

 

 

 

Je crois que ça se dessine... vous voulez bien m'aider? me contredire? me compléter? A vous!


Par Dany - Publié dans : politique
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Jeudi 8 mai 2014 4 08 /05 /Mai /2014 19:10

Aujourd’hui, c’est le 8 mai. On fête la victoire du 8 mai 1945 sur le nazisme. Mais de quoi se souvient-on exactement ? De la résistance et des alliés, de l’horreur des camps, ça oui, mais c’est tout ? Moi, ça me fait penser à 3 aspects :

 

1-      La résistance.

 

Bien sûr, la résistance aux dictatures nazies ou fascistes. Mais au-delà, la résistance à toute loi, règle, décret, etc. qui serait contraire aux droits fondamentaux. C’est bien cela, pour moi, l’esprit de la Résistance avec un grand R. Le refus de tout ce qui est contraire aux grands principes des droits de l’Homme, et à la devise de notre République : Liberté, Égalité, Fraternité. Donc, je trouve légitime de s’opposer aux lois qui rendent délictueuse l’assistance à des migrants, de s’opposer aux expulsions de sans-papiers, à la construction d’un aéroport contre toute logique et contre l’avis des populations concernées, au licenciement de salariés qui n'ont pas démérité, etc etc etc… Je pourrais trouver des dizaines d’exemples, de lois, de décrets, de décisions contraires aux valeurs essentielles de l’Humanité… aujourd’hui nous avons toujours besoin de Résistants. Ceux que je vois agir courageusement, en France ou ailleurs, ont toute mon admiration et mon soutien.

 

2-      Le discernement.

 

L’horreur à laquelle on pense tous, c’est bien sûr l’horreur des camps de concentration et d’extermination. Et tout le monde (à part quelques cinglés) est d’accord pour dire qu’évidemment on ne doit pas cibler un juif parce qu’il est juif, un homosexuel parce qu’il est homosexuel, un communiste parce qu’il est communiste, un tsigane parce qu’il est tsigane, etc. Je reprends ici des populations ciblées par les nazis. Tiens, reprenons ce dernier cas… les tsiganes… cela me fait penser aux roms (pas identiques aux tsiganes, mais ça m’y fait penser quand même). N’avons-nous pas vu, très récemment, en France, un ministre cibler les roms parce qu’ils sont roms ? Si. Cela a ému un peu, mais pas tant que cela… Il n’a même pas été limogé. Et pour cause, puisque le président de la République de l’époque, raisonnait lui-même de cette façon, par recherche permanente de bouc-émissaire. Et depuis, tous les ministres de l’Intérieur successifs continuent la « chasse aux roms ». C’est révoltant, mais cela continue bien dans les faits. D’ailleurs, cela continue parce qu’une grande majorité des Français n’aiment pas les « gens du voyage ». Groupe qui va au-delà des roms, mais passons. Et pourquoi donc ? Parce qu’ils ne vivent pas comme nous ? Et alors ? Si vous trouvez que certains volent, alors plaignez-vous des voleurs. Si vous trouvez que certains sont peu respectueux des containers à poubelle, alors plaignez-vous des détritus laissés n’importe où. N’assimilez pas tous les gens du voyage à quelques-uns qui manquent de civisme. Ne reproduisez pas le schéma fascisant, qui cherche un bouc-émissaire à chaque problème. Non, tous les roms ni tous les gens du voyage ne sont des voleurs. Non, tous les juifs ne sont pas des spolieurs d’argent. Non, tous les chômeurs ne sont pas des profiteurs. Non, tous les jeunes ne sont pas délinquants (et vice-versa). Non, tous les homosexuels désirant se marier ne cherchent pas à anéantir la civilisation judéo-chrétienne. Non, tous les palestiniens ne sont pas des terroristes… (au passage, je suis toujours étonné de voir des gens se réclamant d’une sorte de réparation suite à la Shoah, qui reproduisent des raisonnements du même ordre). Réfléchissons un peu avant de déblatérer des raisonnements à l’emporte-pièce. Ayons un peu de discernement pour ne pas reproduire les erreurs monstrueuses du passé…

 

3-      Pour éviter que cela ne se reproduise, aller aux sources du problème, radicalement.

 

Vous allez me dire, aucune chance que les horreurs de cette guerre ne se reproduisent ! Ah bon ? Vous ne trouvez pas que certains extrêmes nauséabonds font de gros scores électoraux ? Vous ne trouvez pas que l’abstention est énorme aux élections ? C’est à peu près ce qui se passait dans les années 30, juste après une grave crise économique. Tiens, nous aussi on subit une crise économique… Tiens, nous aussi, comme dans les années 30, on voit les inégalités monter. Et certaines fortunes s’enrichir de plus en plus. Et les élites ne pas réussir à proposer quelque chose de viable. Je trouve qu’il y a beaucoup de ressemblances, même si mes connaissances historiques sont limitées… Et surtout, j’ai relu le programme du Conseil National de la Résistance, qui l’a rédigé clandestinement pendant la seconde guerre mondiale. Il y est écrit en préambule que le programme est fait pour ne pas retomber dans les problèmes qui ont mené à cette horreur.

Notamment, y sont inscrits les grands principes de la sécurité sociale, et l’objectif que chacun ne soit plus jamais dans la misère. Or, que fait-on quand on rogne les prestations année après année ? Ou quand on coupe les financements ? Ou quand on confond « charges » et « cotisations » ? La casse de la sécurité sociale à laquelle on assiste depuis les années 90 n’augure rien de bon… Que fait-on quand on se satisfait de voir les restos du cœur toujours nécessaires au bout de 30 ans ? Que fait-on quand on reste sourd à la montée des inégalités et de la misère toujours grandissante ?

Y est inscrit, également, le fait que les puissances d’argent doivent être contenues, limitées, et qu’elles ne doivent pas avoir le pouvoir politique, ni l’influencer. Je crois que sur ce plan les choses sont malheureusement très claires… Qui influence le plus les gouvernants depuis les années 80 ? Et même, peut-on gagner des élections sans plusieurs millions d’euros… qui viennent d’où ? Que fait-on quand on laisse 67 personnes posséder autant que 3,5 milliards d’autres, soit la moitié de l’humanité ? Que fait-on quand on admet des rémunérations folles, parfois pour simplement jouer au ballon ? Que fait-on quand on hurle à la spoliation dès qu’on émet l’idée d’un impôt sur ce qui dépasse une certaine somme (même énorme) ?

Y est inscrit aussi le fait que la démocratie doit être vivante, avec un peuple écouté et respecté. Que fait-on quand on mène des projets (aéroport NDDL, traité constitutionnel européen, …) contre l’avis des populations ? Que fait-on quand on organise le moins souvent possible des référendums ? Que fait-on quand on maintient en place un Parlement qui ne représente que 30 à 40% des électeurs ? Que fait-on quand on se satisfait d’un Président de la République qui a quasiment tout pouvoir, alors qu’il a été choisi par moins de 20% des électeurs (vote du premier tour, et abstention intégrée, puisqu’elle a un sens) ? Que fait-on quand on dénigre la démocratie directe de la Grèce antique, alors qu’on pourrait la remettre au goût du jour, et ramener à la vie citoyenne ceux qui s’en détournent aujourd’hui ? Pour le respect de la démocratie, est inscrite aussi dans le programme du CNR  l’importance d’une presse libre, pluraliste, et indépendante des puissances financières. Que fait-on quand on laisse les journaux et médias se « regrouper » et se « recapitaliser » grâce à de « généreux financeurs » qui possèdent des groupes d’armement ou des conglomérats immenses ?

Je pourrais dérouler tout le programme du CNR, et vous faire remarquer que chaque point est menacé. Et la menace sur chacun de ces points, c’est une menace sur l’ensemble cohérent que constitue ce programme, et donc la menace de voir revenir le spectre de la fin des années 30.

 

Dans moins de 3 semaines, nous sommes conviés aux urnes pour les élections européennes. Aujourd’hui, 8 mai, je songe à ce qu’on me dit depuis tout petit : « l’Union Européenne nous protège de la guerre. Grâce à elle on ne peut plus se faire la guerre en son sein. ». Eh bien moi, je n’en suis pas si sûr. Si l’Europe (ses dirigeants comme son peuple) oublie les causes de la seconde guerre mondiale, une autre catastrophe peut arriver. Je pense qu’elle pourrait arriver lors d’une concordance malheureuse entre manque de démocratie, manque de perspective d’avenir, et montée de la misère… Alors le 25 mai, je vais essayer de choisir une liste qui proposera des idées pour contenir les puissances d’argent (leur résister…), pour retrouver une démocratie vivante, pour devenir plus solidaire et moins égoïste, avec du discernement, et en allant aux sources des problèmes, radicalement... En ce 8 mai, c’est comme ça que j’espère éviter de connaitre ce que mes grands-parents ont connu.

 

Par Dany - Publié dans : politique
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Dimanche 23 mars 2014 7 23 /03 /Mars /2014 13:49

Aujourd'hui, c'est le premier tour des élections municipales. Je devrais être content d'exercer mon droit de vote, en  démocrate convaincu que je suis. Sauf que... sauf que dans ma commune, il n'y a qu'une seule liste de candidats.

Donc pas de débats autour des projets communaux, sur l'intercommunalité, sur la vision de l'avenir, sur les méthodes de gouvernance, etc etc...

Donc un seul tour, pour pas grand'chose, puisque le résultat de ce soir (le pourcentage) est bien entendu couru d'avance. Dans l'enveloppe électorale officielle, reçue récemment, un seul tract pas trop travaillé, avec un contenu mal ficelé, peu développé... quand il n'y a pas de concurrence, cela ne motive pas à convaincre... Alors comment exprimer son désaccord dans ce contexte? Il ne reste que le vote "blanc ou nul", même pas reconnu. A partir du 1er avril, le vote blanc sera comptabilisé à part, mais il ne changera rien au calcul des seuils et pourcentages... autant dire qu'il ne sera toujours pas reconnu!

C'est la première fois que je vis une telle élection, depuis mon premier vote en 1995. J'espère bien que ce sera le dernier, parce que c'est très désagréable de ne pas avoir le choix. On se demande si la démocratie est toujours vivante... J'ai quand même voté, puisque je tiens à exercer mon droit démocratique de base. Le seul enjeu de ce soir, dans ma commune, sera de savoir combien de suffrages n'ont pas été exprimés: taux d'abstention, nombre de blancs, nombre de nuls. On pourra calculer le rapport: nombre de voix pour la liste sur nombre d'électeurs inscrits, pour avoir une représentation de la légitimité de l'équipe qui se présente... mais cela changera-t-il quelque chose ... ? Tout cela ne m'inspire rien de bon... La question maintenant est: "comment ne pas répéter cela la prochaine fois?". Il y a 6 ans pour trouver la réponse...

 

Par Dany - Publié dans : politique
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Samedi 25 janvier 2014 6 25 /01 /Jan /2014 19:41

Depuis le temps qu'on devait le faire...

Ca y est, on a (Patricia a) définitivement débranché la télé! Plus d'écran qu'on regarde bêtement trop tard le soir! Plus d'émission idiote qu'on regarde quand même, comme hypnotisé par un rectangle de lumière...

Y'a toujours internet pour trouver une émission intéressante, et le PC pour regarder les DVD qu'on peut emprunter à la médiathèque intercommunale. Ca devrait suffire largement.

Arrivera-t-on à survivre? A suivre dans quelques jours...

Bientôt sur le bon coin: une télé cathodique Philips 55cm de 2000, et un lecteur DVD / disque dur / TNT Thomson de 2008. Prix super modéré, évidemment... mais pas encore fixé... remarquez, la télé c'est presque un modèle de collection non?

Par Dany - Publié dans : pfffffff
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Vendredi 17 janvier 2014 5 17 /01 /Jan /2014 18:51

Il y a 3 mois, je remportais un appel d’offre important pour ma petite entreprise, et donc pour mon salaire de 2014. C’était une excellente nouvelle.


Mais aujourd’hui, je viens de perdre un autre appel d’offre. Vous me direz : « bah, un de gagné, un de perdu, tu ne vas pas te plaindre, puisque ton salaire 2014 semble à peu près assuré ». Vous avez en partie raison. Sauf que… ce que je viens de perdre, ce n’est pas n’importe quel appel d’offre. Il s’agit de la réalisation d’audits énergétiques, subventionnés, pour tout un territoire. Autrement dit, seul le vainqueur pourra travailler sur le secteur pendant la durée du marché, puisque les autres seront beaucoup trop chers sans la subvention. Et il s’agit de mon propre territoire, la comcom du Pays de Châteaugiron, sur lequel je commençais à me faire une petite notoriété. Je ne pourrai plus travailler là pendant 2 ans, voire 4 si le marché est renouvelé. Accessoirement, c’est aussi le lieu où le profil et les revenus des particuliers étaient favorables.


Je ne comprends toujours pas pourquoi ce mode de fonctionnement (un prestataire unique) a été choisi. D’autres collectivités laissent les particuliers choisir leur bureau d’étude, lequel doit respecter un cahier des charges. Mais là, ils n’en veulent qu’un… j’ai peut-être une explication, mais je la trouve un peu légère : serait-ce par « confort » pour ceux qui s’occuperont du suivi de l’opération ? C’est simple de suivre un seul prestataire, beaucoup moins de contrôler les rapports de plusieurs, et de vérifier le respect du cahier des charges systématiquement. Encore moins simple s’il faut écarter un bureau d’étude qui ne respecte pas ce cahier des charges. Pour se faciliter la vie, on n’en garde qu’un, et tant pis pour les autres… Non, je dois me tromper d’explication… mais comme je ne l’ai pas eu, cette explication, je suis bien obligé de faire des suppositions…


Me voilà donc banni - de fait - de mon propre territoire… quelle ironie ! C’est la même collectivité qui m’a aidé à démarrer en 2012 et 2013, et qui m’expulse hors de ses frontières aujourd’hui ! Je viens de prendre possession de locaux, pour accueillir un stagiaire, je paye déjà et je vais payer un peu plus cher une contribution économique territoriale à cette collectivité, et j’en suis banni !!! Imaginez le truc : « Monsieur, vous devez payer votre impôt ici, et vous êtes expulsés sur le champ. L’année prochaine, vous paierez de nouveau cet impôt, et vous resterez à la frontière… » euh… je rêve là ?!? Non non, c’est bien ça !!! Le comble, c’est que c’est moi qui ai suggéré cette subvention pour les audits énergétiques, lors de l’élaboration de l’Agenda 21 du territoire... mais quel con ! Je m’imaginais naïvement que plusieurs pourraient travailler sur ce sujet, et que chacun pourrait gagner une partie de sa croute… J’ai encore perdu une occasion de me taire… Et en plus, je les ai aidé à définir le cahier des charges, à faire le tri parmi les prestations possibles… trop bon, trop con ! Dire qu’en plus (encore en plus en plus) j’ai déjà engagé un peu de publicité dans des magazines communaux du secteur… pour rien du tout ! Bon, j’arrête d’en jeter, je me déprime tout seul…


Allez, positivons, puisque pour 2014 je devrais m’en sortir. On verra en fin d’année si je dois déménager l’entreprise ailleurs, quelque part où j’ai le droit de travailler. Reste à espérer que les autres comcom dans le coin ne vont pas faire pareil qu’ici… (Parce que, je ne vous ai pas dit, mais le vainqueur massacre tellement les prix que je ne comprends pas comment il fait. L'avenir est à la prestation bas de gamme, et tant pis pour les clients. C'est le progrès... Si c’est pour faire comme ça, autant arrêter tout de suite !). Ou alors, j’engagerai une autre reconversion professionnelle … encore une…sauf que ce soup-ci, je n'aurai pas de financement... bref...


Quand j’étais salarié, j’avais la pression pour exécuter le boulot. On peut dire qu’il y avait carrément trop de boulot (jusqu’au plan social… le salariat c’est tout ou rien… bref !). Aujourd’hui, aucun soucis d’exécution… mais j’ai la pression pour en trouver, du boulot. A chaque étape son lot d’emmerdes ! A croire qu’on n’a pas le droit de vivre sans stress… quel monde bien foutu…

Par Dany - Publié dans : travail
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Lundi 30 décembre 2013 1 30 /12 /Déc /2013 16:08

Une drôle d’année 2013…

 

Une année triste et angoissante, qui a vu un ami perdre son père, jeune, trop jeune, et sans signe précurseur. Une année qui a vu mes parents aux prises avec des soucis de santé, dont certains très soudains, qui les ont fait frôler la mort sans prévenir. Tout cela fait réfléchir au sens de la vie, et font relativiser les petits soucis du quotidien. Qu’est ce qui compte vraiment, sinon profiter de ceux qu’on aime et qui nous rendent heureux ? Nous avons la chance (du moins, ma famille et moi avons cette chance) de connaitre la sécurité alimentaire, la paix, et d’avoir un toit pour se loger. Alors après cela, est ce que c’est l’argent qui compte ? Est-ce qu’il faut travailler toujours plus pour gagner plus ? (même pas sûr d’ailleurs, que travailler plus rapporte toujours plus…). Non, définitivement non. Le travail est et doit rester un moyen de gagner sa croûte (d’une manière agréable si on le peut, certes), mais ne doit pas être une fin en soi. Il ne doit surtout pas prendre une telle place qu’il nous coupe de nos proches…

 

Une année de succès professionnel (provisoire), parce que ma petite entreprise a gagné un marché important à réaliser en 2014. Mais un marché tellement important qu’il m’a mis face à mes contradictions, et m’a posé à la croisée des chemins. En effet, moi qui suis partisan de travailler juste ce qu’il faut pour vivre, je me suis trouvé face à ce qu’on peut résumer ainsi : « un travail assez gros pour remplir à temps plein mon agenda, sans me laisser le temps libre que je souhaite, mais qui peut difficilement permettre d’embaucher quelqu’un ». Me voici donc face à ce dilemme : soit j’exécute seul ce marché, qui me permet de bien gagner ma vie en 2014, mais qui ne me permettra pas de profiter un minimum de ma famille ni de poursuivre mes travaux à la maison ; soit je prends un local et une personne pour m’aider, mais du coup mes revenus seront moins confortables que prévu… J’ai donc choisi la deuxième solution, en « dosant » le risque, en choisissant « un certain équilibre » entre le revenu et le temps, mais surtout en espérant que la réalité de cet équilibre sera celle que j’escompte… C’est un peu angoissant, car c’est difficile de tenir le cap qu’on s’est fixé, de rester sur la ligne de crête entre la suractivité et le sous-revenu. Mais je ne vais pas m’en plaindre ! Il y a quelques mois je me demandais si j’arriverais à avoir le moindre euro de salaire en janvier, donc aujourd’hui je mesure le confort que j’ai de pouvoir faire un choix. Et j’espère que cela pourra durer au-delà de 2014.

 

Une année de questionnement sur mon engagement associatif… Je suis (un peu) engagé bénévolement avec les parents d’élèves de l’école primaire de mes enfants. Je participe au conseil d’école, au comité de pilotage communal sur le changement de rythmes scolaires, et jusqu’en juin j’étais membre de la commission cantine. C’est un rôle de « représentation » qui me plait, moi qui aime prendre des positions, les défendre, en débattre, rédiger des compte-rendus, etc. Et, il faut le dire, je n’aime pas subir ni me laisser faire, alors je vais dans les instances qui me sont accessibles, pour donner mon avis et demander ce que j’estime juste ! Sauf que, je me rends compte que je ne suis pas toujours « représentatif » d’une majorité de parents. J’ai souvent des positions personnelles plus « offensives » ou plus « radicales » que d’autres. J’adoucis toujours mes positions et je mesure mes propos, évidemment, puisqu’il est plus efficace d’avancer progressivement que de braquer ses interlocuteurs. Mais tout de même, je me demande souvent « à quoi bon tout cet investissement, tout ce temps passé, toutes ces soirées de réunion ? ». Quand si peu de parents lisent les compte-rendus de sujets qui concernent leurs enfants au premier plan ; quand si peu de parents donnent leur avis ; quand je suis si décalé d’eux (sur mes souhaits d’avoir de meilleures conditions de repos pour les plus jeunes enfants, de voir plus de bio à la cantine, de limiter les quantités de bonbons distribués dans l’enceinte de l’école, de suivre les sujets attentivement et consciencieusement, etc.) ; eh bien je ne sais pas si suis bien légitime ni si tout cela vaut le coût… en même temps, je ne prends la place de personne, puisqu’il n’y a pas beaucoup de volontaires pour ces instances qualifiées de « sérieuses » ou « ennuyeuses » par la plupart. Bref, je n’arrive pas à répondre à mes propres questions, que je me poserai de nouveau entre juin et septembre, à l’heure du renouvellement des instances de représentation des parents…

 

Une année de désespoir politique, où j’ai vu la gauche au pouvoir perdre son âme. Je l’appelle encore la gauche, puisque c’est l’usage dans les médias, mais je crois que je ne devrais pas. Trop de renoncements, trop de compromis avec le pouvoir économique et financier, qui font que ni les espoirs sociaux ni les espoirs environnementaux ne pourront se concrétiser avec cette « gauche » là. Je ne détaille pas la liste précise de mes déceptions, car elle serait trop longue. Ce parti est un parti centriste, pas un parti de gauche. Aux élections européennes je me tournerai plus à gauche et/ou plus au vert, mais certainement pas vers cette gauche molle qui s’est droitisée. Quant aux municipales, ma commune n’étant pas assez « politisée » pour avoir des listes étiquetées, l’enjeu est différent pour moi. L’enjeu est précisément : « y aura-t-il une deuxième liste de candidats, pour au moins permettre un réel débat démocratique ? »… on part de loin ! 

 

2013, c’est aussi, et surtout, une année de joies et de progressions dont je suis fier, chez mes enfants et mon épouse que j’aime. Mais sur tout cela, je vais rester discret, cela reste intime . Et puis aussi une année de questionnements, pour ne pas dire de déceptions, sur le nombre de coups de téléphone reçus d'une partie de ma famille... moi non plus, je ne suis pas du genre à téléphoner hyper souvent, mais tout de même... et ne parlons pas des visites! En cette période de fêtes, c'est un peu douloureux pour moi, puisque je n'ai pas pu voir tous ceux que j'aime, et que je me rappelle la dernière fois que j'ai parlé à chacun. Espérons que je puisse les voir et leur parler plus souvent, tout au long de 2014! ... message ! (NB: ce message ne s'adresse pas à ceux qui devaient venir et qui n'ont pas pu!) Je me rends compte que ceci renvoie au premier paragraphe de cet article... ironie de l'écriture spontanée!

 

 

… vers quel genre d’année 2014 ?

 

Nous verrons bien, puisque 2014 nous réserve son lot de surprises, bonnes ou mauvaises. Et justement, je crois que le mieux, c’est de se préparer à résister aux mauvaises surprises. Devenir « résilient ».

Résilience : Capacité à absorber une perturbation, à se réorganiser, et à continuer de fonctionner de la même manière qu’avant.

Ma propre définition va un peu au-delà : a-t-on vraiment besoin de fonctionner « comme avant » ? Par exemple : peut-on se passer de certaines choses superflues, ce qui nous permettrait de faire des économies, ou d’avoir besoin de moins gagner d’argent ? Ainsi, cela permettrait de résister à une chute de revenus, ou à un changement professionnel (subi ou volontaire). C’est un travail qu’on a commencé à faire dans notre petite famille, et qui nous a permis d’opérer des changements professionnels avec des baisses de revenus. Cela nous permet aussi de résister à cette trop fameuse « crise économique » dont on nous rebat les oreilles et qui n’est pas prête de se terminer, puisque la recherche éperdue de croissance ne la résoudra pas (au passage, voici le principal reproche que je fais à cette « gauche » au pouvoir : elle n’a pas cherché comment contourner le problème avec des yeux neufs. Il y a plein de propositions intéressantes, notamment à gauche de la gauche, et ces propositions ne sont même pas débattues, encore moins entendues… bref !).

 

Alors pour 2014, je vous souhaite bien sûr de la joie, de l’amour, du bonheur, mais pas forcément de l’argent… je vous souhaite surtout une année résiliente !

 

Par Dany
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Jeudi 12 décembre 2013 4 12 /12 /Déc /2013 10:14

Un article paru dans Ouest France mercredi 11 décembre.

(petite précision: ce n'est pas un salarié mais un stagiaire pour l'instant)

article-OF-11-decembre-2013.jpg

Par Dany - Publié dans : travail
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