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10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 15:51

Autour de la maison, notre terrain est constitué de différentes parcelles. L'une d'entre elles est un peu isolée, assez peu pratique d'accès. Deux fois par an, on y mettait les chèvres pour « entretenir » le terrain. Mais depuis qu'on a moins de chèvres (plus du tout désormais, snif…), ce terrain n'est plus entretenu.

Nous nous sommes dit qu'on y planterait des arbres un de ces hivers, pour avoir du bois de chauffage dans quelques années.

En ce printemps ensoleillé, j'ai vu de loin que les ronces se faisaient une bonne place… et je me suis enfin décidé à faire rugir la débroussailleuse hier après-midi.

Mais quelle surprise en arrivant sur place ! Chênes, érables, robiniers, saules, noisetiers, pruniers, cerisiers, et quelques autres dont je connais pas les noms. Au début, j'ai essayé de compter le nombre de chaque variété, mais j'ai vite abandonné (trop d'efforts intellectuels un samedi !!!)

Il y a largement plus d'arbres que ce que l'on imaginait planter… ça se chiffre en plusieurs dizaines.

La présence d'une haie fournie à proximité a évidemment aidé, pour que les fruits, glands, graines se propagent. Mais j'ai tout de même remarqué des espèces qu'on ne trouve pas à proximité immédiate : les oiseaux et rongeurs ont donc participé !

Après quelques coupes de ronces et chardons, il suffit d'admirer le « travail » de la nature. En plantant nous-même, on n'aurait jamais réalisé une belle répartition avec un visuel « naturel ». On y aurait passé pas mal de temps, on aurait fait mourir quelques plants, on aurait peut-être dépensé de l'argent, et on se serait bien fait mal au dos ! La leçon du jour me plaît beaucoup : « tu veux des arbres ? Ne touche pas à ton terrain pendant un ou deux ans, et admire le résultat ! Ne fais rien, ça marche tout seul. » Bon, évidemment, ça ne fonctionne pas comme ça pour tous les travaux de la vie courante… dommage !

Cette petite parcelle à qui on a foutu la paix, nous donnera bientôt des fruits et du bois gratuitement. Parce qu'en fait, ça paraît incroyable, mais on peut encore avoir des choses gratuites et sans trop d'efforts en ce bas monde. Si si, ça se peut ! Les capitalistes n'ont pas encore mis la main sur la totalité de la nature !! Et après tout, l'humain est toujours un chasseur-cueilleur...(enfin : personnellement, pas chasseur, mais bon.)

 

En guise de conclusion (voire même de moralité… mais pour un anar laïcard comme moi, parler de morale c'est un peu gonflé ! ;-)), je citerais cette phrase issue d'un film qui n'a rien à voir (mais alors rien!), à prononcer avec un accent belge wallon (Fab va bien rire en la lisant ! ;-)) : « roooo la nature est bien faite hein ! ». Et j'ajouterais : « puisqu'elle est bien faite, foutons-lui la paix, elle nous le rendra ! »

 

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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 21:52

Ce matin, je suis allé à la poste.

Ça fait environ 10 ans que je fréquente ce bureau de poste. Au début il y avait deux guichets d'ouverts. Puis ils ont installé une machine automatique pour affranchir le courrier, acheter des timbres, etc. Maintenant cette machine peut même s'occuper des recommandés. Puis ils ont fermé un des deux guichets. Enfin, pas tout à fait « fermé ». Le guichet est toujours là, mais il n'y a plus personne derrière.

Donc ce matin, un seul guichet d'ouvert. Une queue de cinq personnes, et moi j'arrive en sixième position. La postière appelle quelqu'un derrière. Je me suis dit, un peu bêtement : « Cool, ils vont ouvrir le deuxième guichet ». N'importe quoi ! Le jeune homme qui arrive porte un badge « stagiaire », et vient demander à chacun quelle opération il souhaite effectuer. Lorsqu'il s'agit de courrier, ce stagiaire accompagne la personne à la machine, et fait les opérations sur cette machine !

Le temps que ce jeune homme s'occupe de mon recommandé, je me suis dit : « Est-ce que ce jeune homme se rend compte que quand ils aura appris à tout le monde comment utiliser la machine, il n'y aura plus de raison pour qu'il soit embauché ? Il est en train de créer les conditions de son propre chômage, c'est dommage quand même… ouvre les yeux camarade, rebelle-toi ! » (j'ai des restes syndicaux qui ressortent régulièrement comme ça ! ;-)). Une fois que le stagiaire a validé et pris mon recommandé, je lui dit qu'il me faut aussi des timbres ecopli (les gris, dont on ne voit jamais de publicité, mais ça je ne lui dit pas)… c'est dommage, parce que la machine ne propose pas ces timbres économiques ! Non non monsieur, je ne veux pas les tarifs verts, je veux les éco, les gris. Eh bin non, pas dispos à la machine qu'on me répète. Il ne faudrait pas que les gens aient facilement accès au tarif le plus économique (ça non plus je ne lui dit pas -j'aurais dû, en fait-, mais il doit voir dans mes yeux que j'y pense, parce qu'il a perdu son sourire jeune et naïf…). Je retourne donc faire la queue ! En deuxième position, ouf, merci la machine…

Et là je me dis, prolongeant ma réflexion de tout à l'heure : « Mais enfin, la machine est installée pour supprimer un emploi au guichet, sauf qu'il faut quelqu'un pour pousser les gens à aller à cette machine et les y aider ! Si ce stagiaire avait occupé le second guichet, il aurait été plus efficace. On pourrait débrancher la machine et ne plus payer pour sa maintenance. Même dans la logique brutale de réduction de coûts et de suppression d'emploi, cette histoire de machine assistée par un humain, c'est un comble ! Tout est râté… Y a-t-il quelqu'un à la poste qui s'est aperçu de cette bêtise ? ».

A mon tour au guichet. « Ah oui les timbres éco gris. Où sont-ils rangés déjà ces timbres ? Je n'en vends pas souvent ». Tu m'étonnes… Dans quelques temps un ponte dira « on va supprimer cette gamme de tarif, les gens n'en achètent pas »...grrrr

 

Le coup de la machine et de la personne pour utiliser la machine, ça me fait aussi penser aux caisses automatiques de supermarché. On installe ces caisses pour supprimer des emplois de caissiers, mais comme les gens sont moins bons que les caissiers pour s'en servir, la queue s'allonge et on met un caissier au milieu des machines pour aider les gens… Au moins dans ce cas, le responsable du supermarché est sur place pour s'apercevoir de la connerie, et au fil des rénovations de supermarchés, on commence à voir des suppressions de caisses automatiques…

 

Finalement, l'humain est un robot efficace...

 

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 16:44

Mais cela, tout le monde ou presque l'a oublié… on préfère se dire « cool un jour férié » ou alors « c 'est bizarre qu'on ait gardé un jour férié pétainiste »… ou encore « il y a trop de jours fériés en mai, cela nuit à la croissance » comme le dit tous les ans le Medef relayé par la presse aux ordres.

Et comme tous les ans, cette journée qui devrait être pour moi une journée de lutte, ou au moins une journée militante et active, est une journée désespérante…

Je ne vais pas énumérer toutes les causes de ce « désespoir », mais voici les principales :

- D'abord, les centrales syndicales sont impuissantes à mener les luttes. Soit qu'elles manquent de forces vives, soit qu'elles soient dirigées par des incapables en matière d'analyse socio-économique, de revendications, de gestion de luttes, etc. Soit les deux… J'ai tout juste entendu récemment un nouveau leader syndical parler rapidement de réduction du temps de travail. Pour le reste, c'est le désert intellectuel. A part des compromis compromettants, rien de bien motivant… il n'y a même plus de critique du capitalisme ou du marché libre… la pensée unique, juste dans les rangs syndicaux… on touche le fond quand on entend certains défendre le travail du dimanche. Il y a même une compétition pour doubler la CGC par la droite, c'est tristement affligeant… et à gerber (un berger à gerber, ah ah… ma blague ne me fait même pas rire, tellement ça me fait biiiip de réentendre sa voix dans mes pensées).

- Ensuite, les travailleurs eux-mêmes me désespèrent, dans leur immense majorité. « C'est normal qu'on ait perdu des RTT, on en avait trop ». « D'façon faut bosser pour s'en sortir hein ». « Y'en a marre de payer des assistés à rien foutre ». « Elle est bien cette boite on a des heures sup ». « Je bosse beaucoup et je ne gagne pas lourd, mais j'ai un boulot alors je ne me plains pas ». « Quoi ? Tu veux un travail qui te paye de quoi vivre et qui te laisse du temps pour toi et ta famille ? Ah bin si tu veux pas bosser aussi... ! ». Et j'en passe, des tonnes et des tonnes… Quand est-ce que tous ces gens vont ouvrir les yeux ? Vont-ils un jour comprendre que le chômage est organisé en ajustant la durée du travail, parce que le chômage permet de maintenir la pression ? Vont-ils un jour comprendre que la quantité de travail à fournir pour « produire » tous les biens et services nécessaires n'est pas si énorme que ça, et qu'on pourrait se partager et le travail et ses fruits, au lieu d'être en compétition pour avoir beaucoup de travail et peu de fruits ? D'ailleurs, vont-ils un jour comprendre qu'on devrait avoir un débat démocratique sur la nécessité de certains biens et services… ? Vont-ils un jour lire autre chose que le programme TV, pour comprendre que le problème de la dette et de la création monétaire n'a rien de très compliqué, et que les mensonges de nos gouvernements doivent cesser ? Vont-ils un jour comprendre qu'on pourrait très bien vivre sans courir après la sacro-sainte croissance ? Etc etc etc. je m'arrête parce que je me démoralise au fur et à mesure que j'écris ces lignes…

En ce 1er mai, je ne crois plus aux travailleurs dans leur ensemble. Y'en a trop qui se laissent abrutir et qui deviennent cons, y compris parmi leurs représentants. Le Medef, les partis politiques, les puissants de ce monde, eux ne se laissent pas abrutir. Ils ont tout compris, ils ont organisé le monde pour qu'il fonctionne à leur profit. Et nous on regarde faire, on se déchire entre nous, on cherche et on trouve des bouc-émissaires faciles.

En ce 1er mai, je n'ai plus le courage de convaincre...

Alors, profitez bien de votre jour férié sans penser au système économique, surtout ne lisez pas, travaillez bien samedi voire dimanche, ou allez consommer dans des magasins samedi et dimanche pour faire travailler les autres, râlez contre tout ce qui est fermé le 1er mai, râlez contre le mauvais temps et l'assisté ou l'étranger, et continuez votre vie malheureuse en pensant qu'en étant plus malheureux (en travaillant plus) vous pourrez devenir heureux (avoir plein d'argent).

J'ai une foutue envie de dire merde, mais comme je crois en certains d'entre vous qui me lisez, je ne le dis pas… oh pis si, tiens ! Merde !

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 14:27

Désolé pour mon franc parler, mais vraiment j'en ai ras-le-bol de ces journalistes qui ne font pas leur boulot correctement...


Donc, décryptage:


1- le FN ne s'est ni ramassé, ni amélioré. Il est à peu près constant.

Non non, je n'ai pas bu! Je regarde juste les chiffres: Présidentielle 2012: 6,4 millions de voix. Européennes 2014: 4,7 millions de voix (tout le monde disait que le FN avait monté énormément, mais c'était faux en nombre de voix. Le pourcentage avait monté à cause de l'abstention massive). Et aux départementales de dimanche dernier: 5,1 millions de voix. La stabilité, donc. Seul le niveau de l'abstention fait bouger le pourcentage du FN.


2- le PS s'est bel est bien ramassé. Il n'a pas réussi à sauver les meubles, comme les journalises le disent.

Car en fait, les 21% annoncés ne sont pas ceux du PS. Le PS seul n'a fait que 13,3%. L'alliance du PS avec d'autres (dénomination Union de la Gauche (UG)) a fait 8,17% de plus, pour faire les 21% annoncés. Mais ces 8,17% ne peuvent être attribués que pour moitié au PS. Le score réel du PS est donc de 17,4%. Une belle claque!


3- le reste de la gauche dépasse le PS! Ces autres partis de gauche ont été annoncés comme dérisoires (4,7% au Front de Gauche, 2% à EELV), alors que premièrement il manque des comptages (j'explique plus loin), et deuxièmement comme ils n'avaient pas de candidats partout, on ne peut pas mesurer leur audience de manière nationale!

Donc, explication du premièrement: il manque des comptages! Les étiquettes Divers Gauche regroupent des candidats de gauche de différentes étiquettes hors PS. En majorité ce sont des alliances Front de Gauche et EELV. Donc leur score devrait être réparti entre Front de Gauche et EELV. Cela représente 6,8%, pas négligeable! De plus il y avait des candidatures PCF (1,3%). Et il ne faut pas oublier la moitié des scores de l'étiquette Union de la Gauche (UG). Au total, les forces de gauche hors PS représentent 14,82% sans compter la moitié des scores UG, soit déjà plus que le PS! En répartissant ces voix UG, on obtient PS: 17,39%, reste de la gauche: 18,91%; CQFD, la gauche de la gauche bat le PS! Mais comme elle est éparpillée et sans leader, elle est inaudible pour un journaliste normalement constitué, c'est-à-dire qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez.

Explication du deuxièmement: beaucoup de cantons n'avaient comme candidats que 3 binomes: 1 d'union de la droite, 1 du PS ou d'union PS et autre, 1 du FN. Donc dans ces cantons on ne peut pas mesurer les intentions de vote pour l'autre gauche. Donc diviser les scores Front de Gauche et EELV par le nombre national d'électeur n'a pas de sens! Il vaudrait mieux aggréger les scores des cantons où il y avait ces candidats, sans les autres, pour observer les pourcentages... mais cela demande un vrai travail de recherche, qui prend un peu plus que 3 minutes pour rédiger un torch'biiiiiip

 

Donc, mon analyse, c'est que:

- L'abstention a encore gagné l'élection. Signe que la moitié des Français ne croit plus en nos "élites" politiques, qui de toute façon mènent à peu près la même politique économique et sociale de droite.

- Le FN est stable et ne menace pas plus qu'hier notre démocratie très imparfaite.

- le PS n'en finit pas de s'enfoncer, à cause de sa trahison constante depuis l'élection présidentielle de 2012.

- la gauche alternative a un potentiel important, mais elle n'en est même pas consciente, tellement elle est divisée et menée par des carriéristes éparpillés...

 

Et enfin, constat très local: à Piré le résultat est éloquent. Mes amis politiques sont vraiment peu nombreux... Quand je croise quelqu'un, je n'ai qu'une chance sur 30 de tomber sur quelqu'un qui partage à peu près mes idées... encore une bonne raison de rester dans ma campagne... euh...

 

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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 15:54

En ce 1er janvier, il est de tradition de souhaiter une bonne année et plein de belles choses à tout le monde...

D'abord, j'avoue que je n'ai pas envie de souhaiter cela à tout le monde! A ceux que j'aime, oui. Pour les autres, je garde pour moi ce que je pense...

Ensuite, je n'aime pas trop souhaiter des choses sans y penser vraiment. Je ne suis pas du genre à envoyer un sms ou un e-mail type à tout mon carnet d'adresses. Quel intérêt? Quelles pensées réelles adresse-t-on aux gens de cette manière?

Enfin, les mots traditionnellement choisis (santé, bonheur, amour, réussite), me rappellent d'abord les évènements douloureux de l'année écoulée, pour ma famille et pour mes proches.

J'ai -encore- vu des amis perdre un proche, fauché trop tôt, trop brutalement, par la maladie. Je pense d'abord à eux et à cette douloureuse injustice. Je pense ensuite qu'on devrait lutter contre les causes de ces maladies, avant de se souhaiter d'avoir de la chance pour passer au travers. Bien sûr, j'espère que mes proches auront cette chance, mais je ne veux pas m'arrêter là...

Je vois aussi trop de gens qui vivent une drôle de vie, sans avoir le temps de voir leurs enfants ni leur conjoint, tellement le travail a de place dans la vie. Je vois donc qu'ils ne sont pas heureux, que pour l'être ils devraient moins travailler. Mais je ne me vois pas leur souhaiter de moins travailler, car cela signifierait moins de revenus, donc probablement des difficultés pour boucler les fins de mois... De même, comment leur souhaiter une réussite professionnelle si celle-ci leur amène trop de responsabilités stressantes, avec son cortège de risques cardiovasculaires, de burn-out, etc. ? Pour autant, je pense très fort à ceux qui sont privés de travail, et j'ai peine à leur souhaiter d'en trouver car j'ai peur de remuer le couteau dans la plaie.. bon, là c'est fait... l'injustice est trop grande de voir des diplômés à l'ASS... tu te reconnaitras si tu me lis, gros bizoux!

Mais je vois bien que le noeud du problème socio-économique est là: l'équation qui lie la quantité de travail et la somme de revenus est mal équilibrée: certains n'ont pas le droit de travailler, tandis que d'autres travaillent trop pour des revenus tout juste suffisants pour survivre, alors que quelques-uns se gavent de toujours plus de pognon... pendant ce temps-là, nos médias complaisants et irresponsables nous montrent du doigt les "autres" qui "profiteraient" du système: étrangers, nomades, miséreux fuyant les guerres, etc. Je bous de voir tant de mes concitoyens qui ne se rendent pas compte que le problème réside dans les principes mêmes du capitalisme, et de la recherche de croissance à tout prix. Ceci est d'ailleurs vrai aussi pour les problèmes environnementaux et sanitaires, et cela rejoint ma préoccupation sur les maladies mortelles évoquées précédemment: si on évitait de polluer, on aurait moins de cancers. Les pollutions incessantes sont bien dues à cette recherche effreinée de croissance économique irraisonnée...

 

En résumé, bien sûr je vous souhaite à tous une bonne santé, du bonheur, de l'amour, de la réussite... Mais je vous souhaite cela de manière RA-DI-CALE (radical = qui vient à la racine): je vous souhaite surtout de vous rendre compte de l'origine de ce qui trouble votre santé, votre bonheur, votre réussite, votre amour, et je vous souhaite de trouver des solutions réellement durables.

 

Bonne année radicalement heureuse!

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 06:08

Je viens de terminer la série documentaire d'Arte sur le capitalisme http://info.arte.tv/fr/clone-capitalisme-clone
L'histoire du capitalisme n'est pas glorieuse du tout... entre esclavage, rapport de force, et dettes pour justifier l'asservissement, on est loin de "l'auto-régulation entre acteurs égaux par une concurrence libre et non faussée" !!!
Quand est-ce qu'on fait un pas de côté? Quand est-ce qu'on écoute ceux qui nous proposent quelques régulations? Je ne parle même pas de révolution, juste de régulation...
Quand je vois comment on ostracise ceux qui ne veulent pas des grands projets inutiles (barrage de Sivens, aéroport NDDL, ferme des 1000 vaches, etc.), ça me sidère. Ces gens expriment juste leur souhait de placer autre chose que l'économie en tête des priorités. Comme l'expression de cette idée n'est jamais prise en compte (les enquêtes publiques sont de simples enregistrements des projets et de quelques maigres compensations pas à la hauteur), ces personnes se retrouvent en opposition physique sur les sites, et pour tout dialogue on leur oppose une rangée de "forces de l'ordre" surarmées. Mais de quel ordre parle-t-on? L'ordre économique et financier, toujours et encore...

Quand je vois, aussi, comment les médias se moquent de tous ceux qui osent évoquer l'idée de décroissance économique, ça me dégoute. La plupart des médias tournent l'idée en dérision, en confondant décroissance financière et limitations du développement des pays pauvres. S'ils avaient lu ne serait-ce qu'une demi-page sur la décroissance, ils comprendraient simplement qu'on pourrait, ici, se freiner un peu sur les smartphones et sur l'orgie de bouffe immonde, pour laisser d'autres personnes manger à leur faim. Mais ceci ne tient pas en 140 signes...

Du coup tout le monde en reste à cette idée simple, et même simpliste: "pour tout résoudre, y'a qu'à faire croitre la masse de pognon". Simple, limpide, facile. Yakafokon. Tant pis pour les gens qui souffrent, tant pis pour la planète, tant pis pour nos enfants (on ne parle plus des générations à venir, mais de celle qui est déjà là, vu l'état de la planète). Sauf que... ça ne marche pas! Un seul exemple en 140 signes: la planète produit la ration alimentaire pour 12 milliards. Nous ne sommes que 7, pourtant 850 millions ont faim.

Le capitalisme, et la recherche de croissance économique à tout prix, ce sont des idées simplistes, très confortables intellectuellement. Tandis qu'y réfléchir, chercher pourquoi ça ne marche pas, et comment on pourrait faire autrement, c'est un peu plus compliqué. Le drame de notre temps, c'est que trop de gens refusent d'utiliser leur cerveau plus de 3 secondes (à peu près le temps de lire un tweet, quoi).

Combien de crises attendra-t-on avant d'y réfléchir? Combien de morts de faim, de suicidés, de malades du travail, de malades de la pollution, etc etc... ?

 

Bon, il est 6h30, l'heure de se mettre en route pour une journée de travail... c'est que j'ai une dette à rembourser...

 

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4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 15:46

Je viens de perdre un appel d'offres. Rien de dramatique en soi. Des fois on gagne, des fois on perd. Mais le vainqueur a proposé un prix presque 3 fois inférieur au mien... cela m'interpelle, encore plus que pour les appels d'offres précédents, pour lesquels le rapport était plutôt de 1,2 à 1,5.

J'avais serré un peu le taux horaire, pour me placer à 35 € HT/heure. NB: il s'agit de la facturation de l'entreprise, pas de ma paye. Là dessus il faut payer les charges de l'entreprise: loyer, internet et téléphone, électricité, assurance, déplacements, comptabilité, matériels et logiciels informatique, matériel de diagnostic, etc. S'il reste quelque chose, éventuellement, j'ai une paye... et 35 € HT/heure, c'est moins que le garagiste du coin, c'est à peu près le prix des artisans du bâtiment. Je ne pense pas être très cher...

Donc, soit le vainqueur travaille plus de 3 fois plus vite que moi, soit il facture moins de 12 € HT/heure, soit... soit le boulot est bâclé ? Sans doute pas, puisque la prestation est contrôlée par l'Ademe. Si je vous dis qu'en plus l'entreprise est dans les Alpes pour une prestation dans une commune proche de Rennes...c'est une prestation sur les économies d'énergie, sans rire...

Donc... donc je ne comprends plus rien... la concurrence est rude à ce point qu'il faille travailler sans se payer? Mais à quoi bon? Comment l'entreprise vainqueur de cet appel d'offres pourra-t-elle survivre si c'est toujours comme ça?

Cette fois, je ne citerai pas la collectivité et ne donnerai aucun indice, pour éviter de recevoir comme l'autre fois un courrier recommandé me disant que je ne suis pas gentil...

Vive la concurrence qui fait baisser les prix, au bénéfice du contribuable... et au risque de faire couler aussi les vainqueurs des appels d'offres!!!

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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 15:56

Aujourd’hui c’est le marathon de la vie, une course organisée chaque année entre Rennes et Piré-sur-Seiche pour aider les malades atteints du cancer. C’est une très belle initiative, généreuse et solidaire. D’ailleurs je regrette de ne m’être pas remis à courir assez tôt pour pouvoir y participer. Mais en croisant le parcours de la course tout à l’heure, j’ai vu une énorme contradiction… vous allez dire que je râle encore, qu’il faut toujours que je sois radical et dénigreur. Alors je prends des pincettes (que je saisis avec des gants !), et je vous dis qu’il ne faut pas se méprendre sur mes propos : j’approuve cette belle course et tous les gestes de solidarité qui l’accompagnent.

Mais je trouve quand même une contradiction majeure de certains participants aperçus tout à l’heure. Ceux sont ceux qui aiment se faire applaudir chaque année, se faire prendre en photo et dire quelques mots pour les journaux locaux, pour nous tirer une larme de compassion, mais qui en même temps ne font pas un dixième de ce qu’il faudrait faire quand ils sont dans leur bureau au pouvoir, pour travailler sur la prévention du cancer (pour l’éviter, donc) : par exemple :

- favoriser l’alimentation bio à la cantine (moins de pesticides dans l’assiette, dans l’air et dans les sols des campagnes)

- lutter contre les feux de déchets verts dans les campagnes (moins de particules fines, de dioxines, etc. dans l’air). D’ailleurs ces feux sont interdits depuis fin 2011, mais à Piré tout le monde s’en fiche apparemment… j’en respire environ un samedi sur deux ou trois…

- mettre en place un plan zérophyto pour les espaces verts (il y a eu des progrès à Piré, mais je vois toujours de l’antilimace dans les bacs à fleurs…)

- faire de la prévention auprès des particuliers sur les pesticides dans leurs jardins (les pesticides du bourg de Piré finissent tous dans la Quincampoix, rivière qui borde le bourg, et alimentent donc les nappes phréatiques en aval. En campagne je vois des fossés ou des entrées de cour désherbés aux pesticides alors que c’est interdit à moins d’un mètre d’un fossé…)

- proposer des lignes de pédibus pour avoir moins de voitures dans le bourg à l’heure des écoles, (moins de pollution atmosphérique, surtout que les voitures sont « froides » entre la maison et l’école, donc les filtres à particules ne fonctionnent pas, la combustion est incomplète, etc.)

- et en prenant le temps de concerter sur le sujet, ou de regarder ce qui se fait ailleurs, je suis sûr qu’on trouverait plein d’idées sur le sujet.

Je trouve cela un peu disproportionné et démago de faire pleurer sur les malades, alors qu’on n’agit pas pour faire de la prévention. Une journée de bonne action par an ne suffit pas pour cacher toutes les journées d’inaction en matière de prévention. On ne peut pas se donner bonne conscience à si bon compte. Mais bien sûr, la responsabilité n’est pas seulement celle des personnes que j’ai aperçues tout à l’heure. Elle est partagée à tous niveaux, du sommet de l’Etat au particulier.

Il faut attaquer le mal à la racine… c’est-à-dire littéralement être « radical » ! Je vais encore passer pour un extrémiste radical, justement, mais j’assume !

C’est bien d’aider les malades (j’ai toujours mes gants et mes pincettes ;-), mais c’est bien aussi d’éviter que d’autres tombent malades…

Ce raisonnement vaut dans de nombreux domaines, où la contradiction ne dérange pas grand’monde, mais moi je la supporte de moins en moins… désolé !

Exemples : roulez moins en voiture pour sauver la planète, mais achetez plus de voitures pour sauver les usines ; consommez moins d’électricité et financez des énergies renouvelables, mais n’arrêtez aucune centrale nucléaire ; consommez moins d’eau l’été, mais subventionnez les golfs et les stades de foot arrosés tous les jours ; offusquez-vous des algues vertes sur les plages, mais intensifiez les productions agricoles pour exporter toujours plus ; etc etc. Je pourrais en mettre des pages…

 

J’arrête de râler, et vous souhaite une bonne fin de week-end, et une bonne semaine !

 

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 09:34

 

La rentrée scolaire est passée, et pour les parents d’élèves vient le temps d’organiser les différentes « instances » pour l’année : bureau de l’APE, élections au conseil d’école, commissions,….

Pour ma part, la question qui se pose est « est-ce que je me présente de nouveau à l’élection au conseil d’école ? »

J’ai trouvé quatre raisons pour répondre non, et deux raisons pour répondre oui. Voici les « titres », qui sont développés ensuite.

Pour répondre « non » :

1-      Des parents qui ne s’intéressent pas.

2-      Des parents contradictoires, et/ou avec qui je ne suis pas d’accord, et/ou dont je ne me sens pas représentatif.

3-      Une mairie qui n’a pas toujours envie d’avoir notre avis.

4-      Des remarques personnelles qui me pèsent.

Pour répondre « oui » :

1-      L’impression de faire avancer des choses, et la nécessaire représentation des parents.

2-      Les nouveaux rythmes scolaires en cours de démarrage.

 

En préambule, je tiens à préciser que personne ne doit se sentir « visé » personnellement. Certains vont peut-être se reconnaitre : qu’ils sachent que je ne leur en veux pas, et que c’est l’accumulation qui a fait ma décision. Aucun élément isolé, n’a déclenché seul cette décision.

Par ailleurs, il se peut que certaines tournures de phrases ne plaisent pas. Je vous prie de m’en excuser par avance… les tournures de phrase incisives, c’est un peu ma signature aussi ! On ne se refait pas ! Donc, allons-y :

 

1-      J’ai l’impression que la plupart des parents (je n’ai pas dit « tous ») ne s’intéressent pas à ce qui se passe. En quatre ans, j’ai organisé une bonne douzaine de réunions entre parents, afin de préparer les réunions officielles ou pour débattre de sujets importants entre nous. La plus fournie de ces réunions a rassemblé 16 personnes, dont 9 parents élus au conseil d’école. Rappelons que l’école compte plus de 140 familles (120 il y a 4 ans). Je veux bien que certains aient une bonne excuse, que d’autres soient seuls pour garder les enfants, mais sur 140, tout de même…

Il est possible que ce problème provienne de ma façon de conduire les réunions, car j’ai remarqué que certains parents venaient une fois puis ne venaient plus du tout… ce qui renforcerait l’argument du « non, je ne dois pas me représenter »…

De plus, j’ai souvent rédigé des comptes-rendus de réunions (de ces réunions entre parents –notamment pour les rythmes scolaires-, ou de réunions avec la municipalité, ou avec les enseignants). Je ne compte plus le nombre de fois où je me suis aperçu qu’ils n’avaient pas été lus. J’ai tout essayé : distribution papier, e-mails, blog. Rien n’y fait. J’ai aussi entendu beaucoup de critiques -j’y reviendrai au point 4-, notamment que mes comptes-rendus étaient trop longs. Permettez-moi de vous dire qu’on ne peut pas décemment résumer des réunions de 3h en moins d’une page. Malheureusement, lire un compte-rendu demande quelques minutes et un petit effort de concentration. La dictature de twitter vous perdra mes amis, car aucun argumentaire sérieux ne tient en 140 signes. Ne laissez pas un outil informatique raccourcir votre esprit… Bref, passons. De plus, je vous présente toutes mes excuses, mais je ne peux pas passer mon temps devant l’école ou lors des festivités pour tout raconter à l’oral en petits groupes, comme certains me l’ont demandé sans rire…

Je retiens que ce que j’ai fait n’intéresse pas grand’monde, et cela m’interpelle, puisque je ne suis que bénévole pour faire tout cela… j’ai pris du temps sur ma vie de famille, et parfois sur mon temps de travail, pour faire tout ce boulot pour la collectivité, pour les enfants et les familles de l’école… et je vous l’avoue humblement, le sens du sacrifice a ses limites…

Je note que quand c’est la mairie qui organise une réunion, il y a une trentaine de parents. C’est mieux. Mais ce n’est pas folichon tout de même, sur 140. Il s’agit des rythmes scolaires, dont vous ne pouvez pas ne pas avoir entendu parler ! Ne pensez-vous pas que c’est un sujet majeur pour vos enfants ? Il y a un décalage de ressenti entre moi et la majorité des parents, ce qui m’amène au point 2.

 

2-      Je ressens un décalage, plus ou moins important, sur de nombreux sujets. A tel point que je ne me sens pas –plus- représentatif. Voici quelques exemples, dont certains peuvent paraitre anodins, mais qui ne le sont pas du tout. Ils sont révélateurs de contradictions importantes que je ne supporte plus très bien… Pour résumer ce long paragraphe, on peut dire que cette année je n’ai pas aimé passer plus de temps à convaincre des parents que de temps à convaincre les enseignants ou la mairie. C’est un comble, d’avoir surtout des difficultés avec ceux que je suis censé représenter…


 

a-    Je pense qu’on ne devrait pas distribuer de bonbons dans les classes. Ce ne sont pas les enseignants qui le font, ce sont les parents qui en donnent des sacs entiers à leur enfant le jour de leur anniversaire. Et en général, ce n’est pas un mais quatre, cinq, dix bonbons par enfant qui sont distribués. Quand j’ai commencé à dire que ce serait bien de calmer le jeu, j’ai entendu d’une part ceux qui riaient de ma remarque, et d’autre part ceux qui hurlaient « mais enfin c’est leur anniversaire, ce n’est qu’une fois par an ». Oui mais dans une classe de 30 (l’an dernier, deux classes de maternelle à 30), avec 34 ou 36 semaines d’école, cela fait en moyenne une fois par semaine un sachet de bonbons. On y ajoute les anniversaires entre enfants en dehors de l’école, les réunions de famille, les grands-parents ou les tontons, et on se retrouve avec des bonbons par kilos dans l’alimentation d’enfants. Excusez-moi mais j’ai fait d’autres choix alimentaires que les bonbons à profusion, et je ne mets pas mes enfants à l’école pour qu’on les gave sans avoir mon mot à dire. D’autant plus si on regarde la composition de ces bonbons, car bien sûr ce ne sont pas des friandises bio qui sont distribuées… Sur ce sujet, j’ai été très seul parmi les parents. Je n’ai eu du soutien que chez quelques enseignantes, qui freinent les distributions dans leur classe. Merci à elles. Je relève aussi la contradiction énorme de tous ces parents, qui demandent à la cantine un bon équilibre alimentaire, et des aliments de qualité (du « label » notamment), tandis qu’on gave les enfants de saletés chimiques. C’est cela qui m’a fait quitter la commission cantine, par exemple.


 

b-      Je pense que les enfants devraient faire une vraie sieste, jusqu’à l’entrée en CP au moins. Au-delà, un temps de repos après la cantine devrait être possible pour ceux qui le souhaitent. Mais je me suis trouvé bien seul pour demander, non pas tout ce que je viens d’exposer, mais seulement à ce que les MS (4 à 5 ans) aient la possibilité de faire vraiment la sieste. Vous semblez nombreux à ne pas trouver important que les petits dorment un peu en début d’après-midi. « De toute façon ils ne veulent pas ». Par contre vous êtes nombreux à les trouver fatigués en fin d’après-midi… vous ne faites pas le lien ? Soit, je m’arrête là ! Ceci m’amène au sujet des rythmes scolaires…

 

c-       Même si vous êtes peu à être venus aux débats qu’on a organisés, vous avez tous un avis. Tant mieux ! Mais j’avoue ne plus supporter (désolé…) ceux d’entre vous qui disent « de toute façon c’est n’importe quoi » « ça peut pas marcher » « c’est de la merde ces horaires » et autres remarques à l’emporte-pièce. Lisez les comptes-rendus qui sont sur le blog de l’APE, lisez les journaux pour voir ce qui marche et ce qui ne marche pas ailleurs, et vous verrez (j’espère) que ce qui est mis en place à Piré n’est vraiment pas mal du tout. Je pense que c’est le mieux (le moins pire ?) qui pouvait être fait :

 

·Des activités organisées, encadrées, avec de vrais sujets éducatifs, culturels, sportifs, sur un temps qui le permet (en 45 minutes rien ne peut être fait).

·Des personnes et des lieux connus pour les maternelles.

· Ceux qui dorment (les PS) peuvent rester dormir, et gardent la même personne pour les surveiller et s’occuper d’eux.

·  Un horaire identique tous les soirs.

·  La gratuité des TAP.

· La cantine le mercredi midi si besoin, avec l’équipe municipale habituelle, donc avec les menus équilibrés et de qualité.

·  Et surtout, ce que peu de gens ont vu mais qui est presque le plus important : l’équipe enseignante place les enseignements les plus mobilisateurs (français et maths notamment) sur les 5 matinées, ce qui permet d’avoir tous les après-midis plus légers. Même les lundis et vendredis. C’est le principe premier de la réforme, et à Piré on ne fait pas semblant, on le fait.

Ces principes avaient été formulés par nous, parents de l’école, lors des premières réunions du comité de pilotage. Ils étaient issus des débats que nous avions organisés, même si nous étions peu nombreux, en nous inspirant de tout ce qu’on a pu lire sur le sujet, notamment avec l’expérience plus ou moins bonne des communes qui se sont lancées un an avant. Ces principes ont été entendus et bien pris en compte, car la municipalité avait eu de son côté des réflexions du même ordre. Donc, personnellement, je suis très content de la façon dont ça démarre. Je ne veux pas nier les difficultés (enfants de maternelle un peu désorientés en ce début d’année, organisation des familles pour les mercredis, etc.), mais c’est quand même pas mal du tout, et je félicite la mairie, les enseignants, et bien sûr Etienne et l’équipe d’encadrants pour leur travail et pour ce démarrage.

Pour tout cela, je suis très déçu et en total désaccord avec les gens qui disent « de toute façon ça marche pas leur truc » ou d’autres remarques peu réfléchies. Je le prends comme une insulte à tout le travail qu’on a pu faire sur le sujet, à tout le temps et l’énergie qu’on y a consacré… Pour y avoir beaucoup réfléchi, pour avoir beaucoup lu, pour avoir beaucoup discuté, et bien moi j’y crois, et je le dis ici sans détour : même si cette réforme n’est pas parfaite, j’y suis favorable. Je pense qu’elle peut apporter un mieux pour nos enfants (même si le samedi aurait été préférable, notamment, même si on aurait dû parler des congés scolaires trop longs, ou encore si on avait pu évoquer le contenu chargé des programmes à appliquer coûte que coûte…). Donc, ayant dit cela, je ne suis pas sûr d’être représentatif de la majorité des parents…

Permettez-moi de dire aussi que je n’ai pas du tout apprécié d’apprendre qu’une cinquantaine d’enfants n’étaient pas inscrits aux activités et se sont retrouvés « sur les bras » de l’équipe le premier jour. Il y a de la négligence de la part de nombreux parents, et franchement cela m’attriste… Au passage, bravo à l’équipe pour avoir su gérer cela sans incident majeur.

Enfin, sur ce sujet, je n’aime pas non plus entendre dire dès la première ou deuxième semaine que « ça y est, les enfants sont plus fatigués à cause des mercredis ». Ce n’est pas possible d’avoir un effet aussi vite. Après chaque vacance, il faut 2 semaines pour que les enfants reprennent le rythme. Et 2 semaines avant les vacances suivantes, ils sont fatigués. J’entends cela depuis 4 ans. Donc avant les vacances d’automne, allez-vous dire que leur fatigue est due aux nouveaux rythmes ? Par contre, je sais que nombre de parents ne couchent pas les enfants très tôt… la cause de la fatigue aussi rapidement après la rentrée est plutôt à chercher là, vous ne croyez pas ? Si on ajoute un coucher tardif au manque de sieste le week-end, et qu’en plus on leur fait faire des activités extra scolaires les soirs en semaine, on obtient un cocktail détonnant de fatigue et de mauvaise humeur. Pour rappel, un enfant a besoin de 11 heures de sommeil jusqu’à 6 ans, puis 10 à 11h jusqu’à 12 ans. Donc, pour se lever entre 7h et 7h30, il être au lit (livre fermé et lumière éteinte) entre 20h et 20h30. De plus, pour éviter le problème du lundi, il ne faut pas trop dériver le week-end… ceux qui ont eu le courage de me lire jusque-là doivent être en train de me détester… Mais je ne fais que restituer ce que j’ai compris de mes lectures sur les rythmes biologiques des enfants. A bon entendeur…


d-      Un autre exemple de sujet d’actualité : le parking. Vous êtes quelques-uns à trouver le parking dangereux, et vous nous demandez d’interpeller la mairie à ce sujet. Ce que nous avons fait, et du reste des aménagements ont été faits pour sécuriser les accès piétons. D’ailleurs, merci à l’équipe technique de la mairie, moi je trouve cela bien en attendant une solution pour éviter le stationnement « au milieu » du parking. Parce que, en réalité, le problème c’est quand des enfants doivent traverser une zone de circulation. Donc le stationnement au milieu est dangereux. Du coup, j’ai observé souvent comment cela se passe… Et bien… quelle claque ! Combien de parents laissent les enfants courir au milieu du parking ! Combien ne disent pas à leurs enfants de rejoindre les allées piétonnes mais les laissent passer à ras des véhicules en train de repartir ! Et pire… combien arrivent trop vite en voiture ! Encore pire : combien n’attachent pas leurs enfants ! Si si, je vous assure que certains jours mes deux mains ne suffisent pas pour les compter… et combien d’autres les attachent sans mettre de réhausseur sous leurs fesses, ce qui les étranglera avec leur ceinture au moindre freinage ! Le comble, c’est que parmi les râleurs, il y a des gens comme cela… les bras m’en tombent… du coup j’ai arrêté de regarder, pour ne plus avoir peur ! (les œillères, c’est le mieux pour vivre sans soucis… euh pardon je m’égare).

Par ailleurs, au sujet du nombre de places un peu juste, il faudrait demander à quelques parents de se garer plus loin en attendant les travaux (parking du Presbytère, place de la Porte) et de terminer le trajet à pied. Mais quand je vois le nombre de parents qui entreraient bien dans l’école en voiture si c’était possible, je me dis qu’il vaut mieux que je me taise… donc j’arrête sur ce sujet !


e-      Un dernier exemple de désaccord, mais cette fois c’est plutôt entre parents du conseil… comme chaque année, l’an dernier nous avons eu un dossier pas évident à gérer. C’était des cas de violence et d’incivilités dans la cour. Alors même que le directeur et l’équipe enseignante ont demandé à nous rencontrer pour en parler, il s’est trouvé des parents du conseil d’école qui préféraient qu’on minimise les choses, qu’on ne « dérange pas » les enseignants. J’ai entendu beaucoup de choses pendant cette période, que je peux difficilement retranscrire car les personnes concernées m’en voudraient ! Il fallait sans cesse édulcorer et adoucir mes propos, il fallait toujours arrondir les angles, il ne fallait pas dire ce que les parents concernés nous rapportaient. Mais je l’ai fait quand même, à peu près, avec beaucoup de précautions, et sans être nominatif. Et il n’y a pas eu de difficulté majeure avec l’équipe enseignante, que je remercie au passage pour son écoute et pour son travail sur le sujet, puisque les choses se sont apaisées dans la cour. Je suis globalement content du résultat obtenu, même si le travail n’est pas terminé, et même si des moments ont été difficiles à gérer.

J’ai trouvé particulièrement désagréable de passer énormément plus de temps à convaincre des parents de l’importance du sujet, que de temps à convaincre les enseignants. Ces derniers ont été très ouverts d’esprit et compréhensifs des inquiétudes des parents concernés. Mais pourquoi les parents du conseil n’étaient pas tous convaincus de l’importance de stopper les violences, verbales, psychologiques, et parfois physiques, dans la cour ? Cela reste un mystère pour moi. Peut-être y a-t-il eu un peu de déni face à ce que nous rapportaient les parents concernés. Peut-être y a-t-il eu des craintes de se fâcher avec les enseignants. Mais, comme je l’ai dit maintes et maintes fois, ce n’est pas parce qu’on discute d’un problème avec les enseignants qu’on remet en cause leurs compétences, ni tout ce qu’ils font de bien par ailleurs. On peut faire la part des choses tout de même.

Il y a déjà eu d’autres cas comme cela dans le passé, où on n’a pas été d’accord entre parents pour décider « si on évoquait tel sujet ou pas ». Je reste démocrate et suis d’accord pour avoir des débats entre nous, évidemment. Ce n’est pas forcément mon point de vue qui est le bon. Mais je n’aime pas beaucoup l’autocensure. J’ai toujours du mal à comprendre qu’il vaille mieux étouffer un problème plutôt que d’en parler. Peut-être aussi que certains parents n’aiment pas ma façon de parler en réunion, ce qui renforce l’argument pour ne plus me présenter… j’y reviendrai au point 4…


Bref, vous l’aurez compris, cette année j’ai eu du mal avec une partie des parents… allez passons !

 

3-      J’ai aussi, surtout depuis décembre dernier, un peu de mal avec les méthodes de travail de la mairie. Auparavant, il y avait de la concertation, par exemple sur les rythmes scolaires. La mairie exposait ses intentions, écoutait les avis, modifiait son projet, etc. Une bonne dynamique, qui se passait très bien et qui m’a plu. Et puis il y a eu le débat sur le mercredi midi, où les élus n’avaient pas très envie de gérer la cantine, mais ils ont finalement accepté de le faire suite aux demandes des parents. D’ailleurs, j’ai apprécié cette réouverture du dossier et ce qu’il en est sorti. Mais j’ai le sentiment que depuis cet épisode, la méthode a changé… car ensuite, on n’a eu des réunions que quand tout était bouclé, et qu’il était trop tard pour changer ! ça a été le cas pour le contenu des activités (les TAP), qui nous a été présenté après le dépôt du dossier à l’inspection académique ! Autant dire que rien ne pouvait être changé… De même pour la construction du bloc maternelle, qui n’a été présenté qu’à deux parents, 3 ou 4 jours avant le vote en conseil municipal, sans nous laisser de plans ni le temps d’en parler à d’autres parents… Sur le fond, ce n’est pas si grave pour ces deux dossiers là, car j’ai l’impression qu’ils sont bien ficelés. Mais en termes de méthode, je ne trouve pas cela très ouvert. Pour le résumer rapidement, je dirais que désormais on a de l’information, mais plus de concertation… dommage ! Du coup, je ne vois plus très bien l’intérêt de passer du temps en réunion si notre avis n’est même plus sollicité… Mais, peut-être que je me fais des idées, que c’était juste un souci de calendrier… Et puis je minore moi-même ce point, puisque quand on a le temps de recueillir l’avis des parents, ceux-ci ne viennent pas le donner !! Bref, je radote…

Ce troisième point est moins grave pour ma décision que les deux premiers. Car en fait, quelle que soit la façon de faire de la municipalité, il est important que des parents soient présents et donnent leur point de vue, qu’il soit positif, ou négatif, ou nuancé.

 

4-      La quatrième raison, c’est l’ensemble des remarques que je me prends en plein poire, assez régulièrement. En général, elles ne sont pas dites méchamment, et souvent cela part d’une bonne intention, pour que je m’améliore. Mais je ne peux que constater qu’elles perdurent, malgré mes tentatives d’amélioration… c’est donc que je n’y arrive pas ! Ce sont des remarques du style « compte-rendu trop long » ou « avec des phrases trop compliquées », « trop austère », « fait peur », «  ne donne pas envie », « répète toujours la même chose avec la sieste ou les bonbons », « trop radical », « trop négatif », et j’en passe parce que ça fait un peu mal de ressasser tout cela… il y a aussi des messages indirects, quand des parents me disaient : « Attention Dany, il ne faudrait pas fâcher les enseignants ou la mairie pour ne pas gêner l’APE, pour ne pas mettre en péril la subvention, etc. ». Comme s’il était concevable de mettre des problèmes sous le tapis pour ne pas gâcher la fête… Et alors que je n’ai jamais entendu la mairie ou les enseignants mélanger les sujets ! Et puis j’ai aussi entendu dire et répéter souvent à d’autres acteurs : « Ne mélangez surtout pas l’APE et le conseil d’école, ce que disent les parents du conseil d’école n’engage pas l’APE ». Techniquement c’est vrai. Mais le message c’est quand même une remise en cause de la représentativité et du travail des parents du conseil d’école… qui fait mal…

Donc :

-  désolé d’avoir fait des comptes-rendus du mieux que je pouvais (d’autres auraient pu les rédiger, aussi…),
-  désolé pour mon phrasé (je lis trop de livres, sans doute),
-  désolé de faire le job sérieusement et méthodiquement (déformation professionnelle sans doute),
-  désolé s’il y a parfois des sujets pas drôles du tout,
-  désolé si je fais peur… même si j’ai du mal à voir qui a peur ? et pourquoi ?
-  désolé si certains sujets me tiennent à cœur, comme la santé des enfants qui provient d’abord de leur bon sommeil et de leur bonne alimentation,
-  désolé de chercher à résoudre les problèmes « à la racine » c’est-à-dire littéralement « de manière radicale »,
-  désolé si je n’ai pas peur de parler des sujets difficiles… mais il me semble que je disais aussi ce qui était bien, non ?
-  désolé si mon fil conducteur est l’intérêt des enfants, et qu’en conséquence je ne cherche pas à « ne pas déranger »,
-   enfin, désolé si dans ce texte certains se sentent visés ou blessés, ce n’était pas le but. J’ai besoin de vider mon sac avant de le poser.

 

Bon, c’en est assez. Je pourrais en trouver plein d'autres, des motifs pour arrêter, mais je pense que cela suffit pour cette année! Tiens, j’ai encore fait de longues phrases… austères, négatives, et radicales !

 

A contrario, ce qui aurait pu me retenir, c’est :

 

1-      Le sentiment de faire avancer des choses. Chaque année depuis 4 ans, il y eu des choses à gérer en tant que représentant de parents. Et j’ai l’impression qu’on a pu faire avancer ces choses dans un sens positif à chaque fois. Il est important d’avoir des parents qui s’occupent de cela, qui soient interlocuteurs de l’équipe enseignante, des personnels de l’école, de l’inspection de l’éducation nationale, et de la mairie. Comme j’entends par ci par là qu’il y aura des candidats, je suis rassuré !

 

2-      Le sujet des rythmes scolaires est à mes yeux fondamental. Je pense qu’il ne faut pas détricoter la réforme, et qu’il faut surtout avoir en tête le principe premier de cette réforme : « les enfants apprennent mieux le matin ». Nos enfants ont besoin que des parents vigilants soient présents, pour veiller à leurs intérêts d’abord. Les bonnes choses qui ont été appliquées à Piré doivent être maintenues, sans empêcher des adaptations si besoin.

 

Donc, pour conclure (enfin !), je pense que vous l’aurez compris, cette année je ne serai pas candidat au conseil d’école. J’ai besoin d’une pause, et je pense qu’il est bon de laisser de la place à d’autres. Cette année je serai un papa ordinaire, qui viendra avec plaisir et attention aux réunions proposées par les représentants de parents…

Eventuellement, si les parents du conseil et le bureau de l’APE le souhaitent, je veux bien participer au comité de pilotage sur les rythmes scolaires, parce que je considère que l’importance de ce sujet dépasse mes petits problèmes de conscience, de nœuds au cerveau, et de boule au ventre ! Tout en sachant que je conserverai forcément les principes évoqués ici dans ce texte… et que j’aurai du mal à corriger mes défauts notoires !

 

 

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 07:31

Dans son numéro de juin 2014, le magazine Que Choisir épingle des professionnels de la rénovation énergétique. Le magazine a fait venir des professionnels labellisés RGE, donc formés pour faire attention à l’ensemble des aspects énergétiques d’un logement. Il a aussi fait appel aux fournisseurs historiques d’énergie (EDF et GDF-Suez), qui ont envoyé leur bureau d’étude (filiale ou sous-traitant) pour réaliser un diagnostic global. Les espaces info-énergie locaux ont aussi été contactés.

On a donc 3 types de résultats, assez logiques :

1-      Les artisans ont surtout fait un devis correspondant à leur corps de métier. Même s’ils sont censés faire attention à l’ensemble des aspects, leur formation RGE de quelques jours ne peut pas remplacer un Bac+2 ou Bac+3 de thermicien ou de conseiller énergie-bâtiment. La qualification RGE n’est qu’une sensibilisation. De plus, le penchant naturel d’une entreprise est de chercher à vendre ce qu’elle fait, non pas de vous dire « faites appel à d’autres ». On ne peut pas demander de la neutralité à quelqu’un qui cherche à survivre dans un secteur du bâtiment sinistré… Il est donc assez logique que la belle intention du label RGE ne fonctionne pas. Un seul professionnel a eu la sagesse de dire « rien ne sert de mettre de l’eau dans un seau percé, il faut étancher l’enveloppe ». Bravo à lui, je salue son honnêteté.

 2-     Les bureaux d’étude envoyés par EDF ou GDF-Suez ont surtout fait des recommandations sur les systèmes de chauffage et de ventilation, rarement sur l’isolation de l’enveloppe. C’est malheureusement ce qui arrive quand un vendeur d’énergie vous parle d’économies d’énergie. Il cherche à ce que vous en consommiez quand même suffisamment, sinon il perdra trop de chiffre d’affaire ! Aucune neutralité ni indépendance n’est possible quand le donneur d’ordre est un fournisseur d’énergie… Un de ces pseudos bureaux d’étude a même fait des devis de travaux, ce qui est limite malhonnête : comment peut-on être juge et partie ? Le pire, c’est que ces audits étaient payants alors qu’ils sont partiaux.

 3-   Les espaces info-énergie ont fait un travail de grande qualité : recommandations sur tous les aspects, en commençant par l’isolation, pour finir par le système de chauffage, sans oublier la ventilation. Ces services publics, accessibles gratuitement, sont neutres et indépendants. Leurs techniciens sont généralement très compétents. Le seul bémol est qu’ils n’ont pas souvent les moyens de se déplacer ni de faire des études poussées (thermographie infrarouge, simulations logicielles, calculs, etc.).

Il manquait un quatrième type d’acteurs, pourtant cité dans les recommandations de l’article : les experts (bureaux d’études) indépendants des artisans et des fournisseurs d’énergie. Coxinergie en est un, il y en a d’autres. Les audits sont menés rigoureusement, par des techniciens formés (Bac + 2/3). Les meilleurs bureaux d’études utilisent la thermographie infrarouge lors des saisons froides, pour vérifier l’état de l’isolant qu’on ne peut pas voir derrière les parois. Les travaux sont triés par priorités, avec des économies chiffrées et des temps de retour sur investissement. Les conseils sont neutres et indépendants, comme ceux des espaces info énergie. Le revers de la médaille, c’est qu’il faut payer la prestation. Tout travail a un coût, surtout quand il est de qualité. Mais c’est un investissement, qui sera rentabilisé très vite puisque seuls les travaux utiles seront faits, et les économies d’énergie seront réelles et importantes.

Certains, comme dans tout métier, sont peu scrupuleux et n’utilisent pas de thermographie infrarouge ni de logiciel de qualité, et passent très peu de temps sur le dossier. Leur prix est donc plutôt bas… méfiance ! Il ne faut pas hésiter pas à comparer les devis et à poser des questions détaillées !

 

www.coxinergie.fr

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