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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 09:34

 

La rentrée scolaire est passée, et pour les parents d’élèves vient le temps d’organiser les différentes « instances » pour l’année : bureau de l’APE, élections au conseil d’école, commissions,….

Pour ma part, la question qui se pose est « est-ce que je me présente de nouveau à l’élection au conseil d’école ? »

J’ai trouvé quatre raisons pour répondre non, et deux raisons pour répondre oui. Voici les « titres », qui sont développés ensuite.

Pour répondre « non » :

1-      Des parents qui ne s’intéressent pas.

2-      Des parents contradictoires, et/ou avec qui je ne suis pas d’accord, et/ou dont je ne me sens pas représentatif.

3-      Une mairie qui n’a pas toujours envie d’avoir notre avis.

4-      Des remarques personnelles qui me pèsent.

Pour répondre « oui » :

1-      L’impression de faire avancer des choses, et la nécessaire représentation des parents.

2-      Les nouveaux rythmes scolaires en cours de démarrage.

 

En préambule, je tiens à préciser que personne ne doit se sentir « visé » personnellement. Certains vont peut-être se reconnaitre : qu’ils sachent que je ne leur en veux pas, et que c’est l’accumulation qui a fait ma décision. Aucun élément isolé, n’a déclenché seul cette décision.

Par ailleurs, il se peut que certaines tournures de phrases ne plaisent pas. Je vous prie de m’en excuser par avance… les tournures de phrase incisives, c’est un peu ma signature aussi ! On ne se refait pas ! Donc, allons-y :

 

1-      J’ai l’impression que la plupart des parents (je n’ai pas dit « tous ») ne s’intéressent pas à ce qui se passe. En quatre ans, j’ai organisé une bonne douzaine de réunions entre parents, afin de préparer les réunions officielles ou pour débattre de sujets importants entre nous. La plus fournie de ces réunions a rassemblé 16 personnes, dont 9 parents élus au conseil d’école. Rappelons que l’école compte plus de 140 familles (120 il y a 4 ans). Je veux bien que certains aient une bonne excuse, que d’autres soient seuls pour garder les enfants, mais sur 140, tout de même…

Il est possible que ce problème provienne de ma façon de conduire les réunions, car j’ai remarqué que certains parents venaient une fois puis ne venaient plus du tout… ce qui renforcerait l’argument du « non, je ne dois pas me représenter »…

De plus, j’ai souvent rédigé des comptes-rendus de réunions (de ces réunions entre parents –notamment pour les rythmes scolaires-, ou de réunions avec la municipalité, ou avec les enseignants). Je ne compte plus le nombre de fois où je me suis aperçu qu’ils n’avaient pas été lus. J’ai tout essayé : distribution papier, e-mails, blog. Rien n’y fait. J’ai aussi entendu beaucoup de critiques -j’y reviendrai au point 4-, notamment que mes comptes-rendus étaient trop longs. Permettez-moi de vous dire qu’on ne peut pas décemment résumer des réunions de 3h en moins d’une page. Malheureusement, lire un compte-rendu demande quelques minutes et un petit effort de concentration. La dictature de twitter vous perdra mes amis, car aucun argumentaire sérieux ne tient en 140 signes. Ne laissez pas un outil informatique raccourcir votre esprit… Bref, passons. De plus, je vous présente toutes mes excuses, mais je ne peux pas passer mon temps devant l’école ou lors des festivités pour tout raconter à l’oral en petits groupes, comme certains me l’ont demandé sans rire…

Je retiens que ce que j’ai fait n’intéresse pas grand’monde, et cela m’interpelle, puisque je ne suis que bénévole pour faire tout cela… j’ai pris du temps sur ma vie de famille, et parfois sur mon temps de travail, pour faire tout ce boulot pour la collectivité, pour les enfants et les familles de l’école… et je vous l’avoue humblement, le sens du sacrifice a ses limites…

Je note que quand c’est la mairie qui organise une réunion, il y a une trentaine de parents. C’est mieux. Mais ce n’est pas folichon tout de même, sur 140. Il s’agit des rythmes scolaires, dont vous ne pouvez pas ne pas avoir entendu parler ! Ne pensez-vous pas que c’est un sujet majeur pour vos enfants ? Il y a un décalage de ressenti entre moi et la majorité des parents, ce qui m’amène au point 2.

 

2-      Je ressens un décalage, plus ou moins important, sur de nombreux sujets. A tel point que je ne me sens pas –plus- représentatif. Voici quelques exemples, dont certains peuvent paraitre anodins, mais qui ne le sont pas du tout. Ils sont révélateurs de contradictions importantes que je ne supporte plus très bien… Pour résumer ce long paragraphe, on peut dire que cette année je n’ai pas aimé passer plus de temps à convaincre des parents que de temps à convaincre les enseignants ou la mairie. C’est un comble, d’avoir surtout des difficultés avec ceux que je suis censé représenter…


 

a-    Je pense qu’on ne devrait pas distribuer de bonbons dans les classes. Ce ne sont pas les enseignants qui le font, ce sont les parents qui en donnent des sacs entiers à leur enfant le jour de leur anniversaire. Et en général, ce n’est pas un mais quatre, cinq, dix bonbons par enfant qui sont distribués. Quand j’ai commencé à dire que ce serait bien de calmer le jeu, j’ai entendu d’une part ceux qui riaient de ma remarque, et d’autre part ceux qui hurlaient « mais enfin c’est leur anniversaire, ce n’est qu’une fois par an ». Oui mais dans une classe de 30 (l’an dernier, deux classes de maternelle à 30), avec 34 ou 36 semaines d’école, cela fait en moyenne une fois par semaine un sachet de bonbons. On y ajoute les anniversaires entre enfants en dehors de l’école, les réunions de famille, les grands-parents ou les tontons, et on se retrouve avec des bonbons par kilos dans l’alimentation d’enfants. Excusez-moi mais j’ai fait d’autres choix alimentaires que les bonbons à profusion, et je ne mets pas mes enfants à l’école pour qu’on les gave sans avoir mon mot à dire. D’autant plus si on regarde la composition de ces bonbons, car bien sûr ce ne sont pas des friandises bio qui sont distribuées… Sur ce sujet, j’ai été très seul parmi les parents. Je n’ai eu du soutien que chez quelques enseignantes, qui freinent les distributions dans leur classe. Merci à elles. Je relève aussi la contradiction énorme de tous ces parents, qui demandent à la cantine un bon équilibre alimentaire, et des aliments de qualité (du « label » notamment), tandis qu’on gave les enfants de saletés chimiques. C’est cela qui m’a fait quitter la commission cantine, par exemple.


 

b-      Je pense que les enfants devraient faire une vraie sieste, jusqu’à l’entrée en CP au moins. Au-delà, un temps de repos après la cantine devrait être possible pour ceux qui le souhaitent. Mais je me suis trouvé bien seul pour demander, non pas tout ce que je viens d’exposer, mais seulement à ce que les MS (4 à 5 ans) aient la possibilité de faire vraiment la sieste. Vous semblez nombreux à ne pas trouver important que les petits dorment un peu en début d’après-midi. « De toute façon ils ne veulent pas ». Par contre vous êtes nombreux à les trouver fatigués en fin d’après-midi… vous ne faites pas le lien ? Soit, je m’arrête là ! Ceci m’amène au sujet des rythmes scolaires…

 

c-       Même si vous êtes peu à être venus aux débats qu’on a organisés, vous avez tous un avis. Tant mieux ! Mais j’avoue ne plus supporter (désolé…) ceux d’entre vous qui disent « de toute façon c’est n’importe quoi » « ça peut pas marcher » « c’est de la merde ces horaires » et autres remarques à l’emporte-pièce. Lisez les comptes-rendus qui sont sur le blog de l’APE, lisez les journaux pour voir ce qui marche et ce qui ne marche pas ailleurs, et vous verrez (j’espère) que ce qui est mis en place à Piré n’est vraiment pas mal du tout. Je pense que c’est le mieux (le moins pire ?) qui pouvait être fait :

 

·Des activités organisées, encadrées, avec de vrais sujets éducatifs, culturels, sportifs, sur un temps qui le permet (en 45 minutes rien ne peut être fait).

·Des personnes et des lieux connus pour les maternelles.

· Ceux qui dorment (les PS) peuvent rester dormir, et gardent la même personne pour les surveiller et s’occuper d’eux.

·  Un horaire identique tous les soirs.

·  La gratuité des TAP.

· La cantine le mercredi midi si besoin, avec l’équipe municipale habituelle, donc avec les menus équilibrés et de qualité.

·  Et surtout, ce que peu de gens ont vu mais qui est presque le plus important : l’équipe enseignante place les enseignements les plus mobilisateurs (français et maths notamment) sur les 5 matinées, ce qui permet d’avoir tous les après-midis plus légers. Même les lundis et vendredis. C’est le principe premier de la réforme, et à Piré on ne fait pas semblant, on le fait.

Ces principes avaient été formulés par nous, parents de l’école, lors des premières réunions du comité de pilotage. Ils étaient issus des débats que nous avions organisés, même si nous étions peu nombreux, en nous inspirant de tout ce qu’on a pu lire sur le sujet, notamment avec l’expérience plus ou moins bonne des communes qui se sont lancées un an avant. Ces principes ont été entendus et bien pris en compte, car la municipalité avait eu de son côté des réflexions du même ordre. Donc, personnellement, je suis très content de la façon dont ça démarre. Je ne veux pas nier les difficultés (enfants de maternelle un peu désorientés en ce début d’année, organisation des familles pour les mercredis, etc.), mais c’est quand même pas mal du tout, et je félicite la mairie, les enseignants, et bien sûr Etienne et l’équipe d’encadrants pour leur travail et pour ce démarrage.

Pour tout cela, je suis très déçu et en total désaccord avec les gens qui disent « de toute façon ça marche pas leur truc » ou d’autres remarques peu réfléchies. Je le prends comme une insulte à tout le travail qu’on a pu faire sur le sujet, à tout le temps et l’énergie qu’on y a consacré… Pour y avoir beaucoup réfléchi, pour avoir beaucoup lu, pour avoir beaucoup discuté, et bien moi j’y crois, et je le dis ici sans détour : même si cette réforme n’est pas parfaite, j’y suis favorable. Je pense qu’elle peut apporter un mieux pour nos enfants (même si le samedi aurait été préférable, notamment, même si on aurait dû parler des congés scolaires trop longs, ou encore si on avait pu évoquer le contenu chargé des programmes à appliquer coûte que coûte…). Donc, ayant dit cela, je ne suis pas sûr d’être représentatif de la majorité des parents…

Permettez-moi de dire aussi que je n’ai pas du tout apprécié d’apprendre qu’une cinquantaine d’enfants n’étaient pas inscrits aux activités et se sont retrouvés « sur les bras » de l’équipe le premier jour. Il y a de la négligence de la part de nombreux parents, et franchement cela m’attriste… Au passage, bravo à l’équipe pour avoir su gérer cela sans incident majeur.

Enfin, sur ce sujet, je n’aime pas non plus entendre dire dès la première ou deuxième semaine que « ça y est, les enfants sont plus fatigués à cause des mercredis ». Ce n’est pas possible d’avoir un effet aussi vite. Après chaque vacance, il faut 2 semaines pour que les enfants reprennent le rythme. Et 2 semaines avant les vacances suivantes, ils sont fatigués. J’entends cela depuis 4 ans. Donc avant les vacances d’automne, allez-vous dire que leur fatigue est due aux nouveaux rythmes ? Par contre, je sais que nombre de parents ne couchent pas les enfants très tôt… la cause de la fatigue aussi rapidement après la rentrée est plutôt à chercher là, vous ne croyez pas ? Si on ajoute un coucher tardif au manque de sieste le week-end, et qu’en plus on leur fait faire des activités extra scolaires les soirs en semaine, on obtient un cocktail détonnant de fatigue et de mauvaise humeur. Pour rappel, un enfant a besoin de 11 heures de sommeil jusqu’à 6 ans, puis 10 à 11h jusqu’à 12 ans. Donc, pour se lever entre 7h et 7h30, il être au lit (livre fermé et lumière éteinte) entre 20h et 20h30. De plus, pour éviter le problème du lundi, il ne faut pas trop dériver le week-end… ceux qui ont eu le courage de me lire jusque-là doivent être en train de me détester… Mais je ne fais que restituer ce que j’ai compris de mes lectures sur les rythmes biologiques des enfants. A bon entendeur…


d-      Un autre exemple de sujet d’actualité : le parking. Vous êtes quelques-uns à trouver le parking dangereux, et vous nous demandez d’interpeller la mairie à ce sujet. Ce que nous avons fait, et du reste des aménagements ont été faits pour sécuriser les accès piétons. D’ailleurs, merci à l’équipe technique de la mairie, moi je trouve cela bien en attendant une solution pour éviter le stationnement « au milieu » du parking. Parce que, en réalité, le problème c’est quand des enfants doivent traverser une zone de circulation. Donc le stationnement au milieu est dangereux. Du coup, j’ai observé souvent comment cela se passe… Et bien… quelle claque ! Combien de parents laissent les enfants courir au milieu du parking ! Combien ne disent pas à leurs enfants de rejoindre les allées piétonnes mais les laissent passer à ras des véhicules en train de repartir ! Et pire… combien arrivent trop vite en voiture ! Encore pire : combien n’attachent pas leurs enfants ! Si si, je vous assure que certains jours mes deux mains ne suffisent pas pour les compter… et combien d’autres les attachent sans mettre de réhausseur sous leurs fesses, ce qui les étranglera avec leur ceinture au moindre freinage ! Le comble, c’est que parmi les râleurs, il y a des gens comme cela… les bras m’en tombent… du coup j’ai arrêté de regarder, pour ne plus avoir peur ! (les œillères, c’est le mieux pour vivre sans soucis… euh pardon je m’égare).

Par ailleurs, au sujet du nombre de places un peu juste, il faudrait demander à quelques parents de se garer plus loin en attendant les travaux (parking du Presbytère, place de la Porte) et de terminer le trajet à pied. Mais quand je vois le nombre de parents qui entreraient bien dans l’école en voiture si c’était possible, je me dis qu’il vaut mieux que je me taise… donc j’arrête sur ce sujet !


e-      Un dernier exemple de désaccord, mais cette fois c’est plutôt entre parents du conseil… comme chaque année, l’an dernier nous avons eu un dossier pas évident à gérer. C’était des cas de violence et d’incivilités dans la cour. Alors même que le directeur et l’équipe enseignante ont demandé à nous rencontrer pour en parler, il s’est trouvé des parents du conseil d’école qui préféraient qu’on minimise les choses, qu’on ne « dérange pas » les enseignants. J’ai entendu beaucoup de choses pendant cette période, que je peux difficilement retranscrire car les personnes concernées m’en voudraient ! Il fallait sans cesse édulcorer et adoucir mes propos, il fallait toujours arrondir les angles, il ne fallait pas dire ce que les parents concernés nous rapportaient. Mais je l’ai fait quand même, à peu près, avec beaucoup de précautions, et sans être nominatif. Et il n’y a pas eu de difficulté majeure avec l’équipe enseignante, que je remercie au passage pour son écoute et pour son travail sur le sujet, puisque les choses se sont apaisées dans la cour. Je suis globalement content du résultat obtenu, même si le travail n’est pas terminé, et même si des moments ont été difficiles à gérer.

J’ai trouvé particulièrement désagréable de passer énormément plus de temps à convaincre des parents de l’importance du sujet, que de temps à convaincre les enseignants. Ces derniers ont été très ouverts d’esprit et compréhensifs des inquiétudes des parents concernés. Mais pourquoi les parents du conseil n’étaient pas tous convaincus de l’importance de stopper les violences, verbales, psychologiques, et parfois physiques, dans la cour ? Cela reste un mystère pour moi. Peut-être y a-t-il eu un peu de déni face à ce que nous rapportaient les parents concernés. Peut-être y a-t-il eu des craintes de se fâcher avec les enseignants. Mais, comme je l’ai dit maintes et maintes fois, ce n’est pas parce qu’on discute d’un problème avec les enseignants qu’on remet en cause leurs compétences, ni tout ce qu’ils font de bien par ailleurs. On peut faire la part des choses tout de même.

Il y a déjà eu d’autres cas comme cela dans le passé, où on n’a pas été d’accord entre parents pour décider « si on évoquait tel sujet ou pas ». Je reste démocrate et suis d’accord pour avoir des débats entre nous, évidemment. Ce n’est pas forcément mon point de vue qui est le bon. Mais je n’aime pas beaucoup l’autocensure. J’ai toujours du mal à comprendre qu’il vaille mieux étouffer un problème plutôt que d’en parler. Peut-être aussi que certains parents n’aiment pas ma façon de parler en réunion, ce qui renforce l’argument pour ne plus me présenter… j’y reviendrai au point 4…


Bref, vous l’aurez compris, cette année j’ai eu du mal avec une partie des parents… allez passons !

 

3-      J’ai aussi, surtout depuis décembre dernier, un peu de mal avec les méthodes de travail de la mairie. Auparavant, il y avait de la concertation, par exemple sur les rythmes scolaires. La mairie exposait ses intentions, écoutait les avis, modifiait son projet, etc. Une bonne dynamique, qui se passait très bien et qui m’a plu. Et puis il y a eu le débat sur le mercredi midi, où les élus n’avaient pas très envie de gérer la cantine, mais ils ont finalement accepté de le faire suite aux demandes des parents. D’ailleurs, j’ai apprécié cette réouverture du dossier et ce qu’il en est sorti. Mais j’ai le sentiment que depuis cet épisode, la méthode a changé… car ensuite, on n’a eu des réunions que quand tout était bouclé, et qu’il était trop tard pour changer ! ça a été le cas pour le contenu des activités (les TAP), qui nous a été présenté après le dépôt du dossier à l’inspection académique ! Autant dire que rien ne pouvait être changé… De même pour la construction du bloc maternelle, qui n’a été présenté qu’à deux parents, 3 ou 4 jours avant le vote en conseil municipal, sans nous laisser de plans ni le temps d’en parler à d’autres parents… Sur le fond, ce n’est pas si grave pour ces deux dossiers là, car j’ai l’impression qu’ils sont bien ficelés. Mais en termes de méthode, je ne trouve pas cela très ouvert. Pour le résumer rapidement, je dirais que désormais on a de l’information, mais plus de concertation… dommage ! Du coup, je ne vois plus très bien l’intérêt de passer du temps en réunion si notre avis n’est même plus sollicité… Mais, peut-être que je me fais des idées, que c’était juste un souci de calendrier… Et puis je minore moi-même ce point, puisque quand on a le temps de recueillir l’avis des parents, ceux-ci ne viennent pas le donner !! Bref, je radote…

Ce troisième point est moins grave pour ma décision que les deux premiers. Car en fait, quelle que soit la façon de faire de la municipalité, il est important que des parents soient présents et donnent leur point de vue, qu’il soit positif, ou négatif, ou nuancé.

 

4-      La quatrième raison, c’est l’ensemble des remarques que je me prends en plein poire, assez régulièrement. En général, elles ne sont pas dites méchamment, et souvent cela part d’une bonne intention, pour que je m’améliore. Mais je ne peux que constater qu’elles perdurent, malgré mes tentatives d’amélioration… c’est donc que je n’y arrive pas ! Ce sont des remarques du style « compte-rendu trop long » ou « avec des phrases trop compliquées », « trop austère », « fait peur », «  ne donne pas envie », « répète toujours la même chose avec la sieste ou les bonbons », « trop radical », « trop négatif », et j’en passe parce que ça fait un peu mal de ressasser tout cela… il y a aussi des messages indirects, quand des parents me disaient : « Attention Dany, il ne faudrait pas fâcher les enseignants ou la mairie pour ne pas gêner l’APE, pour ne pas mettre en péril la subvention, etc. ». Comme s’il était concevable de mettre des problèmes sous le tapis pour ne pas gâcher la fête… Et alors que je n’ai jamais entendu la mairie ou les enseignants mélanger les sujets ! Et puis j’ai aussi entendu dire et répéter souvent à d’autres acteurs : « Ne mélangez surtout pas l’APE et le conseil d’école, ce que disent les parents du conseil d’école n’engage pas l’APE ». Techniquement c’est vrai. Mais le message c’est quand même une remise en cause de la représentativité et du travail des parents du conseil d’école… qui fait mal…

Donc :

-  désolé d’avoir fait des comptes-rendus du mieux que je pouvais (d’autres auraient pu les rédiger, aussi…),
-  désolé pour mon phrasé (je lis trop de livres, sans doute),
-  désolé de faire le job sérieusement et méthodiquement (déformation professionnelle sans doute),
-  désolé s’il y a parfois des sujets pas drôles du tout,
-  désolé si je fais peur… même si j’ai du mal à voir qui a peur ? et pourquoi ?
-  désolé si certains sujets me tiennent à cœur, comme la santé des enfants qui provient d’abord de leur bon sommeil et de leur bonne alimentation,
-  désolé de chercher à résoudre les problèmes « à la racine » c’est-à-dire littéralement « de manière radicale »,
-  désolé si je n’ai pas peur de parler des sujets difficiles… mais il me semble que je disais aussi ce qui était bien, non ?
-  désolé si mon fil conducteur est l’intérêt des enfants, et qu’en conséquence je ne cherche pas à « ne pas déranger »,
-   enfin, désolé si dans ce texte certains se sentent visés ou blessés, ce n’était pas le but. J’ai besoin de vider mon sac avant de le poser.

 

Bon, c’en est assez. Je pourrais en trouver plein d'autres, des motifs pour arrêter, mais je pense que cela suffit pour cette année! Tiens, j’ai encore fait de longues phrases… austères, négatives, et radicales !

 

A contrario, ce qui aurait pu me retenir, c’est :

 

1-      Le sentiment de faire avancer des choses. Chaque année depuis 4 ans, il y eu des choses à gérer en tant que représentant de parents. Et j’ai l’impression qu’on a pu faire avancer ces choses dans un sens positif à chaque fois. Il est important d’avoir des parents qui s’occupent de cela, qui soient interlocuteurs de l’équipe enseignante, des personnels de l’école, de l’inspection de l’éducation nationale, et de la mairie. Comme j’entends par ci par là qu’il y aura des candidats, je suis rassuré !

 

2-      Le sujet des rythmes scolaires est à mes yeux fondamental. Je pense qu’il ne faut pas détricoter la réforme, et qu’il faut surtout avoir en tête le principe premier de cette réforme : « les enfants apprennent mieux le matin ». Nos enfants ont besoin que des parents vigilants soient présents, pour veiller à leurs intérêts d’abord. Les bonnes choses qui ont été appliquées à Piré doivent être maintenues, sans empêcher des adaptations si besoin.

 

Donc, pour conclure (enfin !), je pense que vous l’aurez compris, cette année je ne serai pas candidat au conseil d’école. J’ai besoin d’une pause, et je pense qu’il est bon de laisser de la place à d’autres. Cette année je serai un papa ordinaire, qui viendra avec plaisir et attention aux réunions proposées par les représentants de parents…

Eventuellement, si les parents du conseil et le bureau de l’APE le souhaitent, je veux bien participer au comité de pilotage sur les rythmes scolaires, parce que je considère que l’importance de ce sujet dépasse mes petits problèmes de conscience, de nœuds au cerveau, et de boule au ventre ! Tout en sachant que je conserverai forcément les principes évoqués ici dans ce texte… et que j’aurai du mal à corriger mes défauts notoires !

 

 

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Published by Dany - dans pfffffff
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commentaires

Cec 17/09/2014 20:22

Et bien c'est un beau vidage de sac :)
Je te rejoins sur de nombreux points moins sur d'autres mais le monde n'avancerait pas si tout le monde était d'accord sur tout ...

Enfin sur le parking, qui m'a encore donné des boutons hier, je pense être encore plus à cran... comme quoi...

Bravo pour ce post $ (je ne trouve pas le point d'exclamation :) )

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