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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 16:18

Après une semaine de vacances en famille, je suis revenu au boulot hier en commençant par un CCE à Conflans...

C'était censé être un CCE "formel", suite à la signature de l'accord cadre, sur le transfert dans les nouvelles filiales du PSE de TGVF. La Direction a fourni des documents rédigés pour chacune des nouvelles filiales, qui étaient censés être strictement les extractions des documents initiaux, avec une adaptation pour les effectifs de chacune des filiales.

Sauf que, en regardant de plus près, on s'est aperçu que des tableaux d'effectifs étaient incompréhensibles car présentant des chiffres pris à des dates différentes, et donc ne pouvant pas s'additionner ni se soustraire... Le pire, c'est qu'il a fallu une heure de débats pour que la direction admette de refaire lesdits tableaux...

Ensuite, on a découvert des modifications du calendrier des licenciements pour la filiale Thomson Video Networks. Pour certains salariés de la production, les licenciements seraient effectués plus tôt que prévu !!! Cette direction ne semble pas comprendre que c'est vraiment ignoble de se comporter comme cela avec les salariés, parmi les plus bas salaires et les plus difficiles à reclasser de l'entreprise. La conséquence pour les gens concernés est importante, car cela fait quelques mois de salaires d'écart, en plus d'un éventuel "franchissement de seuil" qui déclenche une prime de licenciement différente ou un accompagnement différent de l'antenne emploi (autour de 50 ans notamment). Nous avons demandé à ce que, soit le calendrier initial soit maintenu, en vertu du principe qu'on peut améliorer un PSE en cours de route mais pas le dégrader, soit que la compensation financière soit versée aux salariés lésés (mois de salaires d'écart, différence d'indemnité de licenciement, etc). D'autant que le planning initial a été budgété par le groupe technicolor, et que ce budget est provisionné. Et il a encore fallu débattre longuement et nerveusement pour que cette direction cynique accepte de transmettre notre demande à la direction du groupe technicolor.

Ensuite, on découvre un paragraphe qui a sauté, un chapitre résumé sous prétexte que cela ne s'applique plus, etc.

Alors il a fallu revenir aux principes de base de toute cette affaire: l'accord cadre indique que le PSE de TGVF daté du 21 juillet à 3h25 du matin doit s'appliquer à l'identique dans les trois filiales TGVF, TVN, TB; et que les informations-consultations formelles ne changent rien au texte. Alors, il n'y a pas à tomber dans le panneau de cette direction qui réécrit sans cesse l'histoire. Le seul document qui fasse foi, c'est le texte du 21 juillet à 3h25. Point. Le reste n'a pas de valeur.

 

Aujourd'hui, on avait à Rennes un CE extraordinaire, qui est la déclinaison locale de ce CCE d'hier. Eh bien, il a fallu tirer tous les vers du nez, la direction locale n'a pas du tout informé les élus locaux du résultat du CCE de la veille. Même le tableau corrigé des effectifs, il a fallu le demander, alors que le DRH avait les photocopies prêtes dans sa pochette! C'est vraiment dingue d'être pris à ce point pour des cons. A 9h20 ce matin j'étais déjà énervé. Il a fallu répéter toutes les remarques, toutes les demandes, et on a eu exactement les mêmes réponses.

 

Je passe sur tout le reste, sur nos messages sur le manque de communication envers les salariés, sur les soucis de reclassements promis mais pas encore effectifs, sur le problème avec le Point Information Conseil de Rennes, etc. Ce sont des sujets importants mais je préfère les traiter en direct avec les salariés concernés, plutôt que publiquement sur ce blog. De plus, j'espère avoir des nouvelles (je ne parle pas de solutions satisfaisantes...) très rapidement sur ces sujets, par exemple demain lors du CE ordinaire mensuel rennais. Je vous dis juste que pour le moment j'estime que notre direction, à Rennes, à Conflans, à Issy-les-Moulineaux,  ne tient pas ses engagements. Et ceci ne doit pas rester sans suite. Il faut qu'elle redresse la barre très rapidement, en tout état de cause AVANT que les lettres de licenciements ne partent... Ce n'est pas la peine de nous faire de beaux discours en sortant les violons. Il faut des ACTES, MAINTENANT.

 

Alors cet après-midi, j'oscille entre colère -que dis-je, rage- et dégoût. Encore une fois, j'ai à moitié envie de vomir, et je suis conforté dans ma décision de partir, parce que je ne pourrai plus jamais faire confiance à aucun des dirigeants actuels, qu'ils dirigent un morceau de R&D, une production, ou l'entreprise toute entière. Ni aujourd'hui, ni demain.

 

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Published by Dany - dans travail
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