Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 17:17

Indécence, de chauffer de l’herbe pour que certains enfants pourris-gâtés puissent jouer à la ba-balle pendant qu’on demande à tous de modérer ses consommations électriques, et surtout pendant que d’autres meurent de froid… « the show must go on » comme l’a écrit un journaliste de Ouest-France. Il faut bien que plein de gens s’abrutissent devant leur télé en rotant leur bière industrielle premier prix. Pendant ce temps-là, ils ne pensent pas aux problèmes et encore moins aux solutions, et du coup ils « voteront bien » en avril et mai 2012. « L’opium du peuple »… à quand l’overdose ?

Inconscience, d‘augmenter d’année en année nos consommations, comme témoignent les records battus chaque hiver –on a passé les 100 000 MW-. Du coup forcément on produit ce qu’il faut, avec force centrales nucléaires –inoffensives, bien sûûûûûûr, y compris leurs déchets pendant des millénaires -, et centrales thermiques émettrices de CO2 et autres composés plus ou moins dangereux. Bah, les conséquences on verra plus tard… la politique de l’autruche, c’est la meilleure.

Incurie, de dire au plus haut niveau que « vous voyez bien qu’on fait bien de laisser fonctionner nos vieilles centrales » au lieu d’investir dans un vrai programme d’économies d’énergie. Au passage, cela augmenterait le confort, et surtout cela éviterait que certains aient à choisir entre se payer du chauffage et se payer à manger. Bah, les pauvres c’est de leur faute, d’façon on va faire un référendum bien démago « pour ou contre les chômeurs ? »...

Des fois, je me dis que j’habite vraiment dans un pays d’cons !

Repost 0
Published by Dany - dans pfffffff
commenter cet article
2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 15:45

C’est la période des vœux et des résolutions…  je pourrais, assez traditionnellement, souhaiter à tous une bonne et heureuse année, une bonne santé, de l’amour, du bonheur, et tout et tout. Et puis vous dire que je vais faire du sport, être gentil tout plein, me raser tous les jours, etc. Comme d’habitude, je ne fais pas vraiment cela !

Charité bien ordonnée commence par soi-même, alors je commence par les résolutions : … bof ! Des résolutions que je ne tiendrai sans doute pas, alors à quoi bon ? Mais je peux quand même dire ce que je compte bien réaliser cette année. Par exemple, avoir mon diplôme de Technicien Energie-Bâtiment me paraît réaliste et plausible ! Et, plus difficile, monter ma petite boite pour vivre par moi-même et pour ma petite famille, voilà mon vrai défi de 2012… on en reparle dans pile un an !! Enfin, je soutiendrai de toutes mes forces ma chère et tendre dans sa propre reconversion professionnelle, car je crois en ses capacités et je l’aime. ;-o

Bon, maintenant, les vœux… Ce que je souhaite pour tout le monde cette année, c’est d’abord d’être co-hé-rent. C’est, à mon avis, ce qui manque le plus à nos responsables politiques. Et comme ils ont une influence énorme sur notre vie, c’est pour eux que je souhaite cela en premier lieu. Etre cohérent, c’est le contraire de plein de discours et de comportements actuels, comme par exemple :

-  Prétendre vouloir réduire les émissions de gaz à effet de serre et en même temps, au nom du développement économique :

o Construire un nouvel aéroport à Notre-Dame-De-La-Lande, et se réjouir de l’augmentation incessante du trafic aérien (moyen de transport le plus polluant par passager)

oFaciliter la circulation automobile en construisant toujours plus de routes et autoroutes (moyen de transport le plus polluant globalement)

oInstaurer une taxe carbone et mettre tellement d’exception qu’on la vide de son sens et qu’on la rend inapplicable et inappliquée

oInciter et se réjouir d’exportations croissantes, avec ce que ça comporte de transports.

oFaciliter les transits mondiaux de denrées et objets de consommations, alors qu’on pourrait les produire et les consommer localement

oLaisser le réseau ferroviaire tomber en décrépitude, et notamment laisser tomber la filière fret.

oInciter à construire des maisons plus économes en énergie, et les éloigner des lieux de travail sans solution de transport collectif économe.

- Sur ce sujet également, pour tout un chacun : être super fier de réduire ses trajets en voiture de quelques kilomètres (par exemple en allant chercher le pain sur le trajet du boulot), et en même temps aller en vacances toujours plus loin, ou plusieurs fois par an, ou pire en avion !

- Prétendre vouloir mieux réutiliser, économiser, recycler les matières premières (ou secondaires), et en même temps, au nom de l’emploi industriel :

oInciter à envoyer à la casse des voitures en bon état de fonctionnement, pour fabriquer et vendre toujours plus de véhicules neufs

oLaisser les industriels fabriquer des objets peu fiables, jetables, sans recyclage, avec des durées de vie toujours plus courtes, pour que nous consommions toujours plus

oInciter à consommer et jeter toujours plus d’objets, futiles pour la plupart, polluants pour nos esprits et nos ressources naturelles

- Prétendre vouloir renforcer notre indépendance énergétique, et prétendre veiller à l’équilibre entre offre et demande, et en même temps :

oNe pas réduire fortement nos consommations, notamment de chauffage, alors qu’on sait comment faire pour mieux isoler les bâtiments et logements, et qu’il y a environ 4 millions de personnes qui ne demandent qu’à travailler

oPréférer construire plus de centrales (notamment nucléaires), au lieu d’investir dans la réduction des consommations

oSe réjouir d’une réduction de consommation de quelques dixièmes de pourcent d’une télévision, alors que le nombre d’appareils installés ne cesse d’augmenter et que leur consommation d’ensemble augmente continuellement

oInciter à ce qu’un logement neuf consomme moins de 50kWh/m².an et laisser le nombre et la surface des logements augmenter énormément (exemple : une maison raisonnable de 100m², avec 90kWh/m².an, consomme moins qu’une maison dite BBC, à 50kWh/m².an, de 200m²). Et je vous passe les détails sur le calcul prévisionnel des consommations, selon la réglementation thermique, car « y’aurait à dire » !

oSe réjouir de la moindre consommation des éclairages, et annuler ces gains par l’organisation de concours de décorations de Noël lumineuses, et par l’éclairage de plein de monuments et de rues peu fréquentées la nuit, ce qui augmente sans cesse la consommation due à l’éclairage nocturne

- Prétendre vouloir préserver ou rétablir nos ressources en eau, et en même temps (avec une justification différente selon chaque cas) :

o Se réjouir d’une augmentation de population de plusieurs pourcents par an (et oui, les gens ça consomme de l’eau, plusieurs centaines de litres par jour chacun…)

o  Se réjouir de l’augmentation de la fréquentation touristique de zones sous tension hydrique (un touriste, ça consomme encore plus d’eau qu’un habitant !)

o Laisser se construire les piscines individuelles par milliers chaque année (10 à 50m3 d’eau par an et par piscine), et attendre qu’elles soient toutes remplies pour prendre un arrêté préfectoral interdisant leur remplissage !

o  Fleurir toutes nos villes et nos jardins avec des espèces inadaptées aux conditions climatiques locales, et les arroser abondamment en plein été (et même, contourner les arrêtés de restriction en arrosant avant une certaine heure le matin, et en être fier dans le journal communal !!!)

o   Organiser des concours de maisons fleuries très consommateurs d’eau, d’engrais, de pesticides.

o   Ne pas vouloir appliquer un tarif à la fois social et incitatif de l’eau potable : pas cher (voire gratuit !) pour les premiers m3, ceux qui sont indispensables. Moyennement cher pour les m3 de confort, et très cher pour les m3 de luxe. (NB : on pourrait faire la même chose pour l’énergie)

oVouloir à tout prix maintenir ou développer une agriculture très intensive, productrice de viande, et exportatrice, alors qu’on mange trop de viande (l’excès de viande rouge et/ou grasse étant mauvais pour notre santé), et alors que cette production consomme beaucoup d’eau, et pollue malgré les efforts individuels des éleveurs. (NB : chaque éleveur étant pris à la gorge par ses emprunts, il ne peut changer cet état de fait, et ne peut que demander à continuer voire intensifier sa production pour survivre. Ce n’est pas lui le responsable de ce problème… par ailleurs, on ne peut pas non plus accepter de solution qui laisse les éleveurs exangues…)

- Enfin, la contradiction globale qui est tellement flagrante : comment peut-on prétendre vouloir réduire significativement notre impact sur les ressources naturelles, tout en recherchant à tout prix la croissance économique ? Cette contradiction majeure vient sans doute des croyances qu’on nous a inculquées depuis longtemps : notamment celle qui dit que pour résoudre le chômage et les problèmes monétaires de type « crise » et « dette », il n’y a que la croissance comme solution. Mais pourquoi ne pourrait-on pas faire autrement ? (rappel : le système monétaire, le système économique, sont des créations humaines, artificielles. On peut donc les changer. Par contre les ressources naturelles ne sont pas de notre fait, et on ne peut pas recréer celles qui sont épuisées…)

Bref, mon vœu pour cette année électorale majeure, c’est que grâce à des discours cohérents, on ait un vrai débat politique de fond sur des choix de société clairs. Mais bon… je sens bien que mon vœu ne sera pas exaucé. Les candidats qui sont cohérents, sont très bas dans les sondages. Je ne sais pas pourquoi, nos concitoyens qualifient de « radicaux » ceux qui parlent clairement, et ont peur de cette radicalité. Ils préfèrent soit les incohérents embobineurs (comme par exemple ceux qui roulent pour les fortunés en se cachant à peine derrière un discours populiste), soit les incohérents mous (comme par exemple ceux qui sont sans doute sincèrement de gauche, mais qui ne veulent tellement pas choquer qu’ils surfent de contradiction en incohérence sans jamais rougir). Entre les deux je choisirai quand même le moins pire, car il y a tout de même des différences importantes pour notre vie future. Mais je serai forcément déçu si les choses ne changent pas plus… radicalement !

Bonne année quand même !

Repost 0
Published by Dany - dans politique
commenter cet article
13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 21:32

                                                                       Syndicat CFDT de la Métallurgie 35 

                                                                       10 Bd du Portugal

                                                                       35000 Rennes

 

Piré-sur-Seiche le 7 décembre 2011

 

Objet : demande de radiation

 

            Cher(e)s camarades,

 

            C’est avec une certaine émotion que je vous adresse ce courrier, dont vous avez déjà lu l’objet. Evidemment, eu égard à nos relations amicales, je ne peux pas vous rédiger un courrier laconique sans explication… et je tiens à vous expliquer …

 

            Tout d’abord, il faut avoir en tête que j’ai adhéré à la CFDT en 2005, un peu par défaut. Je n’étais pas d’accord avec certaines orientations, notamment les retraites, les tabous sur la dénonciation des méfaits du capitalisme, et la différence que je fais entre « faire un compromis » et « changer son idéal ». En effet j’ai toujours trouvé dommage d’avoir à ce point renoncé au changement de société élaboré par nos aînés de la CFDT dans les années 70… On peut tout à fait faire un compromis parce qu’on n’a pas le rapport de force pour obtenir ce que l’on veut, sur le moment. Pour autant, ça ne change pas l’idéal qu’on a, ça ne change pas le but qu’on se donne. Si par contre on renonce à ce que l’on souhaite au plus profond de nous même, pour trouver formidables certaines petites avancées troquées contre de grands renoncements, ce n’est plus pareil… Mais, malgré ces divergences, j’ai considéré que la CFDT était la mieux à même de résister aux employeurs indélicats que je côtoyais en SSII, à l’époque.

 

            Ensuite, lors de mon embauche dans le groupe Thomson en 2006, j’ai rencontré une équipe CFDT formidable, et je me suis aperçu que je n’étais pas seul à ne pas être d’accord sur tout avec « la conf », et que ça n’empêchait pas de s’organiser efficacement dans l’entreprise. J’ai alors bien compris que le plus important n’est pas l’étiquette, mais les gens. Et j’ai été très heureux –et très fier- d’être un acteur quotidien de la section CFDT.

 

            Puis, j’ai rencontré les animateurs du syndicat des métaux 35, et encore une fois j’ai rencontré des gens formidables, militants infatigables, dont j’admire le courage et la dévotion pour toutes les luttes quotidiennes. Eux aussi ont parfois quelques désaccords avec la conf (mais ils s’en arrangent peut-être plus facilement que moi !). J’ai aussi été très heureux d’être membre du bureau, et je regrette de ne pas avoir eu le temps de contribuer mieux à la vie du syndicat (la faute à toutes nos misères vécues dans le groupe Thomson en 2008-2009-2010 !).

 

            J’ai alors vécu quelques désillusions supplémentaires, dont notamment les préparations des congrès fédéraux de 2008 et confédéraux de 2010. J’avais passé du temps à rédiger des amendements, à les discuter, à les faire voter démocratiquement au niveau du syndicat. Dans les deux cas, ils se sont –tous- fait retoquer avant le congrès, éliminés avant d’en débattre. Je dois bien dire que le D de CFDT en a pris en coup dans mon estime…

 

            J’ai aussi très peu apprécié quelques évènements, comme l’intervention du secrétaire générale de la FGMM en session d’inter CFDT Thomson, quand il a dit qu’on devait évoluer sur le forfait en jours (toujours le même débat sur le compromis versus le changement d’idéal…). Et aussi lors de « l’évolution » de notre système de retraite avec les discussions de 2008 menées par Jean-Louis Malys (je me souviens bien de mon échange de mails avec lui…). Et encore, la longue négation des abus de rupture conventionnelle par le secrétaire général adjoint de la conf… j’en voyais chaque semaine dans mon entourage, mais Marcel Grignard se fâchait quand on osait en parler… Enfin, tous les « recadrages » par quelqu’un de l’UD ou de l’UMMB qui venait dans nos réunions de bureau pour éviter qu’on développe des débats ou des propositions alternatives à la sainte parole confédérale…

           

            Malgré tout cela, malgré mes envies fréquentes d’aller voir ailleurs, je suis resté. D’abord, parce que le plus important ça a toujours été la résistance dans l’entreprise, dans le groupe. Et la CFDT était notre meilleure arme pour cela, grâce au collectif soudé que nous avons formé (et que les copains forment toujours !). Ensuite, parce que je considérais que les copains du syndicat des métaux 35 valaient le coup de payer sa cotiz, et qu’ils avaient besoin de ce soutien. Enfin, parce que je ne voyais pas bien où aller si je claquais la porte ! Il y a bien une étiquette qui me séduisait, mais je ne me voyais pas me séparer des mes camarades de terrain, quoi qu’il arrive.

 

            Alors aujourd’hui… pourquoi ce courrier aujourd’hui ? Parce que ma situation a changé. J’ai quitté « la boite » pour me reconvertir. Je change d’orientation professionnelle, et je créerai mon entreprise (mon propre emploi pour le dire modestement) après la formation que je suis actuellement. Par ailleurs, je vais connaître dès ce mois-ci une baisse de revenus (congé de reclassement oblige), et je suis aussi en train de « serrer les boulons ». ça peut paraître radin de dire cela, mais la vie concrète nous rattrape chaque fin de mois… Enfin, ces dernières semaines deux lectures ont porté le coup fatal à mon aventure CFDT. La première est la retranscription d’une interview de François Chérèque, qui indiquait qu’il ne fallait pas parler des retraites dans la campagne présidentielle. Evidemment, vous qui me connaissez vous savez que pour moi, les retraites c’est un sujet symbole, qui va avec le sujet du temps de travail et celui du partage des richesses, et qui est précisément le reflet d’une vision de la société que nous voulons bâtir. Le refus de revenir sur un sujet aussi central est un problème majeur, pour ne pas dire critique… D’ailleurs, avec qui a-t-il décidé qu’on n’en parlerait pas ? le D de CFDT, encore… La deuxième est la lecture de VM (la Voix de la Métallurgie), accolé à CFDT magazine. Un article sur le temps de travail indique que « les cadres apprécient le forfait jour », et prépare nos esprits retors à une adoration de cette forme d’exploitation des gens, en leur faisant croire qu’ils sont plus heureux en travaillant « sans compter » comme des fous. Là, c’en est trop. L’heure est venue de séparer nos routes. J’ai failli écrire « l’heure est venue de reprendre ma liberté » mais comme je ne l’ai jamais cédée, ma liberté !!!

 

            Ainsi donc, mes chers amis du syndicat, mes chers amis de Thomson Vidéo Networks et du groupe Technicolor, je demande à être radié du syndicat, et à ne plus payer aucune cotisation à la CFDT. J’espère que vous comprenez que ça ne change rien à l’estime que je porte à tous les militants de terrain que vous êtes.

 

            Avec mes plus amicales, solidaires, et syndicales salutations, et une drôle d’émotion… je termine sur une citation de George B Shawn, qu’un foutu grand syndicaliste m’avait citée il y a quelques années à propos d’une autre radiation : « ne renoncez jamais à obtenir ce que vous aimez, sinon vous serez forcés d’aimer ce que vous obtenez ».


Repost 0
Published by Dany - dans travail
commenter cet article
30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 15:29

Ras le bol de cette droite qui utilise tous les prétextes possibles pour casser tous les filets de sécurité sociale. En 2007, elle nous dit qu’il faut doper la croissance, qu’il ne faut plus brider les riches et les laisser disposer de leur argent « dûment gagné ». (encore faudrait-il prouver que les riches ont gagné leur argent juste en travaillant… et pour ceux qui ont vraiment travaillé, on pourrait débattre du juste niveau de rémunération… m’enfin bon) . Et donc on baisse leurs impôts. A un point tel que ces riches payent nettement moins d’impôts (en % de leurs revenus) que l’immense majorité des gens. Et ensuite, vu que l’Etat a moins de recettes, la dette s’accroit.

Et on commence à dire qu’on ne peut pas laisser la dette grossir, qu’il faut dépenser moins… et là, dans quelles dépenses on taille ? Dans l’emploi direct à travers les fonctionnaires de toutes catégories dont un retraité sur deux n’est pas remplacé. Et peu importe le travail effectué par ces fonctionnaires, notre droite idéologue fait passer un message étrange : il y aurait des vrais travailleurs qui créent de la richesse , et les faux travailleurs  - les fonctionnaires-, qui ne feraient que prendre l’argent des vrais travailleurs, comme si les fonctionnaires ne travaillaient pas vraiment. C’est évidemment débile de raisonner comme cela, mais la droite le fait sans complexe, et certains médias relaient gaiement. Donc, moins de fonctionnaires. Du coup, moins de services publics… (moins d’éducation, moins de justice, moins de santé publique, moins de culture, moins de services postaux, moins de tout…) Par ailleurs, comme à chaque législature de droite, on zigouille un peu plus les retraites. Comme la droite a réussi à coloniser les esprits au sein du PS et de certains syndicats (CFDT notamment), et bien le débat n’a même pas été approfondi… hop, on casse !

Et puis, les grands banquiers et spéculateurs s’aperçoivent qu’ils peuvent se faire un peu plus de fric en montant les taux d’intérêt des prêts d’Etat. Alors ils fondent sur ceux qui sont le plus endettés (Grèce, Espagne, Italie, …), et crient au loup (au risque de défaut de paiement). Du coup les taux montent. Et comme ces banquiers savent que de toute façon les autres pays de la zone Euro ne laisseront pas tomber l’un des leurs, aucun risque de défaut de paiement ! Donc l’argent rentre… mais du coup les Etats ont encore dépensé pour aider l’un des leurs, et ils doivent encore promettre de la rigueur budgétaire et du désendettement. Alors comment font-ils ? Vont-ils augmenter les recettes en prélevant l’impôt ? Oh bin non alors ! Puisqu’ils sont de droite, ils vont encore taper sur la gueule des plus pauvres, qui sont de plus en plus nombreux : et hop, on tape encore sur les fonctionnaires, sur la santé (taxe sur les mutuelles, sur les indemnités journalières d’arrêt maladie), sur les retraites prochainement, sur la consommation du plus grand nombre (hausse de TVA en cours de réflexion), et même sur l’aide alimentaire d’urgence de l’Union Européenne. Aucun scrupule…  alors évidemment, pour faire passer la pilule, on crée des diversions et on instaure une taxe de 1 ou 2 euros sur les nuits d’hôtel de plus de 200 euros… ah oui ça ça va être efficace ! Ou une taxe exceptionnelle sur les revenus élevés (ce qui paraît bien au premier abord, mais pourquoi cette taxe n’est-elle que temporaire ? Pourquoi est-elle si faible qu’elle ne rapportera qu’une goutte d’eau comparée aux besoins ? Pourquoi ne touchera-t-elle que très peu les gens concernés ? (1 à 3% de ce qui dépasse les 750 000 euros pour une famille de 4 !!!))

Tiens, par endroit ça râle, il y a des mouvements qu’on appelle « indignés ».  Bah, on leur enverra la police. Parce que malgré les problèmes budgétaires, on arrive à maintenir une police anti-émeute en forme, et on arrive à construire des prisons (+ 30 000 places prévues en France, soit +30% !). Jules Ferry disait « construisez des écoles, et vous fermerez des prisons »… on fait quoi nous en ce moment ? Exactement l’inverse… Jules, qui n’était pourtant pas très à gauche, doit se retourner dans sa tombe… tout cela laisse songeur sur l’évolution de notre République…

Alors, comme espoir nous pensons avoir les présidentielles de 2012… sauf que premièrement le candidat du PS me paraît bien à droite… malgré son laïus sur la fiscalité à reprendre, il veut séduire les banquiers et il nous dit qu’il faut de la rigueur budgétaire et qu’on devra en baver. Par ailleurs si je ne m’abuse il ne propose aucune mesure forte pour améliorer le sort du plus grand nombre. Les incantations sur le « pacte entre les générations » ne font pas des emplois ni des revenus décents… Heureusement qu’on n’a pas le candidat pressenti il y a un an, car on parlerait plus de ses frasques que d’autre chose. On n’a pas besoin d’imiter Berlusconi, je n’ai pas envie d’avoir honte du comportement de celui qui représentera le pays tout entier… On a bien d’autres candidats de gauche, mais entre le grand soir (sans nous dire comment on fait le lendemain matin) et la démagogie de certains, on ne va pas loin. Il reste bien Eva Joly, dont les idées me plaisent beaucoup, mais il paraît que son camp négocie déjà les sièges avec le PS avant même d’avoir eu des débats de fond en public… Et deuxièmement, qui que soit le président soit disant « de gauche » en 2012, il faudra qu’il compose avec les 16 autres chefs d’Etat de la zone Euro, qui n’ont que des raisonnements de droite.

Alors comment va-t-on s’en sortir ? Bin je n’ai pas trop d’espoir… Ceux qui sont bien nés et qui ont du pognon d’avance peuvent continuer à être rentiers sans travailler (ou en faisant semblant), et les autres n’ont qu’à bosser pour eux et se taire. La droite maintient bien cet état de fait, aidée par une autre droite qui se fait appeler « la gauche » et qui a oublié l’idéal socialiste… et l’Histoire continue…

Où est la gauche qui devrait arrêter de courir après la sacro-sainte croissante ? Celle qui nous parlerait de qualité de vie, de santé, de bien-être, de temps libre, d’épanouissement... Celle qui chercherait à partager les richesses (et pas seulement les richesses monétaires…) au lieu de vouloir les augmenter tout le temps pour les mêmes. Celle qui nous expliquerait que la monnaie est une création de l’Humanité ; que premièrement ce n’est pas une fin en soi, qu’on peut faire plein de choses sans ; et que deuxièmement s’il y a besoin d’en créer on peut le faire comme on veut !

Où est la gauche qui nous parlerait des bienfaits de la gratuité au lieu de vouloir tout monétiser, y compris le temps, la santé, l’environnement... La gratuité la plus étendue possible, ça ça serait une idée forte pour 2012…

 

Repost 0
Published by Dany - dans politique
commenter cet article
6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 09:43

Et voilà... ça fait maintenant deux semaines et demie que j'ai repris les cours, et j'ai eu mon premier "DS" (devoir surveillé pour ceux qui ne se souviennent plus de ce que c'est!). Et bien je peux vous dire que ça fait drôle! Tables séparées et numérotées, pas de sac ni de veste à proximité, papier fourni, surveillant-chef au fond sur une estrade, et limite de temps à la minute près... tout comme au bac! 17 ans après ça fout vraiment un coup!

Et donc, je me rappelle maintenant pourquoi j'en avais marre des études il y a 15 ans! C'est la question de l'évaluation qui me pesait! Un devoir à faire avec un temps limité, avec de la pression créée par un climat spécial, une note unique pour évaluer plusieurs kilos-papier d'informations et de méthodes de travail ingurgitées. Pas très réaliste tout cela... et tellement éloigné des pratiques professionnelles...

Mais bon, il ne faut pas que vous croyiez que ça me pèse tant que ça! Je ne me mets pas de pression sur les notes de DS, car il y a beaucoup de positif qui compense ces moments désagréables: plein de cours et de TD intéressants, notamment sur la thermique, l'énergie, le bâtiment. Plein de culture générale écologique sur le climat, la toxicologie, etc. Et puis il y aura des évalutations notées de manière plus "réaliste" ou plus "conforme au monde du travail" à travers des TD notés ou des projets de recherche, ou encore les stages.

Il y aussi des moments marrants, des rigolades "intérieures"... morceaux choisis:

1er cours de toxicologie: "la toxicologie est l'étude de ce qui nuit à l'Homme, et notamment à sa santé. Pouvez-vous me dire ce qui vous vient à l'esprit comme source de nuisance pour l'Homme?". Moi j'ai immédiatement pensé à deux réponses: le Capitalisme, et la Droite! On ne se refait pas... J'ai gardé mes réponses pour moi, et les collègues de promo ont sorti uniquement les trucs classiques: "les virus, les produits chimiques, les particules fines, etc."

1er cours de climatologie: "vous trouverez souvent dans la littérature l'acronyme NAO. Savez-vous ce que c'est?". Bin oui que je sais! les Négociations Annuelles Obligatoires. On lit beaucoup l'acronyme, mais on pratique rarement ça de façon correcte dans la réalité. Evidemment c'est pas ça! Les cours de droit du travail, ça ne commence que la semaine prochaine. C'est "North Atlanctic Oscillation": l'oscillation du climat de l'Atlantique Nord, qui est le même phénomène qu'El Niño mais nettement plus atténué à cause de la taille plus réduite de l'océan. Bin oui, m'enfin!

4è ou 5è cours de thermique: "On a tord de négliger l'influence de Rsi, car cela change le calcul de Tgi de manière significative". Ah tiens, le Régime Social des Indépendants a une influence sur le Tribunal de Grande Instance? Damned, que je suis déformé depuis quelques temps! C'est la Résistance Surfacique Interne qui influence la valeur de la Température de la Vitre (Glass en anglais) sur la face Intérieure. Evidemment!

La meilleure pour la fin: TD de management environnemental (application de la norme ISO 14001 (spéciale dédicace à Didier ;-)): "Attention, on regarde l'impact des activités de l'entreprise sur l'environnement, mais on ne considère pas les salariés ici". Grrrrrrrrrrr ça m'a immédiatement hérissé le poil du dos! Mais elle s'est bien rattrapé: "Les salariés sont considérés à travers d'autres normes si elles sont utilisées par l'entreprise (OHSAS, ISO26000,..). ou par le code du travail et les instances légales: médecine du travail, CHSCT, etc.". Bon ça va, calme-toi Dany! :-)

Bref, tout ça pour dire que sur le fond ça se passe très bien, c'est très intéressant, et les quelques inconvénients (DS, horaires, travail du soir à la maison) ne me pèsent pas trop pour le moment. Un signe tangible: le matin, dès 6h30 au réveil, j'ai envie d'y aller! ça faisait longtemps que je n'avais pas connu ça! :-))

 

Repost 0
19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 21:13

Et voilà, c'était ma rentrée aujourd'hui, je suis un étudiant! De 35 ans, mais étudiant quand même!

ça a drôlement évolué les cours en 15 ans! Tous les supports sont dispos en ligne, on a tous un mail, etc. Même les "devoirs" se rendent en pdf par internet!

On pourrait presque bosser à la maison, sauf que pour ceux en "formation continue", en "reclassement", en "convention Pôle Emploi", il faut signer une feuille de présence chaque demie-journée! Pire qu'un contrôle judiciaire de DSK!!! On est + fliqués que les p'tits jeunes, alors qu'on est sans doute les + motivés puisque nous on n'a plus droit à l'erreur... m'enfin bon...
Petite promo: 18 ! Pour certains cours, on est regroupés avec d'autres, ça fait 45 personnes en tout. On tient dans une salle de TD, c'est dire!
Ce qui fait bizarre, c'est les 8h de cours par jour... bien + d'heures que je n'en ai fait depuis longtemps!!! et le démarrage à 8h15... Et puis aussi, cet après-midi cours de "management environnemental" puis cours d'"hydraulique", et vers 17h, un exo avec pressions, débits, pertes de charges à mettre en équations... toh! c'est un peu rouillé là haut, mais ça va revenir!
Les 15 ans d'écart avec les p'tits jeunes ne se sentent pas trop. D'ailleurs je ne suis pas le plus vieux, si j'en juge à la blancheur des cheveux!!!!!! 
Sinon le Restau U est beaucoup moins bien que le Restaurant Inter Entreprises de Rennes Atalante,... et y'a des frites lundi, mercredi, vendredi... ils sont ouf malades les diététiciens du CROUS !?!?!?
Et enfin je retrouve du vocabulaire connu sur les panneaux des assos étudiantes. Par exemple ce soir y'avait "concours de caps à 18h, amenez vos munitions!". Evidemment, vie de famille oblige, je décline!
Interro de vie étudiante: qu'est ce que le caps? Ceux qui ne savent pas doivent impérativement reprendre leurs études, car comme je l'ai lu aussi sur les panneaux: "les activités de ce genre ne sont pas obligatoires, c'est juste une évidence" !!!!
Repost 0
8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 10:35

Ce matin en cuisinant j'écoutais une émission de radio sur les rapports parents-enfants. Et une citation parmi d'autres m'a vraiment agacé. C'était, grosso-modo "quand un parent, dans un supermarché, refuse un gateau à l'enfant en lui disant seulement "non parce que c'est comme ça" sans le justifier, ça ne peut que créer des problèmes". Je me suis senti visé... parce que ça m'est arrivé plus d'une fois de dire des choses comme ça. De même qu'il m'est arrivé de mettre une fessée, et d'avoir envie de mettre une baffe. Vous vous dites peut-être "mais ça va pas Dany... qu'est ce qui se passe?". Eh bien, rassurez-vous, j'adore mes enfants et ce genre de situation reste exceptionnelle. Et j'explique les interdits, et une fessée n'arrive jamais come ça d'un coup... Pour reprendre l'exemple du supermarché:

(Avant de commencer je précise que mes enfants n'ont jamais rien eu à manger dans un supermarché.)

1- entrée dans le supermarché, devant les promos du moment qui contiennent toujours des trucs pour les gosses (pas placées là pour rien, évidemment): "papa, je veux un gateau". Réponse "déjà ce n'est pas comme ça qu'on demande, ça fait deux ans que je le répète, et de toute façon tu as déjà eu ton gouter, on ne mange pas entre les repas. Et puis on ne mange pas dans le magasin non plus." Nouvelle question immédiate "pourquoooooi?". "Parce que ça met des saletés dans le magasin. On mange à table".

2- moins d'une minute plus tard. "oui mais j'ai faim je veux un gateau". "Je t'ai déjà expliqué tu n'auras pas de gateau parce que tu as eu ton gouter et parce qu'on ne mange pas ici. Je ne crois pas que tu aies faim... Est-ce que tu as compris?". "Oui mais je veeeeeux un gateaaaaau". "Non, ça suffit".

3- la tronche, et les petites bêtises se succèdent. On touche à ce qu'il y a dans les rayons, on court, on refuse de rester à côté du caddie... à chaque fois, rappel, explication, et le ton monte peu à peu...

4- rayon des gateaux... parce que des fois je donne un gateau à mes enfants, alors il faut bien en acheter... bien sûr, les couleurs les plus attrayantes sont à hauteur d'yeux d'un enfant.... "papa, je voudrais un gateau s'il te plait'. "tu as bien demandé, mais je t'ai déjà dit non. Tu te souviens? Alors ne m'en parle plus". Et là c'est la crise... des larmes accompagnés de cris de plus en plus aigus... "Calme toi, je t'ai expliqué, ce n'est pas la peine de pleurer, ça ne changera rien"... rien n'y fait...

5- alors au bout d'un moment, en effet: "Arrête ça tout de suite, tu n'auras pas de gateau un point c'est tout, et si tu cries encore tu auras une fessée devant tout le monde"....

Le psychologue surdoué qui passe à ce moment là pour acheter ses gateaux se dit "mais quel mauvais père, il ne comprend rien aux enfants". Eh bin ouais, j'avoue mes limites, des fois je dois hausser le ton. Je précise que cette "menace" de fessée fonctionne 9 fois sur 10 et la situation se calme sans avoir besoin d'appliquer la sanction suprême. Alors je ne dois pas être si nul que ça...

 

Tout cela me fait penser aussi à la "pub" qui montrait une maman mettre une gifle à sa fille qui avait renversé un verre d'eau. Cela m'avait frappé aussi car j'ai plusieurs fois eu envie de gifler pour la même chose... mais, même topo: il s'agissait du 3è ou 4è verre d'eau de la journée, et l'enfant continuait à jouer avec le verre, à mal le tenir, etc, malgré les explications maintes et maintes fois répétées depuis plusieurs semaines...

 

Et si on ajoute un peu de fatigue, de stress créé par des situations professionnelles "formidables", eh bien nous parents ne sommes pas surhumains.... et je pense que ça fait aussi partie de l'éducation d'un enfant, de comprendre qu'il y a des limites à ne pas franchir, que les parents doivent être ménagés, qu'ils sont parfois fatigués, et que s'il le faut la limite sera respectée "en faisant usage de la force"...

 

Au lieu de juger une petite phrase sortie de son contexte, venez donc passer un mois avec moi, et on verra comment vous faites, vous les maitres du monde enfantin. Et il faudra tout suivre, hein: les levers noctures pour replacer une couverture ou rendre un doudou tombé, l'horaire du lever, le boulot pourri, les taches ménagères, les imprévus, les soucis de budget à boucler, l'incertitude de l'avenir, tout ce qui crée de la fatigue et qui aide vachement un parent à être toujours zen et aimable...

 

Vos conseils inapplicables et vos jugements, gardez-les. Passez du temps chez les gens ordinaires d'abord, et montrez nous comment vous avez super bien réussi avec vos propres enfants...

 

Repost 0
Published by Dany - dans pfffffff
commenter cet article
17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 15:08

Ce matin en bricolant, j'écoutais France Inter, et j'ai été agréablement surpris d'entendre parler de la décroissance comme une piste sérieuse envisagée face à la crise qui nous secoue depuis maintenant 3 ans.

Voici le lien vers l'émission qu'on peut réécouter sur le site de France Inter: http://www.franceinter.fr/emission-ca-vous-derange-decroissance-ou-demission

 

 

Repost 0
Published by Dany - dans décroissance
commenter cet article
11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 14:32

 

Des fois, on se croit en démocratie. C'est ce qu'on a appris à l'école. Presque tous les ans, on a même des élections pour nous le rappeler. Mais en fait, quelque soit les gens pour qui l'on vote, ils n'ont pas énormément de marges de manœuvres pour leurs politiques! Car ils doivent en premier lieu « rassurer les marchés ». Sans quoi, point de salut! Impossible d'emprunter un peu d'argent sans une bonne note des « agences de notation ». Ce sont elles qui dirigent le monde entier, en réalité. Si elles froncent les sourcils, nos gouvernements sont étranglés, nos bourses dévissent, et quelques semaines plus tard, nous tous pauvres citoyens somment piégés par des plans de rigueur qui cassent nos services publics (hôpitaux, écoles, logement, etc.), massacrent nos solidarités (assurances chômage, maladie, allocations familiales, etc.), et nous interdisent tout choix politique de faire quoi que ce soit d'innovant (à tout niveau: municipal, intercommunal, départemental, régional, étatique. Le marché avant tout, le plus libre possible, sinon attention pan pan!). Au bout du bout, ce sont des gens qui n'ont plus de quoi vivre, et qui sont bien dans la merde! Désolé du vocabulaire, mais il n'y a pas d'autre mot.

Je vous laisse lire les explications et analyses des économistes attérés (www.atterres.org) ou d'attac (http://www.france.attac.org/). Evidemment ils disent les choses bien mieux que je ne pourrai le faire. J'en retiens que nous pourrions être, tout de même, en démocratie, si nos responsables politiques prenaient justement leurs... responsabilités! Notamment s'ils empêchaient les agences de notation et les traders de décider de tout. Et surtout, s'ils évitaient de créer volontairement des dettes pour mieux nous faire avaler des plans de rigueur. Et donc, pour ne pas créer ces dettes, il n'y a pas que le volet « dépenses » à maîtriser, il y aussi le volet « recettes »: ils devraient prendre l'argent là où il est (ça paraît démago de dire ça comme ça, mais ça semble réaliste!), c'est-à-dire qu'ils devraient tout simplement rendre l'impôt plus progressif et taxer ceux qui gagnent beaucoup d'argent. Sur ce sujet, je vous renvoie sur ce site: http://www.revolution-fiscale.fr/

Au sujet de la dette des Etats, je me pose plein de questions... notamment: pourquoi les Etats ne créent-ils pas de la monnaie pour se financer eux-mêmes? En fait, si j'ai bien compris (je n'en suis pas sûr, de ça ni de ce que je vais dire ensuite, mais bon j'ai le droit de réfléchir quand même!), il y a quelques dizaines d'années les Etats n'étaient pas endettés parce qu'ils faisaient marcher la planche à billets pour se financer. Mais apparemment cela créait des problèmes de déséquilibre entre les monnaies, et d'inflation ou de déflation, notamment parce qu'il y avait un excès de monnaie par rapport à la quantité de travail réel effectué (travail réel = richesse réelle créée). Et donc, la planche à billets aurait été freinée pour éviter ces déséquilibres et inflations/déflations. Et c'est là qu'auraient été créés ces mécanismes de prêts aux Etats par les banques privées, qui elles-même se prêtent entre elles, et qui se font prêter au final soit par les épargnants privés soit par les banques centrales. Aujourd'hui, tout cela se met à merder... des rumeurs font des secousses réelles, des « notes » font du chômage et de la misère. Alors pourquoi ne pourrait-on pas changer ce système? Pourquoi ne pourrait-on pas revenir (un peu au moins) à la planche à billets? Je vois plein de chômeurs qui ne demandent qu'à travailler. Je vois en même temps plein de besoins non satisfaits dans les services publics (ou assimilés). Et je vois des gouvernements et collectivités territoriales qui ne peuvent pas financer ces emplois. La machine est grippée. Par exemple, il y a des ouvriers du BTP au chômage, en même temps que des chantiers routiers ou immmobiliers arrêtés ou ralentis, et des engins de chantier en rade chez les commissaires priseurs (vente aux enchères suite à faillites d'entreprises). Quel gâchis! Tout est là pour avancer, mais on ne peut pas car soit-disant « on n'a pas d'argent ». Mais l'argent c'est une chose artificielle, créée par nous les Hommes, pour pouvoir échanger des biens et des services. C'est l'huile dans les rouages pour que ça tourne. Et en ce moment on ne manque pas de rouages, on manque d'huile. Alors pourquoi n'arrivons nous pas à nous prendre en main pour que nous puissions tous travailler? Frappons la monnaie, créons ces emplois, et allons-y! Il ne s'agit pas d'emplois fictifs, il s'agit de travail réel qui est nécessaire. Au passage, on enverrait un missile dans la tronche des « agences de notation » qui leur clouerait le bec, et on réinstaurerait un peu de démocratie, car à la prochaine élection, on débattrait de la quantité et de la nature de ces emplois à créer, et de quels « chantiers » on lancerait.

A ce point de la lecture (si vous avez lu jusque là!), vous vous dites peut-être que je délire parce que « on ne peut pas faire comme ça ». Mais pourquoi donc? Ce qui est fait ou pas fait aujourd'hui, qui l'a décidé? Et pourquoi? Avec quelle légitimité?

Pourquoi ne pourrait-on pas faire autrement?

 

Repost 0
Published by Dany - dans politique
commenter cet article
3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 16:09

L'autre jour, en feuilletant mon quotidien (Ouest-France, pour ne pas le citer), je tombe sur un tout petit article en bas d'une page qui m'apprend que parmi l'eau produite par nos fournisseurs d'eau du robinet, 25% part en fuites... je commençais alors à m'énerver tout seul... la ligne suivante m'apprend qu'une personne responsable d'une compagnie a répondu au journal que ce n'était pas ça, car ce chiffre englobait aussi l'eau consommée pour l'entretien du réseau, ainsi que l'eau utilisée par les sapeurs-pompiers. Ah! Me voilà rassuré... ou pas! Le chiffre réel des fuites serait plus proche de 15 à 20%, lis-je.... bah quand même!!! Ensuite, j'apprend que l'agriculture consomme 50% de l'eau !! Enorme. Je n'imaginais pas que ça soit autant... J'en déduis tout seul que les entreprises + les particuliers + les services publics en consomment seulement 25% à eux tous, sans avoir la répartition (faudrait que je cherche ça, tiens...).

Donc, combien d'eau est-elle consommée par les particuliers? 5, 10, 15% du total? grand max... et on voudrait me faire croire que c'est en coupant le robinet quand on se brosse les dents qu'on va résoudre nos problèmes de sécheresse??? Oh waho... comment qu'on me prend pour un gros con! (sic, mais là je suis franchement énervé quand même).

Moi je veux bien faire des efforts (en effet je coupe le robinet quand je me brosse les dents, participant ainsi aux 0,0000001% des économies faisables si on le fait tous... ouais, faisons la révolution de la brosse à dent!). Je peux même ne jamais construire de piscine dans mon jardin, ni laver ma voiture (flemme et écologie vont ensemble pour le coup!!!). Je peux surtout installer des toilettes sèches (prévues pour cet été). Mais faudrait peut-être d'abord cibler là où on doit vraiment faire des économies d'eau... je n'ai pas de solution miracle, mais je voudrais juste qu'on arrête de se foutre de moi.

 

Repost 0
Published by Dany - dans environnement
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Dany
  • : Mes états d'âme, mes réactions par rapport à l'actualité, etc.
  • Contact

Recherche