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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 16:19

En ce début d'après-midi pluvieux - et semi commateux! -, je regardais le zapping de Canal+. Une phrase d'un journaliste m'a tiré de ma torpeur: "paradoxalement, ceux qui consomment le plus sont aussi ceux qui produisent le plus de déchets".

Je ne sais pas si vous parlez la même langue que moi, mais moi je ne vois pas du tout ce qu'il y a de paradoxal... Notre "société de consommation" ne fonctionne que par le fait de jeter rapidement ce qu'on vient d'acheter, pour reconsommer de nouveau. On fait de plus en plus de "jetable", qui s'additionne aux tonnes d'emballages inutiles qu'on nous force à acheter. Alors forcément, plus on consomme, plus on jette.

Pour moi c'est évident depuis déjà longtemps: pour faire moins de déchets, consommons moins!

En plus de faire moins de déchets, ça me permet de faire un paquet d'économies, donc d'avoir moins besoin de travailler, donc de vivre mieux... ce n'est pas vraiment conforme au message présidentiel de 2007-2008 "travailler plus pour gagner plus", mais j'assume!

Personnellement, ce n'est pas le travail monétisé qui me rend heureux... je me revendique même comme étant "décroissant"... paradoxalement?

 

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 16:13

Bonjour,

 

après cette trop longue période de suspension, il est grand temps de réouvrir!

La raison de la suspension n'existe plus, car j'ai trouvé mon stage: je l’effectuerai à la communauté de communes du Pays de Châteaugiron, pour faire l’audit énergétique des bâtiments communautaires, et pour piloter un groupe de travail qui mettra à jour le volet énergétique de l’Agenda 21 du territoire. Je suis très motivé par ces deux sujets, et aussi par le fait de travailler pour une collectivité, au service des citoyens. Et cerise sur le gateau, il s'agit de la communauté de communes que ma propre commune va intégrer dès 2012, en principe.

 

A bientôt.

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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 15:06

Comme je vous l'écrivais samedi dernier, je suis admis à l'Ecole des Métiers de l'Environnement pour la rentrée prochaine. Et comme il s'agit d'une formation en alternance, je vais me mettre en quête d'un stage très bientôt.

Hors, on m'a conseillé de faire attention à ce qui se trouve sur internet à mon sujet... eh oui, la "e-réputation" peut faire des ravages. Vous avez sans doute déjà lu des articles là-dessus, ou vu des reportages. Pour moi, il ne s'agit pas du tout de photos de fin de soirées compromettantes ou de beuveries indescriptibles (à l'époque où ça m'arrivait, facebook n'existait pas, heureusement !!! ;-). Il s'agit plutôt de mes expressions politiques et syndicales, qui pourraient "choquer" un patron ou maître de stage potentiel. Eh oui, la liberté d'opinion politique et syndicale est tellement bien respectée dans notre beau pays qu'il faut se planquer avant l'embauche... c'est sans doute la preuve d'un management moderne et ouvert au 21è siècle.

Bref! Dans le doute, je vais éviter de sabrer la moindre chance d'obtenir le stage dont je rêverais, alors je vais prochainement suspendre ce blog. Il ne sera pas fermé, mais il apparaîtra comme vide. Je le réouvrirai quand la question de mon stage sera résolue...

Par contre, je vais continuer à écrire sur ma page facebook. Car celle-ci ne fonctionne qu'en "privé", c'est-à-dire avec ceux qui me sont connectés. Donc si vous n'y êtes pas encore, rejoignez-moi sur facebook!

à bientôt!

 

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 14:55

Après deux semaines d'arrêt de travail, j'ai fait le point avec mon médecin. Je me sens beaucoup mieux, il est clair que le repos, le calme de ma campagne, le cocon familial m'ont fait le plus grand bien. Mais quand j'ai repensé au travail et à la reprise de lundi... bof... c'est pas vraiment la grosse motivation, loin de là! Surtout qu'en principe dans la semaine il y a deux réunions de CCE au sujet de la vente de mon entreprise, ce qui ne manquera de remuer toute cette mxxde accumulée depuis deux ans. Alors mon médecin me prolonge pour 15 jours encore. Ensuite, j'espère que je serai en état de retourner au boulot sans me faire mal au ventre.

En attendant, j'ai eu une bonne nouvelle au courrier ce matin: je suis admis à l'Ecole des Métiers de l'Environnement pour la rentrée de septembre. Ma reconversion professionnelle est en bonne voie, et c'est cela qui compte professionnellement! Maintenant, il faut que je me mette en quête d'un stage car cette formation est en alternance... ce ne sera pas simple, vu le contexte, mais pour ça je suis motivé! Qui veut un stagiaire gratuit? :-)

Pour continuer le cursus, mardi, il y a une formation sur les brevets à l'INPI à Paris. Je vais pouvoir vérifier si mes idées sont brevetables... j'ai hâte!

 

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 15:16

Vendredi, je suis allé chez le médecin pour une foutue toux qui ne passe pas... rien de bien grave, mais c'est pénible et ça empêche de dormir! Et comme j'avais une sale tête, il m'a questionné un peu et j'ai tout déballé... il n'a pas eu besoin de creuser tellement, tout est sorti très facilement. Je n'ai pas trop freiné mes émotions, après tout à quoi bon? Et sa réaction a été très nette: « oh la la, il faut faire un break! Vos congés précédents n'ont pas suffi, alors on en remet. On va commencer par deux semaines, et on se revoit le 1er avril pour faire le point. Je vois trop de souffrance au travail, les gens souffrent de plus en plus, la situation d'empire continuellement. Alors il ne faut pas se torturer, il faut se protéger. »

Eh bien, moi qui ait l'habitude de tout décortiquer, analyser, et souvent contester, là je me suis tu! J'obéis sans discuter...

Lundi et mardi, ça m'a fait un peu bizarre... c'est mon deuxième arrêt maladie en 12 ans. Le premier n'a duré qu'une journée pour une grippe. Et aujourd'hui c'est à cause de mon état psychologique... j'ai souvent lu ce genre d'effets dans les magazines syndicaux. J'en ai entendu parler lors des formations syndicales. Mais je n'avais jamais moi-même été victime de tout cela... ça fait bizarre... Lundi, il m'est même passé par l'esprit que ce n'était pas normal que ce soit moi qui soit considéré comme « malade » (puisque en « arrêt maladie »)! Mais je sais que je suis un mec compliqué, parce que je suis juste « au repos » pour oublier un peu les vrais malades, qui sont ceux que je hais du plus profond de mes tripes, mais qui malgré tout restent aux manettes avec leurs salaires indus...

J'essaie de déconnecter, mais ce n'est pas simple! Par exemple en ce début d'aprem, au magazine de la santé ils ont passé des images prises par une caméra « slow motion »... le genre de caméras qu'on concevait à Thomson Rennes jusqu'à ce qu'ils décident de zigouiller le labo « Caméras »... bref, il faut que j'oublie...

J'entends un des enfants qui se réveille, alors je vous laisse. Voilà ce qui compte vraiment: s'occuper de sa famille, et pas des objectifs managériaux débiles qui se finiront de toute façon par un PSE...

 

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 17:03

 

Depuis fin novembre, je ne suis plus en « délégation permanente ». C'est-à-dire que je ne passe plus 100% de mon temps de travail à m’occuper de mon mandat d’élu au comité d’entreprise, pour suivre l’application du PSE. J’ai donc officiellement repris le travail. Ça a été et c’est toujours extrêmement difficile. Ma production effective est évidemment bien en deça de ce qu’on attend d’un ingénieur expérimenté. Et donc, ça commence à se voir… c’est un peu de ma faute, car j’ai signalé mes difficultés, et j’ai même demandé à ce qu’on trouve une solution qui arrangerait tout le monde, pour les 6 mois qui me restent à faire dans cette entreprise avant mon départ le 31 août. Apparemment ce n’est pas possible. J’en ai pris acte, mais voilà : j’ai moi-même allumé le projecteur sur mon cas…

Alors du coup mon management « de proximité » a souhaité en parler avec moi. Cela a été fait de manière très correcte, je n’ai aucun reproche à faire. Le problème est correctement posé : il y a un projet à faire avancer avec des ressources limitées (NB : les ressources, c’est nous les gens). Or, s’il y a une ressource qui n’avance à rien, son boulot ne sera pas fait et ce sont les collègues qui devront compenser. Eh oui… C’est l’argument qui fait mouche avec moi, il est bien choisi : je ne vais quand même pas être responsable de l’augmentation de la pression sur mes collègues, moi le défenseur du temps libre et de la limitation du temps de travail. Mon manager ne met pas trop la pression, ne veut pas me « forcer » ni me « fliquer ». Il veut « m’aider à traverser ces 6 mois de manière plus sereine et constructive ». Admettons…

J’aurais pu répondre que des gens qui ne font rien dans l’entreprise, j’en connais ! J’ai même des noms ! Mais ils arrivent à faire semblant, bien comme il faut. Le brassage d’air est une activité florissante dans notre entreprise (dans d’autres entreprises aussi, il y a même des livres là-dessus). Il y en a qui d’eux-mêmes ont parfois signalé qu’il leur faudrait un vrai poste pour travailler. On les a maintenus sur des postes pipeau pendant des mois, ce qui n’est pas vraiment compatible avec une « PME ». Alors, pourquoi m’embêter moi pour 6 malheureux mois ?

J’aurais pu aussi répondre que pour certains, un arrangement (bien meilleur que pour 6 mois) a été possible. Mais bon, je ne suis pas jaloux, je sais que ma demande n’est pas vraiment normale…

J’aurais pu répondre en plus que ce ne serait pas moi le responsable de l’augmentation du travail sur les collègues. C’est d’abord le PSE de ce « haut » management qui a « dit » qu’il y avait 45 ingénieurs de trop à Rennes. C’est ce même management totalement incohérent qui a embauché 8 prestataires en février et mars, avec les mêmes compétences (plutôt moins de compétences) qu’avaient une bonne partie des 45.

J’aurais pu répondre que ce n’est pas de ma faute si je n’arrive pas à digérer cette lame de fond qui précarise sans cesse les salariés : on vire des CDI et on embauche des précaires. C’est exactement ce qui se passe ici en R&D : - 45 CDI + 8 prestataires.

J’aurais pu répondre aussi que je vois se reproduire le même scénario que ce que j’ai vécu en 2006-2007-2008 sur le précédent projet : un manque de « ressources » dès le départ, avec des délais très serrés. Ce qui immanquablement se traduit par une pression forte les 3 derniers mois avant la première échéance, c'est-à-dire pendant l’été. Et donc : chers collègues il faudra encore cette année faire une croix sur quelques samedis, sur des soirées avec les enfants, les conjoints, les amis, et sur une ou deux semaines de vacances. L’histoire se répète.

J’aurais pu répondre encore que cette pression sur les salariés est de toute façon « imposée » de manière sournoise par une organisation économique mondiale implacable : 1- les actionnaires veulent dépenser le moins possible pour gagner le plus possible. Donc ils cherchent toujours à réduire les dépenses, c'est-à-dire les « ressources ». 2- la concurrence, de plus en plus sauvage car dérégulée, personnifiée dans notre cas par les 3 ou 4 entreprises concurrentes qui nous taillent des croupières, pousse ses propres salariés à sortir des produits performants et dans des délais serrés. Donc si on ne s’aligne pas, notre entreprise perdra des marchés, sera en difficulté, et il faudra à nouveau un PSE… « on est dans la seringue » comme l’a dit un jour un DRH en réunion de CE… Ainsi, les salariés n’ont d’autre choix que de promettre eux-mêmes de tenir des délais intenables avec un effectif réduit. Et donc, ils sont forcés de sacrifier une part toujours croissante de leur vie privée… merveille du capitalisme et de la concurrence sauvages : les salariés n’ont aucune marge de manœuvre, ils sont pris au piège. « Rend ton temps libre ou file au chômage ! ». Ne serait-ce pas du chantage cela ? Voire même une prise d’otages ? Bref…

J’aurais pu aussi répondre qu’il y a toujours dans l’entreprise les managers qui ont vraisemblablement établi une liste de gens « à virer ». Comme ils n’ont pas pu choisir qui ils vireraient (le critère de « compétence » ayant été neutralisé), ils ont choisi qui ils garderaient. Et malgré les possibilités de reclassements et de « jeux de taquin », il y a quand même eu des licenciements dans certains groupes et dans certaines catégories, alors qu’on aurait pu les éviter. On peut légitimement se demander si certains managers n’auraient pas tenu à licencier des gens pour bien affirmer leur capacité à le faire, voire pour maintenir un climat de peur (c’est un style de management de quel siècle, ça ?).

J’aurais pu encore répondre que tout cela a vraisemblablement des impacts sur ma santé : que je dors souvent mal (surtout la nuit du dimanche au lundi) ; que j’ai la boule au ventre à peu près tous les matins en semaine, et aussi le dimanche à partir de 16 ou 17h ; que j’ai tendance à « compenser » mon mal-être de la journée en faisant bonne chère le soir, avec parfois (souvent ? trop souvent ?) un petit apéro, et je ne suis pas sûr que ce soit très bon pour ma santé… ; que peut-être il faudrait que j’aille voir un médecin : mais je ne veux pas de ces petites pilules pharmaco-chimiques pour me sentir bien, même si certains (beaucoup ?) de mes collègues en prennent, et beaucoup  (trop) de mes compatriotes aussi. Peut-être faudrait-il un arrêt de travail pour faire le vide suffisamment longtemps, mais je n'aime pas trop  (trop de scrupules?) être demandeur de ce genre de choses... et puis je ne suis pas sûr que ça m’aide à revenir pour terminer ce « travail » qui ne m’intéresse plus du tout…

Parce que j’aurais pu répondre aussi et encore, que je ne crois plus, mais alors plus du tout, en l’avenir de l’entreprise, qui a toujours les mêmes managers qu’avant le drame du PSE, et qui ne peut pas devenir une PME efficace en claquant des doigts.

J’aurais pu répondre, enfin, que face à tout cela il ne faut pas me demander d’être motivé pour les 6 mois qui restent. Que je ne peux pas travailler sans penser au contexte, à l'environnement, et aux gens avec qui je travaille. En particulier je ne peux plus entrer dans les locaux sans penser à ceux qui sont jetés dehors sans solution...

J’ai déjà pris la mesure qui s’impose face à ce gouffre entre moi et cette entreprise (ces entreprises !) : je suis volontaire au départ. La date de départ s’impose par le calendrier scolaire, et je ne peux pas faire autrement pour des raisons financières.

Mais bon, je sais de moi-même, sans qu’on me le rappelle, que : 1- je suis payé pour travailler. 2- que cette situation, elle est valable pour tout le monde dans l’entreprise, et que la plupart des gens arrivent à travailler. Ils ne travaillent pas à 100%, certes, mais ils travaillent semble-t-il un peu plus que moi. Même ceux qui sont sur le départ, apparemment. Je me demande bien comment ils font... arrivent-ils à se mettre des oeillères? 3- que cette situation, elle est aussi valable dans beaucoup d’autres entreprises. Et dans toutes ces entreprises, les gens travaillent. Dure réalité dans le monde merveilleux du capitalisme sauvage... 4- que mon management de proximité a aménagé ma mission pour qu’elle ne soit pas trop difficile.

Alors bon… je veux bien prendre quelques mesurettes pour essayer de me concentrer. Mais franchement, que peuvent-elles peser face à l’ampleur de ce qui me ronge ?

Plus que 6 mois à tenir… je ne sais pas comment, mais je tiendrai!

Dany, citoyen debout et lucide, mais salarié démoli.

 

PS du 11 mars vers 9h30: cette nuit, pendant mon insomnie habituelle de 4 à 6, j'ai repensé à cette petite prose. J'ai oublié d'écrire ce que j'ai pourtant souvent en tête:

que j'aurais pu répondre aussi que le président de l'entreprise est celui qui était président du CCE quand on a démontré que l'usine était viable dès 2012, et que le montant des pertes de 2011 aurait coûté moins cher que le montant du PSE pour ce périmètre... et ce président nous avait répondu "vous avez raison, mais ce n'est pas sexy pour vendre l'entreprise"... dès lors, comment voulez-vous qu'aujourd'hui je réussisse à passer chaque jour devant l'usine sans penser à ce CCE du 8 juillet 2010 au Novotel de la rue Vaugirard à Paris 15e, qui m'avait fait pêter les plombs, et sans penser à ces 50 ouvriers, techniciens, administratifs, qui sont licenciés dans solutions de reclassements;

que j'aurais pu répondre que si la direction du groupe technicolor avait tenu son engagement de 30 reclassements dans les autres filiales rennaises du groupe, je ne croiserais plus chaque jour certains collègues en voie de licenciement, ce qui me noue le ventre;

que j'aurais pu répondre que chaque matin, les discussions des collègues me font remarquer que tous les problèmes qu'on avait entrevus comme conséquences de ce PSE se produisent, et que pas grand'chose ne semble s'améliorer dans l'attitude du management. Certaines anecdotes sont terribles, comme celle-ci: un manager, évoquant la mise en place de procédures pour travailler avec la nouvelle sous-traitance, et évoquant le travail de séparation de technicolor pour pouvoir nous vendre, aurait dit "c'est vraiment passionant de reconstruire tout cela, on fait un travail formidable". Quelle misère... les dégats de la casse ne sont même pas encore tous passés qu'on se réjouit de reconstruire sur le champs de ruine. C'est exactement comme un pompier pyromane qui provoque l'incendie pour avoir la satisfaction d'éteindre "un beau feu", ou comme ceux qui pensent que pour relancer l'économie, il faudrait "une bonne guerre". Quelle ignominie...

que j'aurais pu répondre que je supporte plus de voir chaque jour le logo de l'entreprise, l'atelier vide de l'usine, la silhouette de certains managers au bout du couloir... et que de mon bureau je guette le pas ou la voix de celui que désormais je hais, afin de m'enfuir par le fond du couloir pour l'éviter...

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 09:47

... le film dont je vous ai parlé l'autre jour: Les Molex, des gens debout. Mon super enregistreur a quelques soucis de fonctionnement (un des derniers sous marque Thomson, mais comme il n'a de Thomson que lo logo -vive la sous-traitance à bas coût...- sa fiabilité est quasi-nulle, il s'éteint et se rallume tout seul... bravo!). Heureusement, Arte propose de revoir certaines émissions sur son site internet, et le film est visible ici: Les Molex, des gens debout. Je ne sais pour combien de temps il est disponible, alors ne trainez pas!

J'ai été très ému hier, tant il y a de similitudes avec notre combat de 2010 à Thomson Grass Valley: des réunions de CCE sous la garde de vigiles privés; un psychologue prévu à l'avance; le même ministre Estrosi qui feint de ne rien pouvoir faire (pour nous, l'actionnaire était tout de même Français... mais bon...); une Direction autiste qui n'entend pas les arguments économiques des représentants du Personnel ni du cabinet d'experts Syndex; le même sentiment de rouleau compresseur qui avance et que rien ne semble pouvoir arrêter; le même chantage patronal "c'est ça ou rien"; les mêmes doutes de salariés sur l'acceptation ou non de cet ultimatum terroriste; ...

Les dirigeants de toutes ces boites m'écoeurent... Ce comportement avide de profits, en écrasant les gens même quand leurs entreprises sont rentables, en refusant de laisser pérenniser des emplois, est indigne de notre espèce Humaine, laquelle est supposée plus intelligente que les mammifères moyens. Je suis désolé, mais lors de mes insomnies, quand je vois des reportages animaliers, je constate que ces animaux s'arrêtent de manger quand ils sont rassasiés. Même les plus forts d'entre eux laissent la place aux plus faibles.

L'élite économique mondiale, en se comportant (ou en laissant se comporter certains) d'une manière aussi effroyable, est coupable de trahison envers l'Humanité toute entière...

 

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 13:56

Avant d'entrer dans le débat de savoir s'il faut flinguer les 35h ou pas, il faudrait d'abord se mettre d'accord sur la réalité du temps de travail. Alors justement, vous avez dû constater comme moi qu'on entend tout et n'importe quoi sur le sujet. Des journalistes se sont penchés sur le sujet, et ont décortiqué les chiffres. Voici la réalité des choses: 35h: la foire aux statistiques.

Maintenant, on pourrait éventuellement débattre pour savoir s'il faut travailler plus ou moins, se comparer aux autres, parler de compétitivité, de coût du travail, ... Mais avant cela, il faudrait peut-être savoir de quel travail on parle, pour nous et pour ceux avec qui on se compare. Travail rémunéré et déclaré? Travail rémunéré non déclaré? Heures supplémentaires gratuites? Travail gratuit (vie associative, bénévolat, garde d'enfants, entraide, bricolage, potager, ...)? Certaines choses sont bénévoles ici et pas ailleurs, ou inversement...On pourrait aussi, avant cela, se demander pour quoi on travaille. Je veux dire par là: pour quelle utilité? Utilité sociale, utilité individuelle, ... On pourrait - on devrait- se demander quel est l'impact de ce travail sur les autres et sur l'environnement. Et aussi l'impact sur soi-même : temps de travail / temps contraint / temps réellement libre... stress... etc etc.

Bref, vaste débat...

Au fil de mes réflexions personnelles sur ces sujets, j'en suis venu à m'intéresser à la Décroissance en tant que concept politique. Voici un lien qui explique quelques éléments, et qui surtout renvoie vers de nombreux autres liens et ouvrages bibliographiques: http://fr.wikipedia.org/wiki/Décroissance_(économie).

Depuis le début des années 90, on m'a fait croire qu'il n'y avait qu'une seule voie possible pour le monde, suite à la chute du communisme: le capitalisme sauvage (pléonasme...). Depuis que j'ai découvert les décroissants, je sais qu'une autre voie est possible. On n'est pas obligés de laisser les riches s'enrichir en écrasant les pauvres et en saccageant la planète.

Le champs d'exploration est immense, et ce mouvement politique n'en est qu'à ses balbutiements, en ce sens que beaucoup de choses sont à construire. Chacun peut  (doit?) y prendre sa place...

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 11:20

Ce matin, dans ma boite e-mail, je trouve ce lien sur un article à propos de l'emploi sur le technolope Rennes Atalante. Le titre me fait penser que comme d'habitude, on va parler des entreprises qui embauchent un peu et pas de celles qui licencient. Et puis aussi, comme d'habitude à propos de Technicolor, on va mettre en avant le nouveau batiment en construction, en nous faisant croire -je dirais même, en nous prenant pour des cons- qu'un batiment crée des emplois de chercheurs et qu'il s'agit d'emplois nouveaux. C'est ce qu'a dit sans honte Daniel Delaveau le président de Rennes Metropole, alors qu'aucune embauche n'est prévue pour le moment. Ou alors on va nous dire que Technicolor crée une nouvelle filiale avec 350 emplois nouveaux, comme l'a dit sans honte non plus Jean-Yves Le Drian le président de la Région Bretagne, alors qu'il s'agit seulement du changement de nom de Thomson Grass Valley, qui supprime 300 emplois dont 160 à Rennes. Je me permets de préciser, certes sous le coup de la colère, qu'il s'agit d'élus soit-disant de gauche qui sont censés nous aider à résister contre les licenciements injustifiés...

Eh bien, je me suis trompé. Dans cet article on parle de notre licencieur en chef de l'année sur le technopole! Voici l'extrait de l'article:

"Parallèlement, ce groupe restructure l'implantation locale de sa filiale Grass Valley (équipements pour la diffusion d'images et de sons) avec le départ de près de 200 personnes. « Il s'agit de compétences qui devront pouvoir être maintenues sur le territoire », considère encore Claude Labit, confiant dans la capacité qu'auront les autres entreprises du secteur à reprendre le personnel licencié."

Alors là chapeau! Etes-vous certains de ce que vous dites Monsieur Labit? Que les ingénieurs retrouvent du travail, je n'en doute pas. D'ailleurs c'est presque fait pour tous, puisqu'ils ont été volontaires au départ en nombre quasi-suffisant. Mais pour les ouvriers, administratifs, techniciens, on est loin du compte! Si vous leur trouvez des postes à tous, je serai le premier à vous applaudir. Alors chiche... mes collègues vous attendent au tournant...

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 09:51

Je ne fais pas souvent de pub pour des films ou des émission TV, mais celui-ci me frappe particulièrement. Il sera diffusé sur Arte le 28 janvier.

Je me sens terriblement proche d'eux, de part ce que j'ai vécu en 2010: une entreprise avec des perspectives de bonne rentabilité, une volonté de notre part de maintenir l'emploi, mais en face: des dogmes, un Etat complice, et des élus politiques locaux qui regardent faire sans agir.

Par solidarité, et pour leur rendre hommage, je regarderai ce film.

Si parmi vous se trouvent des gens qui imaginent que les dirigeants ne ferment que les usines non rentables, vous vous trompez lourdement! Regardez donc ce film...

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