Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 14:06

Avant de parler de 2011, revenons un peu sur 2010... je suis content que cette année 2010 soit terminée... cette année a été très difficile professionnellement, à cause de ce foutu PSE (d'ailleurs un PSE n'est pas un Plan de Sauvegarde de l'Emploi. C'est au mieux un plan de licenciements pour motif économique avec mesures d'accompagnement social. C'est surtout très souvent un Plan de Saccage de l'Entreprise, en ce sens qu'une entreprise est d'abord constituée d'un capital Humain...). Par voie de conséquence, j'ai été souvent usé nerveusement et physiquement, et je n'ai pas profité pleinement de mes congés, RTT, week-ends. Et donc les travaux de la maison n'ont pas tellement avancé... en plus, je ne sais pas si les enfants ont ressenti tout cela ou si c'est leur développement normal, mais ils ont été très très prenants et usants cette année! Espérons que ça passera rapidement... Ce qui est beaucoup plus satisfaisant en 2010, c'est nous avons pris d'importantes décisions familiales pour mieux vivre à l'avenir (en tout cas, on va tout faire pour y arriver!), et que nous avons réussi à passer du temps ensemble et à s'aimer pleinement, malgré les évènements difficiles.

 

En ce début d'année 2011, donc, il est de bon ton de souhaiter une bonne et heureuse année à tout le monde... je trouve ça assez hypocrite!

Premièrement, il y a des gens qu'on n'aime pas, mais alors pas du tout! Alors pourquoi faire semblant de leur souhaiter une bonne année? Personnellement, je connais quelques personnes qui n'auront pas ces mots de ma bouche! Par exemple ceux qui ont voulu, élaboré, exécuté avec zèle, le PSE que nous avons subi dans mon entreprise en 2010 (et que nous subissons toujours, d'ailleurs). Ou alors les égoïstes qui s'imaginent qu'il faut supprimer toutes les solidarités pour que tout aille mieux... Je pourrais multiplier les exemples de ceux à qui je ne souhaite pas du tout une bonne année, mais ça va vous saouler!

Deuxièmement, c'est quoi une bonne année? Est-ce une année où on gagne plein d'argent? Pas sûr... Une année où on nos désirs de consommations de gadgets en tous genres seront satisfaits? Pas sûr... Une année où on sera en bonne santé? C'est déjà mieux... Une année où « l'on sera heureux »? Pourquoi pas mais c'est quoi être heureux?... bref... tout cela me paraît un peu trop flou, et cette expression traditionnelle de « bonne année » me semble bien trop convenue, et ayant perdu beaucoup de sens...

 

Alors, pour la plupart d'entre vous, mis à part des vœux très personnels que je formulerai en privé, je ne souhaite pas simplement une « bonne année 2011 », mais plutôt ceci, et pas seulement pour 2011:

  • que vous lisiez, compreniez, et vous empariez des débats soulevés par le manifeste des économistes atterrés visible ici: http://atterres.org

  • que vous vous aperceviez du grave danger qui menace notre société, danger vers lequel nous précipitent les gouvernements qui mettent en œuvre les étapes suivantes:

  1. réductions des impôts (essentiellement des riches) au prétexte de « compétitivité », ou même (faut oser!) de « justice fiscale » avec le fameux bouclier fiscal indécent...

  2. ceci provoque une réduction des recettes des finances publiques (pour l'éducation, la justice, les services publics, etc) et des caisses de sécurité sociale (santé, retraite, famille, etc)

  3. au vu des déficits des comptes publics, cris d'orfraie sur le « poids de la dette » et sur le prétendu report de notre train de vie sur les générations suivantes, alors que cette dette est surtout constituée de finances prêtées par ces mêmes riches dont on a réduit les impôts, et qui gagnent de l'argent grâce aux intérêts de cette dette! Ces intérêts étant payés par les impôts payés par tous les autres... (y compris en achetant sa baguette avec la TVA...). Il y a même des spéculations de grands banquiers d'affaires sur les dettes des Etats, comme on l'a vu pour le cas de la Grèce...

  4. Et donc, au final, l'objectif ultime : réduction de toutes les prestations que j'ai citées plus haut, au nom de la « réduction des déficits publics », ou en prétextant « rassurer les banquiers »...

  • que vous lisiez (je devrais dire « que nous lisions » car il y a longtemps que je l'ai fait) le programme du Conseil National de la Résistance (CNR) de 1944, et surtout que vous compreniez que ces résistants -de tous bords politiques- cherchaient à éviter que l'Histoire ne se répète de manière aussi tragique. Ainsi, que vous analysiez avec un nouveau regard les actes des différents gouvernements agissant en France et en Europe depuis quelques décennies...

  • que vous lisiez (que nous lisions car moi-même je ne l'ai pas encore fait) le livre « indignez-vous » de Stéphane Hessel, résistant de la Seconde Guerre Mondiale, justement... ainsi que le manifeste contre la pauvreté de Martin Hirsch et l'abbé Pierre.

  • que vous compreniez qu'il ne faut pas avaler toutes les fausses évidences débitées par les médias sur par exemple des « modèles » de compétitivité qui nous entraineraient par le fond à cause du dumping effréné, ou surtout sur le miracle de la « croissance du PIB » qui résoudrait tout, alors qu'on voit bien que cette fuite en avant entraine notre planète à sa perte (voir juste après).

  • que vous regardiez d'autres pistes que cette course à la « croissance » pour résoudre les problèmes d'emploi et d'environnement, comme par exemple la mal nommée « décroissance » : bretagne décroissance  http://www.decroissance.org/  http://www.casseursdepub.org/ etc etc (je dis « mal nommée » car on devrait plutôt dire qu'on vise la décroissance de certains domaines et la croissance d'autres domaines, et que surtout on ne regarde plus du tout le chiffre du PIB comme indicateur miracle, tel le messie qui nous dirait où aller pour être heureux sur Terre comme au Ciel...)

Si vous partagiez tout cela avec moi, et si nous étions très nombreux à débattre de tout cela, je pense que cela ouvrirait de belles perspectives collectives pour les années futures, et ainsi je passerais moi-même une année 2011 intellectuellement riche !!!

 

Repost 0
Published by Dany - dans pfffffff
commenter cet article
29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 15:40

J'ai lu cette semaine le "manifeste d'économistes atterrés", que vous pouvez trouver ici: http://atterres.org/
Il rassemble 10 fausses évidences, dont certaines que je sentais mais sans pouvoir les exprimer simplement ni pédagogiquement.

A lire absolument!

Repost 0
Published by Dany - dans politique
commenter cet article
15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 09:39

Je partage cet article de Danièle Linhart, sociologue, directrice de recherches au CNRS et auteure de Travailler sans les autres?, Seuil, 2009, qui se trouve dans Alternatives Economiques n° 297 - décembre 201, ainsi qu'ici: http://www.alternatives-economiques.fr/malaise-au-travail_fr_art_978_51912.html

Le voici:

On ne peut pas expliquer l'importance des mobilisations contre la réforme des retraites, et le soutien constant dont elles ont bénéficié dans l'opinion publique, sans y voir, au-delà du strict problème de la retraite en tant que telle, l'expression d'un profond désespoir face au travail et aux dégâts qu'y cause le management à la française.

Il y a bien sûr le refus de voir remettre en cause, sans véritable négociation, des acquis considérés comme légitimes. Mais les slogans hurlés dans les manifestations montrent que le malaise est beaucoup plus profond: "Mourir au travail? Plutôt crever!". Et surtout le terrible "Métro, boulot, caveau", qui s'est substitué au traditionnel et bon enfant "Métro, boulot, dodo"…

Les manifestants et ceux qui les soutiennent ont livré ainsi leur vérité, c'est-à-dire leur sentiment de vivre un corps à corps solitaire avec leur travail, dont ils ne sont pas sûrs de sortir vainqueurs tant il leur paraît destructeur. Ils se sentent mis en danger par ce management moderne qui maintient une pression constante dans la logique du toujours plus. Il leur faut atteindre des objectifs souvent irréalistes, inventés par des encadrants toujours mobiles et pressés qui ne connaissent pas (ou ne veulent pas en tenir compte) les difficultés réelles rencontrées sur le terrain. Il leur faut subir des évaluations de leur travail, réalisées souvent à la va-vite et de façon arbitraire, qu'ils vivent comme un déni des efforts qu'ils ont fournis. Ils redoutent d'être contraints de mal faire leur travail, de se voir en situation d'incompétence, d'être acculés à commettre une faute professionnelle.

Car pour asseoir son autorité sur ses salariés et les obliger à faire l'usage d'eux-mêmes le plus efficace - de son point de vue -, le management à la française a choisi de pratiquer la déstabilisation systématique: restructurations, réorganisations incessantes, externalisations, déménagements sont devenus des modalités de gestion habituelles. Briser les repères, bousculer les habitudes, c'est éviter que ne se reforment les collectifs avec leurs pouvoirs de contestation; c'est maintenir les salariés dans un état d'insécurité qui est censé les inciter à travailler en permanence au maximum de leurs possibilités, et à chercher sans cesse à se dépasser, à ne compter que sur eux-mêmes. C'est ainsi, pensent les directions et les hiérarchies, que les salariés deviendront plus adaptables aux situations fluctuantes du travail. Une telle insécurité (entretenue bien sûr par un fort taux de chômage) est la modalité organisationnelle choisie par le management, et cela tout particulièrement en France, pour compenser un taylorisme désormais moins efficace. Alors que le travail est devenu plus complexe et plus exigeant, que l'environnement est plus incertain, les salariés se sentent désarmés par ce mode de management obsédé par le rapport de force.

 

Je partage complètement cette analyse! Je la vis au quotidien, je l'ai toujours vécu depuis le début de ma "carrière" - j'entends déjà certains dire "c'est quoi une carrière?" !!! - il y a 12 ans. Dans toutes les entreprises où je suis passé c'est comme cela. Des objectifs inatteignables de manière à toujours nous prendre en faute, une pression sur les délais pour nous maintenir à fond en permanence, des menaces de licenciements permanentes ("attention si vous ne tenez pas les délais l'entreprise sera en péril et vos emplois trinqueront"), avec de temps en temps l'exécution de la menace pour que celle-ci reste efficace. Au point même qu'on prend bien soin de licencier dans toutes les catégories de personnel, même quand on aurait pu trouver des solutions de reclassement à chacun. Ainsi la pression individuelle est toujours suffisamment forte. Et quand on veut, individuellement, échapper à cela, on ne trouve rien sur le "marché" du travail car la concurrence exacerbée pousse tous les employeurs et managers à faire pareil. Celui qui serait un peu plus cool que les autres est de toute façon éliminé à cause des coûts et/ou des délais supérieurs aux autres.

Ainsi va le monde merveilleux du capitalisme débridé et de la concurrence libre, avec des managers vidés de toute conscience humaniste, qui sont prêts à broyer leurs congénères pour s'enrichir. 

Mais... pourquoi ne pourrait-on pas imaginer autre chose que le capitalisme et la logique concurrentielle? ... à suivre...

Repost 0
Published by Dany - dans travail
commenter cet article
6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 11:22

Tout d'abord, je voudrais remercier tous ceux qui m'ont (nous ont) soutenu pendant ces 9 mois de lutte. La bataille contre un PSE c'est toujours rude. Mais là ça a été particulièrement pénible à vivre, avec les déplacements incessants, avec la difficulté de tout concilier, et surtout avec la mauvaise foi patronale, et avec l'acharnement contre les salariés de l'industrie électronique.

Je ne peux nommer tout le monde, d'abord pour protéger chacun... alors je reste vague et global, mais sachez que je pense chaleureusement à tous, dans et en dehors de l'entreprise.

 

ça me fait drôle d'écrire cela, car on pourrait penser que cela signifie que dans ma tête le PSE est fini. Mais non, ce n'est pas fini. C'est simplement qu'il y a eu une étape critique de franchie. Cette étape, c'est l'envoi des lettres de licenciement il y a 10 jours. Et depuis cette étape, je ne peux plus agir pour empêcher quoi que ce soit... c'est presque la fin de mon travail d'élu du CCE sur ce sujet. C'est aussi le moment à partir duquel il faut que je pense à moi, pour m'éviter une "décompression" trop violente. Il faut aussi que je me mettre à retravailler, car mon activité "sociale" n'est plus suffisante pour remplir un temps plein.

 

Et donc pour toutes ces raisons, il faut que j'arrive à tourner la page. C'est difficile, car on ne peut pas vraiment tourner la page. Il y a 100 personnes licenciées (d'ailleurs la plupart d'entre elles sont toujours là, car les licenciements sont étalés dans le temps...), et je ne pourrai jamais m'empêcher de penser à elles. Je ne pourrai jamais oublier qu'on pouvait faire autrement, qu'on pouvait maintenir l'usine, qu'on pouvait reclasser plus de gens à Technicolor R&D Rennes, qu'on pouvait faire les reclassements dans la transparence, etc.

 

J'ai maintenant un travail de deuil à faire, même si j'ai du mal à m'y résoudre... C'est à cause de cette difficulté que j'ai mis un peu de temps à écrire cet article, et que j'ai du mal à me remettre au travail. Mais j'essaie de penser aussi à tous ceux qui ont pu partir de manière volontaire pour leurs projets personnels, et je suis heureux pour eux. Et puis, en relisant mes articles précédents, je me rends compte que vous avez peut-être de moi une image trop sombre, trop déprimante, trop morose. Il faut que je corrige cela, car en dehors de mes 39 heures hebdomadaires de calvaire, j'ai une famille et des amis formidables, et je suis heureux de vivre avec eux! Rien que pour eux, il faut garder la tête haute, et penser à l'avenir de manière optimiste.

 

La semaine dernière, dans le domaine professionnel, j'ai retrouvé un peu de motivation et d'entrain, car j'ai quand même réussi à penser à autre chose: j'ai mon projet personnel, qui se traduit par un départ volontaire au 1er septembre 2011, et qui consiste en une formation de 9 mois, puis une création d'entreprise. Cela va me demander beaucoup de réflexion, et j'ai enfin pu y penser plus concrètement. ça c'est du positif, et ça va m'aider à regarder vers l'avant. ça va m'aider à tenir jusqu'au 1er septembre, dans cette ambiance difficile, où il faut que j'arrive à travailler. Oh, que personne ne se méprenne: je ne vais pas travailler comme un fou... car plus rien ne sera jamais comme avant. Disons que je ferai "juste" mon travail, pour que mes collègues proches ne soient pas embêtés par ma démotivation. Sans plus...

 

Je termine par un copié-collé du communiqué de presse de l'intersyndicale rennaise de vendredi dernier. C'est sans doute l'un des derniers (le dernier?) sur le sujet:

 

Au nom de l’Intersyndicale rennaise CFDT-CGT -SUD de THOMSON / TECHNICOLOR, je vous informe que, samedi 27 novembre, 100 salariés de l’ex Thomson Grass Valley France, filiale du groupe Technicolor ex-Thomson –membre de l’UIMM-, ont reçu leur lettre de licenciement, dont 54 pour l’établissement de Rennes.

Ces lettres font suite aux 296 suppressions de postes de la partie française de la restructuration de Grass Valley par le groupe Technicolor (164 suppressions de postes à Rennes). Il y a donc eu 196 départs volontaires et reclassements internes (110 à Rennes) depuis l’annonce du plan antisocial le 30 mars et sa mise en œuvre à partir de fin juillet.

 A Rennes, site historique du groupe Thomson, concevant et fabriquant des équipements de vidéo numérique professionnelle, l’usine de fabrication de cartes ferme.

S’il est vrai que l’activité Grass Valley a connu des difficultés économiques, le Comité Central d’Entreprise a tout de même démontré que le nombre de suppressions de postes est surévalué, au point d’être excessif et dangereux pour la survie de l’entreprise. Il a aussi démontré, avec l’appui d’un expert économique, et en utilisant les propres chiffres de la Direction de l’entreprise, que l’usine rennaise pouvait être viable et rentable dès 2012, grâce à la pyramide des âges et au volontariat. Le CCE a aussi, et surtout, démontré que le maintien de l’usine coûtait moins cher que le coût du PSE pour ce périmètre. N’importe quelle Direction pragmatique aurait maintenu cette usine en adaptant ses fonctions et son effectif, au lieu de la fermer. Mais pas la Direction du groupe Technicolor, qui n’a pas fourni d’explication sensée.

Les équipes syndicales de Thomson Grass Valley savent depuis longtemps qu’aucune Direction d’entreprise n’est philanthropique. C’est pourquoi nous avons cherché une voie économiquement viable pour sauver les emplois. Mais si aujourd’hui même le bon sens économique est bafoué au profit d’on-ne-sait quel dogme, que reste-t-il ? Si aujourd’hui des salariés compétents, qualifiés, compétitifs dans la haute technologie sont jetés en dépit du bon sens par des dirigeants aveugles et sourds, que reste-t-il ? Comment des salariés peuvent-ils avoir confiance en l’avenir de l’industrie si les dirigeants ne regardent pas leurs propres chiffres économiques de manière sensée ?

Par ailleurs, pour faire bonne figure la direction du groupe Technicolor s’est engagée le 12 juillet 2010 à réaliser 30 reclassements au sein de l’autre filiale rennaise, Technicolor R&D France. A l’heure où nous écrivons ces lignes, seulement 20 reclassements sont opérés, et il plane toujours 10 menaces de licenciements en trop…

Enfin, à grands renforts de jolies phrases, la même direction du groupe Technicolor se faisait forte d’avoir 50 postes de reclassements chez le sous-traitant qui a repris la production (Cofidur à Laval). A l’heure où nous écrivons ces lignes, seulement 3 reclassements sont opérés…

La direction de TVN a reclassé certains salariés sans que les postes ouverts soient proposés à l’ensemble des salariés licenciés faisant planer un doute sur sa loyauté à traiter de façon équitable l’ensemble de ses salariés.

Pour certains postes occupés, la direction du groupe nous affirme que si l’activité de ces postes est pérenne, les postes eux ne le sont pas ?

Le site de Rennes emplois encore 25 prestataires dont le besoin exprimés par les chefs de projet est annoncé jusqu’au le 31 décembre 2011. Pourquoi alors ne pas proposer ces postes à des salariés licenciés ?

Le patronat n’interpréterait-il pas le code du travail dans le sens où il pourrait à l’avenir employer les ingénieurs comme prestataires et les autres catégories du personnel comme intérimaires ou en Contrat à Durée Déterminée ?

Dès lors, ni les employeurs, ni le gouvernement ne doit faire semblant de s’étonner si les salariés et les étudiants se détournent des métiers de l’industrie, ou s’ils n’y viennent que par défaut, sans grande motivation. Il suffit de lire le journal chaque jour pour observer que Thomson Grass Valley n’est pas un cas isolé. Partout on ferme ou on réduit comme peau de chagrin des fleurons industriels, petits ou grands, au mépris du bon sens. Les dirigeants ont des dogmes suicidaires, et ne tiennent même pas leurs propres engagements de reclassements. Face à cela les salariés ont simplement le bon sens de ne plus se jeter dans la gueule du loup.

Nous syndicalistes, constatons que notre industrie est en train de disparaître de notre pays. Force est de constater que nous, syndicalistes, restons seuls face à un patronat de plus en plus cupide. Les pouvoirs public et en particulier le président de la république devraient prendre des mesures contre ce pouvoir exorbitant du patronat. Au lieu de ça, de nouveaux prétextes sont toujours invoqués pour abattre les protections sociales. Le constat est que les dégâts sociaux s’aggravent mettant en péril les bases d’une société démocratique !

Repost 0
Published by Dany - dans travail
commenter cet article
26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 14:26

Hier soir je suis allé à une soirée "décroissance et gratuité" à la fac de Rennes, avec une projection de film puis une conférence de Paul Ariès. C'était super intéressant. Je pensais bien vous faire un résumé et des commentaires/réflexions personnels, mais aujourd'hui je ne peux pas.

Je ne peux pas parce qu'aujourd'hui, vendredi 26 novembre, 100 lettres de licenciements partent. Dont 54 dans mon établissement rennais, 8 à Brest, et 38 à Conflans. Ces 100 personnes vont recevoir la lettre demain, à la maison. Ce sera l'horreur... beaucoup s'y attendent, mais ça ne change rien.

Tout se mélange dans ma tête... les souvenirs de ces 8 mois de lutte; de la grève de 5 semaines; des négociations horribles; de la fatigue nerveuse; des efforts de chaque instant pour obtenir des reclassements jusqu'au dernier jour, hier; de collègues qui se trompent de cible, encore aujourd'hui; de mes enfants qui me demandent encore parfois "demain tu seras dans le train papa?"

Et puis les engagements non tenus de cette XXXXX de direction: seulement 17 reclassements au sein de l'autre filiale rennaise de technicolor, au lieu des 30 promis. Seulement 4 embauchés à Cofidur le nouveau sous-traitant, au lieu des 50 postes promis.

Et puis des chiffres troublants: exactement un tiers de licenciements sur les 300 suppressions de poste. Exactement la même répartition sur chaque site, un tiers à chaque fois. C'est la proportion qu'on nous avait indiquée comme un minimum de reclassements à atteindre à un moment de cette négociation pourrie: un tiers de départs volontaires, un tiers de reclassements, un tiers de licenciés. C'est à se demander si le minimum n'est pas aussi un maximum, si les efforts de reclassements ne se seraient pas arrêtés dès qu'on était arrivé à ce tiers... y aurait-il un nombre minimal de licenciements à opérer pour que le patronat nous montre bien que nous sommes tous vulnérables? Pour que jamais plus on ne se dise qu'une entreprise peut reclasser tout le monde? Non non, je dois me faire des idées... c'est sans doute parce que ma tête est embrumée que je pense à une conspiration patronale contre les salariés... hum... hum...

Et puis encore, toutes les crasses, toutes les embuches, tous les bâtons dans les roues qu'on eus des collègues qui posaient des questions à la "direction des ressources humaines"; tous les revirements "ok pour ton départ" "ah bin non c'est plus possible", "vous êtes visés par un licenciement" "vous ne l'êtes plus" "ah si finalement vous l'êtes" ... c'est l'horreur. Certains collègues ont eu des moments terribles à surmonter. Je ne m'épanchais pas là dessus jusqu'à présent, mais aujourd'hui je ne peux plus retenir tout cela. C'est déjà infernal à vivre, mais quand en plus des responsables sont très mauvais dans leur façon de faire, c'est carrément inhumain. On peut y ajouter les reclassements faits "à la tête du client" sans recevoir tous ceux qui avaient candidaté aux postes publiés, en écartant certains dont les compétences semblaient proches et en prenant ceux qui n'avaient rien à voir mais qu'il fallait "sauver". Certains collègues en sont à un point de dégoût qu'ils ne veulent même plus rester. Ils préfèrent se laisser licencier plutôt que d’être reclassés avec un management qu'ils trouvent inhumain.

Et puis, toujours et encore, ce soir du 8 juillet où on a démontré que l'usine était viable. Que même dans leur logique capitaliste, productiviste, financière, c'était moins cher de garder l'usine que de la fermer... je ne m'en remettrai jamais...

Et puis les 13 reclassements non opérés à technicolor R&D à Rennes alors qu'on pouvait le faire... je ne m'en remettrai jamais non plus...

Maintenant il faut que je vive avec tout ça dans la tête, dans les tripes. Avec ces blessures qui ne se refermeront jamais. Et encore 9 mois à tenir face à certains managers que je me suis mis à haïr...

Repost 0
Published by Dany - dans travail
commenter cet article
19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 15:15

ça pourrait être un sujet de philo pour le bac 2011. Ou bien un bon sujet pour une soirée au bistrot entre potes autour de quelques pintes.

Mais non, c'est un terrible constat, en voie de finir par la réponse "rien, les promesses n'engagent que ceux qui y croient" dans précisément une semaine.

Dans une semaine, on sera le 26 novembre, date des notifications de licenciements dans l'ex Thomson Grass Valley France. Il reste donc 6 jours à la Direction du groupe Technicolor pour tenir ses engagements.

L'engagement d'avoir 50 offres chez le sous-traitant Cofidur à Laval n'a été que très partiellement tenu: au vu des offres, des salaires, des conditions, de l'éloignement, c'était difficile d'être motivé pour y aller. 14 collègues ont postulé, seuls 4 sont retenus. 4 pour 50...

L'engagement d'avoir 30 reclassements dans l'autre filiale rennaise du groupe Technicolor, c'est à dire Technicolor R&D France n'est pas tenu à ce jour: 19 reclassements d'après la Direction, 17 selon nous (car ils y ajoutent 2 mutations opérées avant la date de l'engagement des 30 postes). Pour cette piste il reste donc 13 possibilités, qui ne sont toujours pas abouties! Il semble qu'ils étudient tout de même la possibilité de prendre 2 personnes pour les services généraux, et que l'inspection du travail fasse tout son possible pour les "forcer" à prendre une personne pour le poste de prototypiste occupé depuis 4 ans par une salariée de TGVF! Oui vous avez bien lu "4 ans"...

Par rapport à mon article de mercredi 17: il y avait 8 ingénieurs "visés", ils sont maintenant 6... à suivre... arrivera-t-on à les reclasser tous? ce serait dingue de ne pas y arriver, mais je m'attends au pire maintenant... La Direction de Technicolor R&D France préfère certains prendre certains profils, tandis que la Direction de Thomson Grass Valley France ne veut pas lâcher ces mêmes profils. Ils se renvoient la balle, et pendant ce temps, ce sont 6 collègues qui vivent avec cette menace, et au total 13 personnes qu'on pourrait reclasser sur 13 postes... aura-t-on des licenciements en trop, à cause de promesses non tenues? Tout ceci est inacceptable, c'est immoral, c'est honteux. Ma colère de mercredi se transforme en envie de vomir, tellement j'ai la trouille au ventre, tellement c'est injuste, tellement je me sens impuissant...

Des collègues reçoivent des courriers pour leur "proposer" des reclassements... à Brest, à Conflans, à Issy les Moulineaux, ... certains se croyaient "épargnés", ils se découvrent visés... d'autres ne le sauront peut-être qu'au dernier moment...

 

En ce moment c'est dur, très dur... l'ambiance est pourrie, le moral dans les chaussettes, et il faut survivre là dedans... heureusement qu'il nous reste de la solidarité, et qu'on ne se trompe pas d'adversaire... mais comment cela va-t-il finir?

Repost 0
Published by Dany - dans travail
commenter cet article
17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 16:58

Il y a des moments, on se demande si certains ne prendraient pas du plaisir à faire souffrir les gens jusqu'au dernier jour... Evidemment je dois me faire des idées... mais oui bien sûr... évidemment je me trompe....

 

Je m'explique.

 

Le 12 juillet 2010, lors d'un CCE sur cette foutue restructuration, le DRH "monde" du groupe technicolor a promis que 30 postes seraient ouverts dans une filiale rennaise de technicolor pour reclasser des salariés de TGVF. Cette promesse est arrivée vers la fin d'une journée assez intense, après moult négociations... il a aussi promis de publier 13 postes actuellement tenus par des prestataires, pour reclasser des salariés. Ces 30 + 13 postes étant des profils d'ingénieurs, ça ne touche qu'une catégorie. C'est dommage, mais bon c'est déjà ça... Et à ce moment là, je me suis dit qu'on avait trouvé toutes les solutions pour les ingénieurs de Rennes, car il y avait 45 ingénieurs "visés". (et comme il y avait déjà des gens partis à l'extérieur, le compte y était). Dans le détail évidemment, ça n'est pas si simple, car il faut que les 43 postes correspondent à 43 profils. Alors il y a eu un immense "jeu de taquin". Le mot est un peu impropre, car ça n'a rien d'un jeu. Mais vous voyez ce que je veux dire: certains qui n'étaient pas visés par un éventuel licenciement partent sur ces postes ouverts, et ceux qui sont visés les remplacent à leurs postes. Je me suis rapidement rendu compte que le "vivier" des 13 prestataires n'aurait même pas besoin d'être impacté, au vu du nombre d'ingénieurs volontaires pour partir à l'extérieur. ça m'a fait plaisir, car je sais ce que c'est d'être prestataire (6 ans de ma vie...), et je sais les conséquences que ça peut avoir dans leur entreprise d'origine... en plus, je connais personnellement la plupart d'entre eux...

Bref. Début novembre, il restait 8 ingénieurs à reclasser. Je passe sur les méthodes du management qui ont opéré la plupart des reclassements dans l'opacité, sans recevoir certains candidats, sans même répondre à leur candidature, etc... Et sur les 30 postes promis, il restait précisément 11 postes ouverts dans la filiale rennaise de technicolor, pour lesquels le processus de recrutement était toujours en cours, afin de poursuivre le "jeu de taquin".

Sauf que... le 9 novembre, les 8 ingénieurs ont reçu un courrier disant qu'ils étaient visés par les critères de licenciement, que la recherche de reclassements se poursuivait, mais qu'ils risquaient de recevoir une notification officielle de licenciement le 26 novembre. A cette même date du 9 novembre, plusieurs ingénieurs volontaires au départ vers l'extérieur ont reçu un refus officiel, au motifs (pas officiels) que le nombre de départs est trop important par rapport au nombre de suppressions de postes, ou qu'on n'a pas trouvé de remplaçant pour leur poste. Et toujours à cette même date, le processus de recrutement sur les 11 postes a été stoppé, et tous les candidats se sont vus notifiés que le recrutement était terminé.

Aujourd'hui, nous sommes donc dans une situation dingue: il y a 8 ingénieurs visés nommément, licenciables le 26 novembre, et il y a 11 postes non pourvus dont le processus de recrutement est stoppé, + quelques refus de départs volontaires. Et il y a plus de candidats qu'il n'en faut pour faire le jeu de taquin qui va bien! Mais bon sang, c'est dingue!

Alors en ce début d'après-midi, les salariés de la R&D de TGVF Rennes, sont allés en groupe dire au DRH que ce n'était pas possible de laisser cela comme ça. Il a fait des réponses vaseuses, du genre "le processus de reclassement ne s'arrête pas, on fait tous les efforts, ..." un blabla sans aucun engagement, ni réponse valable. Devant ce genre de réponses je me suis énervé, et il a fallu que je me calme dehors... (heureusement il fait froid, ça fait du bien!).

Il suffisait de continuer le processus quelques jours et tous les ingénieurs avaient une solution. Je ne sais pas quels managers ont stoppé cela, ni précisément pour quelles raisons (même si j'ai mes idées que je ne peux exprimer publiquement, puisque je n'ai pas de preuves à exhiber devant un tribunal, et que je veux éviter les accusations de diffamation).

Je garde espoir que les mobilisations des collègues vont forcer le management et les DRH à mettre en oeuvre les solutions qui sont sous nos yeux. Peut-être y a-t-il des choses en cours qui vont permettre les 8 reclassements. Mais dans ce cas, pourquoi ont-ils donné ces foutues lettres de désignation préalable au licenciement?

Comment voulez-vous que je ne m'imagine pas que certains prennent du plaisir à faire souffrir les gens...

Repost 0
Published by Dany - dans travail
commenter cet article
11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 13:25

... les salariés menacés de licenciements ont été individuellement convoqués pour se voir signifier officiellement qu'ils recevront leur lettre le 26 novembre. L'objectif affiché de cette entrevue est de leur demander un CV pour pouvoir chercher un reclassement avant cette date du 26 novembre.

L'horreur est en marche, maitenant les gens savent précisément s'ils sont visés ou pas. L'ambiance est encore plus pourrie depuis hier... même pour ceux qui ne sont pas visés...

Et ceci se passe alors qu'on n'a pas encore opéré tous les reclassements possibles, notamment pour les 30 postes promis par le groupe dans la filiale TRDF à Rennes (18 postes pourvus à ce jour), ni pour le poste de prototypiste occupé depuis 4 ans par une salariée TGVF dans la filiale TRDF, ni pour les 10 postes chez Cofidur sur lesquels il y avait des candidats. La Direction ne tient toujours pas ses engagements, et il ne reste plus beaucoup de temps...

Pendant ce temps, certains continuent d'attaquer les syndicalistes sur le blog du collectif. Ils m'attaquent moi, donc. J'en ai marre de leur répondre poliment qu'ils se trompent d'ennemi, et j'en ai marre de leur reexpliquer poliment l'enchainement des responsabiilités et des évènements qui nous ont amenés à cette abomination. Alors je leur dit tout net:

1- si vous me reprochez quelque chose, et en particulier une prétendue corruption ou je ne sais quoi, faites le à visage découvert. Venez me le dire en face, et sortez vos preuves. On s'expliquera, et s'il le faut on ira devant un tribunal. Je ne me laisserai pas diffamer. Je sais ce que j'ai fait, et que je fais toujours. J'ai la tête haute, et ma conscience pour moi. Au passage je rappelle que les administrateurs d'un site ou d'un blog sont responsables de ce qui est publié devant les tribunaux.

2- quand vous m'aurez donné vos noms, je renvoie vers vous tous les salariés qui me demandent conseil en ce moment. On verra comment vous êtes capables de les aider, vous qui savez tout mieux que les autres.

3- au lieu de nous reprocher plein de choses, faites ce que vous pensez être mieux! Personne ne vous empêche de vous exprimer et d'appeler les collègues à faire ce que bon leur semble. On verra qui vous suit. Mais pour ça vous ne pourrez plus rester caché derrière un pseudo sur un blog...

4- faut vraiment pas être malin pour injurier ceux qui ont fait de leur mieux pour nous défendre tous... ici je préfère rester poli. Quand on sera en face je vous dirai ce que je pense de vous.

Repost 0
Published by Dany - dans travail
commenter cet article
3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 16:18

Après une semaine de vacances en famille, je suis revenu au boulot hier en commençant par un CCE à Conflans...

C'était censé être un CCE "formel", suite à la signature de l'accord cadre, sur le transfert dans les nouvelles filiales du PSE de TGVF. La Direction a fourni des documents rédigés pour chacune des nouvelles filiales, qui étaient censés être strictement les extractions des documents initiaux, avec une adaptation pour les effectifs de chacune des filiales.

Sauf que, en regardant de plus près, on s'est aperçu que des tableaux d'effectifs étaient incompréhensibles car présentant des chiffres pris à des dates différentes, et donc ne pouvant pas s'additionner ni se soustraire... Le pire, c'est qu'il a fallu une heure de débats pour que la direction admette de refaire lesdits tableaux...

Ensuite, on a découvert des modifications du calendrier des licenciements pour la filiale Thomson Video Networks. Pour certains salariés de la production, les licenciements seraient effectués plus tôt que prévu !!! Cette direction ne semble pas comprendre que c'est vraiment ignoble de se comporter comme cela avec les salariés, parmi les plus bas salaires et les plus difficiles à reclasser de l'entreprise. La conséquence pour les gens concernés est importante, car cela fait quelques mois de salaires d'écart, en plus d'un éventuel "franchissement de seuil" qui déclenche une prime de licenciement différente ou un accompagnement différent de l'antenne emploi (autour de 50 ans notamment). Nous avons demandé à ce que, soit le calendrier initial soit maintenu, en vertu du principe qu'on peut améliorer un PSE en cours de route mais pas le dégrader, soit que la compensation financière soit versée aux salariés lésés (mois de salaires d'écart, différence d'indemnité de licenciement, etc). D'autant que le planning initial a été budgété par le groupe technicolor, et que ce budget est provisionné. Et il a encore fallu débattre longuement et nerveusement pour que cette direction cynique accepte de transmettre notre demande à la direction du groupe technicolor.

Ensuite, on découvre un paragraphe qui a sauté, un chapitre résumé sous prétexte que cela ne s'applique plus, etc.

Alors il a fallu revenir aux principes de base de toute cette affaire: l'accord cadre indique que le PSE de TGVF daté du 21 juillet à 3h25 du matin doit s'appliquer à l'identique dans les trois filiales TGVF, TVN, TB; et que les informations-consultations formelles ne changent rien au texte. Alors, il n'y a pas à tomber dans le panneau de cette direction qui réécrit sans cesse l'histoire. Le seul document qui fasse foi, c'est le texte du 21 juillet à 3h25. Point. Le reste n'a pas de valeur.

 

Aujourd'hui, on avait à Rennes un CE extraordinaire, qui est la déclinaison locale de ce CCE d'hier. Eh bien, il a fallu tirer tous les vers du nez, la direction locale n'a pas du tout informé les élus locaux du résultat du CCE de la veille. Même le tableau corrigé des effectifs, il a fallu le demander, alors que le DRH avait les photocopies prêtes dans sa pochette! C'est vraiment dingue d'être pris à ce point pour des cons. A 9h20 ce matin j'étais déjà énervé. Il a fallu répéter toutes les remarques, toutes les demandes, et on a eu exactement les mêmes réponses.

 

Je passe sur tout le reste, sur nos messages sur le manque de communication envers les salariés, sur les soucis de reclassements promis mais pas encore effectifs, sur le problème avec le Point Information Conseil de Rennes, etc. Ce sont des sujets importants mais je préfère les traiter en direct avec les salariés concernés, plutôt que publiquement sur ce blog. De plus, j'espère avoir des nouvelles (je ne parle pas de solutions satisfaisantes...) très rapidement sur ces sujets, par exemple demain lors du CE ordinaire mensuel rennais. Je vous dis juste que pour le moment j'estime que notre direction, à Rennes, à Conflans, à Issy-les-Moulineaux,  ne tient pas ses engagements. Et ceci ne doit pas rester sans suite. Il faut qu'elle redresse la barre très rapidement, en tout état de cause AVANT que les lettres de licenciements ne partent... Ce n'est pas la peine de nous faire de beaux discours en sortant les violons. Il faut des ACTES, MAINTENANT.

 

Alors cet après-midi, j'oscille entre colère -que dis-je, rage- et dégoût. Encore une fois, j'ai à moitié envie de vomir, et je suis conforté dans ma décision de partir, parce que je ne pourrai plus jamais faire confiance à aucun des dirigeants actuels, qu'ils dirigent un morceau de R&D, une production, ou l'entreprise toute entière. Ni aujourd'hui, ni demain.

 

Repost 0
Published by Dany - dans travail
commenter cet article
20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 11:11

Après 4 mois intenses de combat collectif, d’avril à juillet, j’ai beaucoup réfléchi sur mon cas personnel. Que faire ?

Essayer de rester, en espérant ne pas être licencié ?

Essayer d’avoir un poste dans l’autre filiale rennaise de technicolor ?

Essayer de trouver un poste d’ingénieur dans une autre entreprise du bassin rennais ?

Ou alors… penser au projet que j’ai envisagé lors de mon bilan de compétences en 2009 : une reconversion professionnelle dans le domaine de la maitrise énergétique du bâtiment ?

Plusieurs possibilités, mais aussi beaucoup de contraintes, notamment le fait que le travail ne se trouve pas facilement sur la place rennaise. Et aussi le fait que les postes, dans ce qui restera de technicolor à Rennes, semblent plus correspondre à certains collègues qu’à moi. Et surtout, le fait que j’ai perdu toute confiance dans le management de mon entreprise. Je ne vous refais pas toute l’histoire, mais je vous rappelle juste que le maintien de l’usine coûtait moins cher que sa fermeture. Les managers actuels cautionnent cela, et apparemment ce sont eux qui restent en place. Comment vont-ils gérer l’entreprise dans le futur ? Sans trop tenir compte de l’Humain, ça on le sait depuis longtemps. Mais peut-être aussi sans prendre des décisions économiques logiques. Ça c’est tout aussi grave. Cela veut dire, pour moi, qu’on ne peut pas se fier à eux pour que l’entreprise survive. Tout ceci n’engage que moi, et pour tout dire, j’espère que je me trompe, car je ne veux pas que les collègues restant dans l’entreprise se retrouvent de nouveau en difficulté dans quelques années. Mais que voulez-vous, je ne peux pas vous dire l’inverse que ce que je pense. Je crains le pire… Et si le pire se produit, ce sera sans le soutien financier de technicolor, puisqu’on est en vente. Il y a des chances qu’il n’y ait plus aucun soutien financier, et qu’un futur PSE soit très peu « garni »…

Donc, moi dans tout ça ? Eh bien, il faut que je parte maintenant ! Je ne peux pas prendre le risque de rester, de me retrouver licencié dans quelques années sans aucun financement. Puisque j’ai un projet de reconversion, c’est maintenant ou jamais. Il est temps pour moi de tenter la chance de ma vie. Alors je pars, dans une dizaine de mois, en septembre 2011, pour suivre une formation d’un an en maîtrise énergétique. Ensuite, j’espère pouvoir créer mon propre emploi et devenir conseiller en rénovation énergétique, et aussi développer des produits innovants que j’ai en tête. Je sais, c’est risqué, mais un jour il faut bien se lancer. Je ne veux pas devenir un « vieil aigri » dans la boite…


Repost 0
Published by Dany - dans travail
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Dany
  • : Mes états d'âme, mes réactions par rapport à l'actualité, etc.
  • Contact

Recherche