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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 11:15

Comme à chaque fin décembre, je fais mon petit bilan annuel. Cette année, c’est particulièrement… contrasté !

Commençons par ce qui n’était (n’est) pas terrible, comme ça on finira par une touche optimiste… enfin peut-être…

Cette année m’a montré (à nouveau) à quel point nous sommes tous fragiles. Tout peut aller bien ou presque, et d’un coup, un souci de santé peut vous rappeler brutalement que vous n’êtes pas si solide que cela… En ce mois de décembre, la famille a son lot de problèmes de santé, avec des annonces quasi simultanées… Pas d’étalage sur ce blog, évidemment… Si on ajoute que des collègues ont eu également leur lot de problèmes de santé, eux-mêmes ou dans leur famille, cela a bien plombé la fin d’année…

Alors du coup, tout cela m’a fait penser, au moment de Noël, qu’il faut profiter des siens le plus possible, parce que c’est bien cela qui compte. Sauf que… cela m’a bien fait penser aussi à ceux que je ne vois plus et que je n’entends plus au téléphone, sans savoir pourquoi… En fait, jusqu’à cet été, je ne comprenais pas pourquoi et cela me faisait de la peine. Alors cet été je leur ai dit. Et depuis, plus de nouvelles… Enfin, pas plus qu’avant, mais du coup maintenant, je sais qu’ils savent… Enfin bref, je ne sais pas si vous suivez, mais vraiment, cette fin d’année est douloureuse…

Si je remonte un peu à l’automne, je ne peux que repenser à cette période difficile au boulot, où la direction a voulu licencier une collègue en arrêt maladie (on tourne encore autour de la maladie…). La mobilisation d’un collectif de salariés a permis d’éviter ce licenciement, mais au passage les évènements ont fait remonter énormément de choses liées au mode de management, et nous avons passé 1 mois et demi très difficile, sans savoir ce qui allait se passait… Tout cela m’a aussi refait penser à l’année 2010 à Thomson, avec un conflit compliqué, toutes proportions gardées, et les mêmes difficultés d’un collectif de salariés à rester unis dans un climat de stress. (Et j’ai toujours ces pensées douloureuses pour Jean-Luc, parti trop tôt…) Désormais la situation est apaisée, puisque la direction a été écartée, mais tout n’est pas totalement clarifié : il y a encore de l’inquiétude, du flou sur l’avenir. Le premier trimestre 2017 sera déterminant, et probablement éprouvant…

Si je remonte encore, je trouve du positif : un boulot intéressant, avec une évolution rapide qui me plait (et accessoirement qui permet à la famille de boucler le budget mensuel !!). J’ai eu de la chance d’avoir cette opportunité. Il faut que j’arrive à garder le positif de cette année, mais j’ai du mal. Même en pensant à ce boulot intéressant, je ne peux pas m’empêcher de penser à mes horaires à rallonge, aux mails qu’il faut que je traite le soir pour ne pas être débordé, aux difficultés du moment pour réorganiser l’équipe sans direction, aux urgences et aux problèmes du quotidien qui prennent la tête lors de mes innombrables insomnies, aux samedis travaillés… Bref, ce boulot intéressant a des contreparties peu joyeuses… Je retrouve en partie la situation que je voulais fuir en 2010-2011, lors de ma première reconversion. Tout l’enjeu de 2017 sur le plan professionnel sera d’arriver à gérer cette situation pour trouver de la sérénité dans le travail… ce ne sera pas une mince affaire… Est-il possible d’avoir un travail intéressant sans qu’il nous bouffe ? Est-il possible de trouver un compromis entre vie professionnelle et vie privée ? Pas sûr…

Mais sortons de ma petite vie pour regarder ce qui s’est passé dans le monde cette année… ah merde… Trump, et le Brexit. Deux votes incroyables, surréalistes. Le populisme gagne. Les gens deviendraient-ils fous ? Je n’ose pas répondre à cette question. Ils sont désespérés, assurément. La faute aux irresponsables qui gouvernent sans considérer les gens, assurément. La faute aux possédants qui ne veulent pas partager, assurément. La faute aux médias (qui appartiennent aux possédants) qui nous font croire qu’il n’y a pas d’autre solution que de se serrer la ceinture, assurément. Mais alors que faire ? Je ne sais pas, mais je crains pour avril-mai 2017 en France…

Quoi d’autre dans le monde ? Le terrorisme partout, et la Syrie, Alep. Le Yémen. Le Soudan du Sud. L’Erythrée. La barbarie, encore et toujours. Merde. Monde de merde. Dirigeants inconséquents, sans courage.

Bon, il faut que je trouve une note positive pour conclure. La COP22 ? Euh… je n’ai pas compris ce qui en était sorti… de toute façon, entre le projet d’aéroport NDDL et la non fermeture de Fessenheim, je vois bien que la France ne tient pas ses engagements de la COP21, alors bon… et puis Trump, merde. Non, il ne faut pas chercher à l’international une note positive…

Revenons à ma petite vie. Des étudiants qui débattent entre eux du greenwashing, qui pigent d’un coup que le cours du pétrole influence le cours du riz, qui restent tard le soir « parce que le projet, il est super m’sieur ». Mes enfants qui commencent à comprendre le monde, qui me surprennent jour après jour. La dernière : « la médiathèque c’était mieux que la fête foraine » euh… ?!? Ma petite femme qui peut envisager sereinement son activité sans pression économique.

Ouf, j’ai quand même trouvé ce qui permet de regarder devant… 2016 se termine de façon merdique, espérons que 2017 sera meilleure. Mais pour les vœux, je n’ai même pas envie de trouver quoi souhaiter… quand je relis mes précédents vœux, et que je vois ce qui s’est passé l’année suivante… alors pour 2017, je ne souhaite rien. Vraiment rien : ne penser à rien, faire le vide de l’esprit, trouver une paix intérieure. Ça se peut ça ???

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31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 07:35

C’est l’heure des rétrospectives et des bilans. Que s’est-il passé de marquant cette année ? Qu’ai-je fait … ou pas fait ? Quelles leçons en tirer ? Que souhaiter pour 2016 ? Quels objectifs ? Et bien dans mon cas, 2015 a été une année très particulière…

L’horreur, la douleur, les tripes à l’envers…

Je pourrais parler, en long en large et en travers, de l’horreur des 7-8-9 janvier et du 13 novembre, et de la barbarie des fous moyenâgeux, mais tout a été dit dans les médias. Je pourrais parler des suites que je désapprouve, comme la prolongation et les excès de l’état d’urgence et le débat malsain sur la déchéance de nationalité… mais bon… Je pourrais parler de l’injustice pour Temuujin et sa famille, mais j’ai déjà tout dit là : les-tripes-a-l-envers. Je pourrais parler des migrants et des réfugiés qui fuient la guerre et la misère, mais tout ou presque a aussi été dit dans les médias, même si rien n’est réglé, loin s’en faut… Je pourrais parler des derniers renoncements de la gauche, qui ne mérite vraiment plus d’être placé de ce côté de l’hémicycle, mais bon… Je pourrais parler de la COP21, dont on ne devrait pas se réjouir puisque elle emmène la planète vers +3°C au moins, donc vers un emballement climatique dramatique et anxiogène, mais bon… Je pourrais parler de la douleur de la perte de Jean-Luc, happé par cette saloperie de cancer, mais ça c’est intime et personnel. Je pourrais parler des difficultés familiales, diverses et variées, plus douloureuses les unes que les autres, mais ça aussi c’est privé.

Certains de ces évènements ont été de « simples » déceptions empreintes de dégoût, mais d’autres ont été de véritables traumatismes, comme vous vous en doutez…

… et la joie de vivre, libre et en bonne santé

Je préfère vous parler des lendemains. Les lendemains de tous ces jours difficiles de 2015, j’ai toujours eu ce même sentiment étrange, qui a duré plusieurs jours à chaque fois. Le bonheur de serrer mon épouse et mes enfants dans les bras, sentir leur peau, entendre leur voix douce chaque matin, les savoir en bonne santé. Me savoir moi aussi en bonne santé. Apprécier des moments simples, très simples, comme un repas ordinaire pris ensemble, ou un trajet vers l’école, en prenant le temps de se regarder, de s’écouter. Savourer chaque moment ordinaire, que l’on pourrait penser banal et ennuyeux, mais qui est si important et appréciable… Ecouter rire ses enfants, rire avec eux… Les regarder jouer dans notre jardin, calme, verdoyant, paisible. Penser, parler, s’exprimer, écrire, lire, écouter de la musique, voir un film, aller voter, circuler où l’on veut quand on veut. Imaginer, au détour d’un rond-point, que si-je-veux-je-prends-une-autre-sortie. Se dire que j’ai été et suis toujours libre de faire mes propres choix, y compris des fois celui de ne pas choisir (ou presque, parce que la vie n’est pas toujours si simple, mais quand on compare à d’autres…). Se coucher dans un lit, sous un toit, le ventre plein, en sécurité, avec ses proches, et se rappeler que ce n’est pas si évident pour plus de la moitié de l’humanité…

Bref, ce que je veux vous dire, c’est que suite à ces évènements traumatisants et douloureux de 2015, j’ai le sentiment de goûter plus et mieux à la liberté, à la joie de vivre, en bonne santé et avec mes proches.

Le reste…

Alors à côté de cela, mes anxiétés lors d’insomnies répétées comptent peu. Je ne m’étends pas, mais cette année a connu une autre déception, un autre traumatisme relatif : je me suis rendu compte que Coxinergie n’est pas et ne sera pas viable…

… à suivre en 2016

J’ai commencé à chercher un autre travail (j’en ai trouvé un à temps partiel, mais c’est insuffisant). J’espère que 2016 verra la fin de Coxinergie, car cela signifiera que j’aurai trouvé une autre voie et que 2016 sera l’année de ma re-reconversion professionnelle, pour coïncider avec mes 40 ans et peut-être, la fin de ma crise de la trentaine ! Il s’agit de trouver quelque chose en accord avec mes valeurs, bien sûr, car il n’est pas question de reproduire le « viol de valeurs » que j’ai vécu il y a quelques années… Cela me permettra de continuer à savourer une vie simple et sécurisante, sous un toit, en bonne santé, avec mes proches…

 

En conclusion, je ne peux que vous souhaiter à tous, de savourer les plaisirs simples de la vie, et de ne pas forcément chercher à avoir toujours plus de biens matériels…

Bonne année 2016, simple, joyeuse, heureuse.

 

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 16:44

Mais cela, tout le monde ou presque l'a oublié… on préfère se dire « cool un jour férié » ou alors « c 'est bizarre qu'on ait gardé un jour férié pétainiste »… ou encore « il y a trop de jours fériés en mai, cela nuit à la croissance » comme le dit tous les ans le Medef relayé par la presse aux ordres.

Et comme tous les ans, cette journée qui devrait être pour moi une journée de lutte, ou au moins une journée militante et active, est une journée désespérante…

Je ne vais pas énumérer toutes les causes de ce « désespoir », mais voici les principales :

- D'abord, les centrales syndicales sont impuissantes à mener les luttes. Soit qu'elles manquent de forces vives, soit qu'elles soient dirigées par des incapables en matière d'analyse socio-économique, de revendications, de gestion de luttes, etc. Soit les deux… J'ai tout juste entendu récemment un nouveau leader syndical parler rapidement de réduction du temps de travail. Pour le reste, c'est le désert intellectuel. A part des compromis compromettants, rien de bien motivant… il n'y a même plus de critique du capitalisme ou du marché libre… la pensée unique, juste dans les rangs syndicaux… on touche le fond quand on entend certains défendre le travail du dimanche. Il y a même une compétition pour doubler la CGC par la droite, c'est tristement affligeant… et à gerber (un berger à gerber, ah ah… ma blague ne me fait même pas rire, tellement ça me fait biiiip de réentendre sa voix dans mes pensées).

- Ensuite, les travailleurs eux-mêmes me désespèrent, dans leur immense majorité. « C'est normal qu'on ait perdu des RTT, on en avait trop ». « D'façon faut bosser pour s'en sortir hein ». « Y'en a marre de payer des assistés à rien foutre ». « Elle est bien cette boite on a des heures sup ». « Je bosse beaucoup et je ne gagne pas lourd, mais j'ai un boulot alors je ne me plains pas ». « Quoi ? Tu veux un travail qui te paye de quoi vivre et qui te laisse du temps pour toi et ta famille ? Ah bin si tu veux pas bosser aussi... ! ». Et j'en passe, des tonnes et des tonnes… Quand est-ce que tous ces gens vont ouvrir les yeux ? Vont-ils un jour comprendre que le chômage est organisé en ajustant la durée du travail, parce que le chômage permet de maintenir la pression ? Vont-ils un jour comprendre que la quantité de travail à fournir pour « produire » tous les biens et services nécessaires n'est pas si énorme que ça, et qu'on pourrait se partager et le travail et ses fruits, au lieu d'être en compétition pour avoir beaucoup de travail et peu de fruits ? D'ailleurs, vont-ils un jour comprendre qu'on devrait avoir un débat démocratique sur la nécessité de certains biens et services… ? Vont-ils un jour lire autre chose que le programme TV, pour comprendre que le problème de la dette et de la création monétaire n'a rien de très compliqué, et que les mensonges de nos gouvernements doivent cesser ? Vont-ils un jour comprendre qu'on pourrait très bien vivre sans courir après la sacro-sainte croissance ? Etc etc etc. je m'arrête parce que je me démoralise au fur et à mesure que j'écris ces lignes…

En ce 1er mai, je ne crois plus aux travailleurs dans leur ensemble. Y'en a trop qui se laissent abrutir et qui deviennent cons, y compris parmi leurs représentants. Le Medef, les partis politiques, les puissants de ce monde, eux ne se laissent pas abrutir. Ils ont tout compris, ils ont organisé le monde pour qu'il fonctionne à leur profit. Et nous on regarde faire, on se déchire entre nous, on cherche et on trouve des bouc-émissaires faciles.

En ce 1er mai, je n'ai plus le courage de convaincre...

Alors, profitez bien de votre jour férié sans penser au système économique, surtout ne lisez pas, travaillez bien samedi voire dimanche, ou allez consommer dans des magasins samedi et dimanche pour faire travailler les autres, râlez contre tout ce qui est fermé le 1er mai, râlez contre le mauvais temps et l'assisté ou l'étranger, et continuez votre vie malheureuse en pensant qu'en étant plus malheureux (en travaillant plus) vous pourrez devenir heureux (avoir plein d'argent).

J'ai une foutue envie de dire merde, mais comme je crois en certains d'entre vous qui me lisez, je ne le dis pas… oh pis si, tiens ! Merde !

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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 15:56

Aujourd’hui c’est le marathon de la vie, une course organisée chaque année entre Rennes et Piré-sur-Seiche pour aider les malades atteints du cancer. C’est une très belle initiative, généreuse et solidaire. D’ailleurs je regrette de ne m’être pas remis à courir assez tôt pour pouvoir y participer. Mais en croisant le parcours de la course tout à l’heure, j’ai vu une énorme contradiction… vous allez dire que je râle encore, qu’il faut toujours que je sois radical et dénigreur. Alors je prends des pincettes (que je saisis avec des gants !), et je vous dis qu’il ne faut pas se méprendre sur mes propos : j’approuve cette belle course et tous les gestes de solidarité qui l’accompagnent.

Mais je trouve quand même une contradiction majeure de certains participants aperçus tout à l’heure. Ceux sont ceux qui aiment se faire applaudir chaque année, se faire prendre en photo et dire quelques mots pour les journaux locaux, pour nous tirer une larme de compassion, mais qui en même temps ne font pas un dixième de ce qu’il faudrait faire quand ils sont dans leur bureau au pouvoir, pour travailler sur la prévention du cancer (pour l’éviter, donc) : par exemple :

- favoriser l’alimentation bio à la cantine (moins de pesticides dans l’assiette, dans l’air et dans les sols des campagnes)

- lutter contre les feux de déchets verts dans les campagnes (moins de particules fines, de dioxines, etc. dans l’air). D’ailleurs ces feux sont interdits depuis fin 2011, mais à Piré tout le monde s’en fiche apparemment… j’en respire environ un samedi sur deux ou trois…

- mettre en place un plan zérophyto pour les espaces verts (il y a eu des progrès à Piré, mais je vois toujours de l’antilimace dans les bacs à fleurs…)

- faire de la prévention auprès des particuliers sur les pesticides dans leurs jardins (les pesticides du bourg de Piré finissent tous dans la Quincampoix, rivière qui borde le bourg, et alimentent donc les nappes phréatiques en aval. En campagne je vois des fossés ou des entrées de cour désherbés aux pesticides alors que c’est interdit à moins d’un mètre d’un fossé…)

- proposer des lignes de pédibus pour avoir moins de voitures dans le bourg à l’heure des écoles, (moins de pollution atmosphérique, surtout que les voitures sont « froides » entre la maison et l’école, donc les filtres à particules ne fonctionnent pas, la combustion est incomplète, etc.)

- et en prenant le temps de concerter sur le sujet, ou de regarder ce qui se fait ailleurs, je suis sûr qu’on trouverait plein d’idées sur le sujet.

Je trouve cela un peu disproportionné et démago de faire pleurer sur les malades, alors qu’on n’agit pas pour faire de la prévention. Une journée de bonne action par an ne suffit pas pour cacher toutes les journées d’inaction en matière de prévention. On ne peut pas se donner bonne conscience à si bon compte. Mais bien sûr, la responsabilité n’est pas seulement celle des personnes que j’ai aperçues tout à l’heure. Elle est partagée à tous niveaux, du sommet de l’Etat au particulier.

Il faut attaquer le mal à la racine… c’est-à-dire littéralement être « radical » ! Je vais encore passer pour un extrémiste radical, justement, mais j’assume !

C’est bien d’aider les malades (j’ai toujours mes gants et mes pincettes ;-), mais c’est bien aussi d’éviter que d’autres tombent malades…

Ce raisonnement vaut dans de nombreux domaines, où la contradiction ne dérange pas grand’monde, mais moi je la supporte de moins en moins… désolé !

Exemples : roulez moins en voiture pour sauver la planète, mais achetez plus de voitures pour sauver les usines ; consommez moins d’électricité et financez des énergies renouvelables, mais n’arrêtez aucune centrale nucléaire ; consommez moins d’eau l’été, mais subventionnez les golfs et les stades de foot arrosés tous les jours ; offusquez-vous des algues vertes sur les plages, mais intensifiez les productions agricoles pour exporter toujours plus ; etc etc. Je pourrais en mettre des pages…

 

J’arrête de râler, et vous souhaite une bonne fin de week-end, et une bonne semaine !

 

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 09:34

 

La rentrée scolaire est passée, et pour les parents d’élèves vient le temps d’organiser les différentes « instances » pour l’année : bureau de l’APE, élections au conseil d’école, commissions,….

Pour ma part, la question qui se pose est « est-ce que je me présente de nouveau à l’élection au conseil d’école ? »

J’ai trouvé quatre raisons pour répondre non, et deux raisons pour répondre oui. Voici les « titres », qui sont développés ensuite.

Pour répondre « non » :

1-      Des parents qui ne s’intéressent pas.

2-      Des parents contradictoires, et/ou avec qui je ne suis pas d’accord, et/ou dont je ne me sens pas représentatif.

3-      Une mairie qui n’a pas toujours envie d’avoir notre avis.

4-      Des remarques personnelles qui me pèsent.

Pour répondre « oui » :

1-      L’impression de faire avancer des choses, et la nécessaire représentation des parents.

2-      Les nouveaux rythmes scolaires en cours de démarrage.

 

En préambule, je tiens à préciser que personne ne doit se sentir « visé » personnellement. Certains vont peut-être se reconnaitre : qu’ils sachent que je ne leur en veux pas, et que c’est l’accumulation qui a fait ma décision. Aucun élément isolé, n’a déclenché seul cette décision.

Par ailleurs, il se peut que certaines tournures de phrases ne plaisent pas. Je vous prie de m’en excuser par avance… les tournures de phrase incisives, c’est un peu ma signature aussi ! On ne se refait pas ! Donc, allons-y :

 

1-      J’ai l’impression que la plupart des parents (je n’ai pas dit « tous ») ne s’intéressent pas à ce qui se passe. En quatre ans, j’ai organisé une bonne douzaine de réunions entre parents, afin de préparer les réunions officielles ou pour débattre de sujets importants entre nous. La plus fournie de ces réunions a rassemblé 16 personnes, dont 9 parents élus au conseil d’école. Rappelons que l’école compte plus de 140 familles (120 il y a 4 ans). Je veux bien que certains aient une bonne excuse, que d’autres soient seuls pour garder les enfants, mais sur 140, tout de même…

Il est possible que ce problème provienne de ma façon de conduire les réunions, car j’ai remarqué que certains parents venaient une fois puis ne venaient plus du tout… ce qui renforcerait l’argument du « non, je ne dois pas me représenter »…

De plus, j’ai souvent rédigé des comptes-rendus de réunions (de ces réunions entre parents –notamment pour les rythmes scolaires-, ou de réunions avec la municipalité, ou avec les enseignants). Je ne compte plus le nombre de fois où je me suis aperçu qu’ils n’avaient pas été lus. J’ai tout essayé : distribution papier, e-mails, blog. Rien n’y fait. J’ai aussi entendu beaucoup de critiques -j’y reviendrai au point 4-, notamment que mes comptes-rendus étaient trop longs. Permettez-moi de vous dire qu’on ne peut pas décemment résumer des réunions de 3h en moins d’une page. Malheureusement, lire un compte-rendu demande quelques minutes et un petit effort de concentration. La dictature de twitter vous perdra mes amis, car aucun argumentaire sérieux ne tient en 140 signes. Ne laissez pas un outil informatique raccourcir votre esprit… Bref, passons. De plus, je vous présente toutes mes excuses, mais je ne peux pas passer mon temps devant l’école ou lors des festivités pour tout raconter à l’oral en petits groupes, comme certains me l’ont demandé sans rire…

Je retiens que ce que j’ai fait n’intéresse pas grand’monde, et cela m’interpelle, puisque je ne suis que bénévole pour faire tout cela… j’ai pris du temps sur ma vie de famille, et parfois sur mon temps de travail, pour faire tout ce boulot pour la collectivité, pour les enfants et les familles de l’école… et je vous l’avoue humblement, le sens du sacrifice a ses limites…

Je note que quand c’est la mairie qui organise une réunion, il y a une trentaine de parents. C’est mieux. Mais ce n’est pas folichon tout de même, sur 140. Il s’agit des rythmes scolaires, dont vous ne pouvez pas ne pas avoir entendu parler ! Ne pensez-vous pas que c’est un sujet majeur pour vos enfants ? Il y a un décalage de ressenti entre moi et la majorité des parents, ce qui m’amène au point 2.

 

2-      Je ressens un décalage, plus ou moins important, sur de nombreux sujets. A tel point que je ne me sens pas –plus- représentatif. Voici quelques exemples, dont certains peuvent paraitre anodins, mais qui ne le sont pas du tout. Ils sont révélateurs de contradictions importantes que je ne supporte plus très bien… Pour résumer ce long paragraphe, on peut dire que cette année je n’ai pas aimé passer plus de temps à convaincre des parents que de temps à convaincre les enseignants ou la mairie. C’est un comble, d’avoir surtout des difficultés avec ceux que je suis censé représenter…


 

a-    Je pense qu’on ne devrait pas distribuer de bonbons dans les classes. Ce ne sont pas les enseignants qui le font, ce sont les parents qui en donnent des sacs entiers à leur enfant le jour de leur anniversaire. Et en général, ce n’est pas un mais quatre, cinq, dix bonbons par enfant qui sont distribués. Quand j’ai commencé à dire que ce serait bien de calmer le jeu, j’ai entendu d’une part ceux qui riaient de ma remarque, et d’autre part ceux qui hurlaient « mais enfin c’est leur anniversaire, ce n’est qu’une fois par an ». Oui mais dans une classe de 30 (l’an dernier, deux classes de maternelle à 30), avec 34 ou 36 semaines d’école, cela fait en moyenne une fois par semaine un sachet de bonbons. On y ajoute les anniversaires entre enfants en dehors de l’école, les réunions de famille, les grands-parents ou les tontons, et on se retrouve avec des bonbons par kilos dans l’alimentation d’enfants. Excusez-moi mais j’ai fait d’autres choix alimentaires que les bonbons à profusion, et je ne mets pas mes enfants à l’école pour qu’on les gave sans avoir mon mot à dire. D’autant plus si on regarde la composition de ces bonbons, car bien sûr ce ne sont pas des friandises bio qui sont distribuées… Sur ce sujet, j’ai été très seul parmi les parents. Je n’ai eu du soutien que chez quelques enseignantes, qui freinent les distributions dans leur classe. Merci à elles. Je relève aussi la contradiction énorme de tous ces parents, qui demandent à la cantine un bon équilibre alimentaire, et des aliments de qualité (du « label » notamment), tandis qu’on gave les enfants de saletés chimiques. C’est cela qui m’a fait quitter la commission cantine, par exemple.


 

b-      Je pense que les enfants devraient faire une vraie sieste, jusqu’à l’entrée en CP au moins. Au-delà, un temps de repos après la cantine devrait être possible pour ceux qui le souhaitent. Mais je me suis trouvé bien seul pour demander, non pas tout ce que je viens d’exposer, mais seulement à ce que les MS (4 à 5 ans) aient la possibilité de faire vraiment la sieste. Vous semblez nombreux à ne pas trouver important que les petits dorment un peu en début d’après-midi. « De toute façon ils ne veulent pas ». Par contre vous êtes nombreux à les trouver fatigués en fin d’après-midi… vous ne faites pas le lien ? Soit, je m’arrête là ! Ceci m’amène au sujet des rythmes scolaires…

 

c-       Même si vous êtes peu à être venus aux débats qu’on a organisés, vous avez tous un avis. Tant mieux ! Mais j’avoue ne plus supporter (désolé…) ceux d’entre vous qui disent « de toute façon c’est n’importe quoi » « ça peut pas marcher » « c’est de la merde ces horaires » et autres remarques à l’emporte-pièce. Lisez les comptes-rendus qui sont sur le blog de l’APE, lisez les journaux pour voir ce qui marche et ce qui ne marche pas ailleurs, et vous verrez (j’espère) que ce qui est mis en place à Piré n’est vraiment pas mal du tout. Je pense que c’est le mieux (le moins pire ?) qui pouvait être fait :

 

·Des activités organisées, encadrées, avec de vrais sujets éducatifs, culturels, sportifs, sur un temps qui le permet (en 45 minutes rien ne peut être fait).

·Des personnes et des lieux connus pour les maternelles.

· Ceux qui dorment (les PS) peuvent rester dormir, et gardent la même personne pour les surveiller et s’occuper d’eux.

·  Un horaire identique tous les soirs.

·  La gratuité des TAP.

· La cantine le mercredi midi si besoin, avec l’équipe municipale habituelle, donc avec les menus équilibrés et de qualité.

·  Et surtout, ce que peu de gens ont vu mais qui est presque le plus important : l’équipe enseignante place les enseignements les plus mobilisateurs (français et maths notamment) sur les 5 matinées, ce qui permet d’avoir tous les après-midis plus légers. Même les lundis et vendredis. C’est le principe premier de la réforme, et à Piré on ne fait pas semblant, on le fait.

Ces principes avaient été formulés par nous, parents de l’école, lors des premières réunions du comité de pilotage. Ils étaient issus des débats que nous avions organisés, même si nous étions peu nombreux, en nous inspirant de tout ce qu’on a pu lire sur le sujet, notamment avec l’expérience plus ou moins bonne des communes qui se sont lancées un an avant. Ces principes ont été entendus et bien pris en compte, car la municipalité avait eu de son côté des réflexions du même ordre. Donc, personnellement, je suis très content de la façon dont ça démarre. Je ne veux pas nier les difficultés (enfants de maternelle un peu désorientés en ce début d’année, organisation des familles pour les mercredis, etc.), mais c’est quand même pas mal du tout, et je félicite la mairie, les enseignants, et bien sûr Etienne et l’équipe d’encadrants pour leur travail et pour ce démarrage.

Pour tout cela, je suis très déçu et en total désaccord avec les gens qui disent « de toute façon ça marche pas leur truc » ou d’autres remarques peu réfléchies. Je le prends comme une insulte à tout le travail qu’on a pu faire sur le sujet, à tout le temps et l’énergie qu’on y a consacré… Pour y avoir beaucoup réfléchi, pour avoir beaucoup lu, pour avoir beaucoup discuté, et bien moi j’y crois, et je le dis ici sans détour : même si cette réforme n’est pas parfaite, j’y suis favorable. Je pense qu’elle peut apporter un mieux pour nos enfants (même si le samedi aurait été préférable, notamment, même si on aurait dû parler des congés scolaires trop longs, ou encore si on avait pu évoquer le contenu chargé des programmes à appliquer coûte que coûte…). Donc, ayant dit cela, je ne suis pas sûr d’être représentatif de la majorité des parents…

Permettez-moi de dire aussi que je n’ai pas du tout apprécié d’apprendre qu’une cinquantaine d’enfants n’étaient pas inscrits aux activités et se sont retrouvés « sur les bras » de l’équipe le premier jour. Il y a de la négligence de la part de nombreux parents, et franchement cela m’attriste… Au passage, bravo à l’équipe pour avoir su gérer cela sans incident majeur.

Enfin, sur ce sujet, je n’aime pas non plus entendre dire dès la première ou deuxième semaine que « ça y est, les enfants sont plus fatigués à cause des mercredis ». Ce n’est pas possible d’avoir un effet aussi vite. Après chaque vacance, il faut 2 semaines pour que les enfants reprennent le rythme. Et 2 semaines avant les vacances suivantes, ils sont fatigués. J’entends cela depuis 4 ans. Donc avant les vacances d’automne, allez-vous dire que leur fatigue est due aux nouveaux rythmes ? Par contre, je sais que nombre de parents ne couchent pas les enfants très tôt… la cause de la fatigue aussi rapidement après la rentrée est plutôt à chercher là, vous ne croyez pas ? Si on ajoute un coucher tardif au manque de sieste le week-end, et qu’en plus on leur fait faire des activités extra scolaires les soirs en semaine, on obtient un cocktail détonnant de fatigue et de mauvaise humeur. Pour rappel, un enfant a besoin de 11 heures de sommeil jusqu’à 6 ans, puis 10 à 11h jusqu’à 12 ans. Donc, pour se lever entre 7h et 7h30, il être au lit (livre fermé et lumière éteinte) entre 20h et 20h30. De plus, pour éviter le problème du lundi, il ne faut pas trop dériver le week-end… ceux qui ont eu le courage de me lire jusque-là doivent être en train de me détester… Mais je ne fais que restituer ce que j’ai compris de mes lectures sur les rythmes biologiques des enfants. A bon entendeur…


d-      Un autre exemple de sujet d’actualité : le parking. Vous êtes quelques-uns à trouver le parking dangereux, et vous nous demandez d’interpeller la mairie à ce sujet. Ce que nous avons fait, et du reste des aménagements ont été faits pour sécuriser les accès piétons. D’ailleurs, merci à l’équipe technique de la mairie, moi je trouve cela bien en attendant une solution pour éviter le stationnement « au milieu » du parking. Parce que, en réalité, le problème c’est quand des enfants doivent traverser une zone de circulation. Donc le stationnement au milieu est dangereux. Du coup, j’ai observé souvent comment cela se passe… Et bien… quelle claque ! Combien de parents laissent les enfants courir au milieu du parking ! Combien ne disent pas à leurs enfants de rejoindre les allées piétonnes mais les laissent passer à ras des véhicules en train de repartir ! Et pire… combien arrivent trop vite en voiture ! Encore pire : combien n’attachent pas leurs enfants ! Si si, je vous assure que certains jours mes deux mains ne suffisent pas pour les compter… et combien d’autres les attachent sans mettre de réhausseur sous leurs fesses, ce qui les étranglera avec leur ceinture au moindre freinage ! Le comble, c’est que parmi les râleurs, il y a des gens comme cela… les bras m’en tombent… du coup j’ai arrêté de regarder, pour ne plus avoir peur ! (les œillères, c’est le mieux pour vivre sans soucis… euh pardon je m’égare).

Par ailleurs, au sujet du nombre de places un peu juste, il faudrait demander à quelques parents de se garer plus loin en attendant les travaux (parking du Presbytère, place de la Porte) et de terminer le trajet à pied. Mais quand je vois le nombre de parents qui entreraient bien dans l’école en voiture si c’était possible, je me dis qu’il vaut mieux que je me taise… donc j’arrête sur ce sujet !


e-      Un dernier exemple de désaccord, mais cette fois c’est plutôt entre parents du conseil… comme chaque année, l’an dernier nous avons eu un dossier pas évident à gérer. C’était des cas de violence et d’incivilités dans la cour. Alors même que le directeur et l’équipe enseignante ont demandé à nous rencontrer pour en parler, il s’est trouvé des parents du conseil d’école qui préféraient qu’on minimise les choses, qu’on ne « dérange pas » les enseignants. J’ai entendu beaucoup de choses pendant cette période, que je peux difficilement retranscrire car les personnes concernées m’en voudraient ! Il fallait sans cesse édulcorer et adoucir mes propos, il fallait toujours arrondir les angles, il ne fallait pas dire ce que les parents concernés nous rapportaient. Mais je l’ai fait quand même, à peu près, avec beaucoup de précautions, et sans être nominatif. Et il n’y a pas eu de difficulté majeure avec l’équipe enseignante, que je remercie au passage pour son écoute et pour son travail sur le sujet, puisque les choses se sont apaisées dans la cour. Je suis globalement content du résultat obtenu, même si le travail n’est pas terminé, et même si des moments ont été difficiles à gérer.

J’ai trouvé particulièrement désagréable de passer énormément plus de temps à convaincre des parents de l’importance du sujet, que de temps à convaincre les enseignants. Ces derniers ont été très ouverts d’esprit et compréhensifs des inquiétudes des parents concernés. Mais pourquoi les parents du conseil n’étaient pas tous convaincus de l’importance de stopper les violences, verbales, psychologiques, et parfois physiques, dans la cour ? Cela reste un mystère pour moi. Peut-être y a-t-il eu un peu de déni face à ce que nous rapportaient les parents concernés. Peut-être y a-t-il eu des craintes de se fâcher avec les enseignants. Mais, comme je l’ai dit maintes et maintes fois, ce n’est pas parce qu’on discute d’un problème avec les enseignants qu’on remet en cause leurs compétences, ni tout ce qu’ils font de bien par ailleurs. On peut faire la part des choses tout de même.

Il y a déjà eu d’autres cas comme cela dans le passé, où on n’a pas été d’accord entre parents pour décider « si on évoquait tel sujet ou pas ». Je reste démocrate et suis d’accord pour avoir des débats entre nous, évidemment. Ce n’est pas forcément mon point de vue qui est le bon. Mais je n’aime pas beaucoup l’autocensure. J’ai toujours du mal à comprendre qu’il vaille mieux étouffer un problème plutôt que d’en parler. Peut-être aussi que certains parents n’aiment pas ma façon de parler en réunion, ce qui renforce l’argument pour ne plus me présenter… j’y reviendrai au point 4…


Bref, vous l’aurez compris, cette année j’ai eu du mal avec une partie des parents… allez passons !

 

3-      J’ai aussi, surtout depuis décembre dernier, un peu de mal avec les méthodes de travail de la mairie. Auparavant, il y avait de la concertation, par exemple sur les rythmes scolaires. La mairie exposait ses intentions, écoutait les avis, modifiait son projet, etc. Une bonne dynamique, qui se passait très bien et qui m’a plu. Et puis il y a eu le débat sur le mercredi midi, où les élus n’avaient pas très envie de gérer la cantine, mais ils ont finalement accepté de le faire suite aux demandes des parents. D’ailleurs, j’ai apprécié cette réouverture du dossier et ce qu’il en est sorti. Mais j’ai le sentiment que depuis cet épisode, la méthode a changé… car ensuite, on n’a eu des réunions que quand tout était bouclé, et qu’il était trop tard pour changer ! ça a été le cas pour le contenu des activités (les TAP), qui nous a été présenté après le dépôt du dossier à l’inspection académique ! Autant dire que rien ne pouvait être changé… De même pour la construction du bloc maternelle, qui n’a été présenté qu’à deux parents, 3 ou 4 jours avant le vote en conseil municipal, sans nous laisser de plans ni le temps d’en parler à d’autres parents… Sur le fond, ce n’est pas si grave pour ces deux dossiers là, car j’ai l’impression qu’ils sont bien ficelés. Mais en termes de méthode, je ne trouve pas cela très ouvert. Pour le résumer rapidement, je dirais que désormais on a de l’information, mais plus de concertation… dommage ! Du coup, je ne vois plus très bien l’intérêt de passer du temps en réunion si notre avis n’est même plus sollicité… Mais, peut-être que je me fais des idées, que c’était juste un souci de calendrier… Et puis je minore moi-même ce point, puisque quand on a le temps de recueillir l’avis des parents, ceux-ci ne viennent pas le donner !! Bref, je radote…

Ce troisième point est moins grave pour ma décision que les deux premiers. Car en fait, quelle que soit la façon de faire de la municipalité, il est important que des parents soient présents et donnent leur point de vue, qu’il soit positif, ou négatif, ou nuancé.

 

4-      La quatrième raison, c’est l’ensemble des remarques que je me prends en plein poire, assez régulièrement. En général, elles ne sont pas dites méchamment, et souvent cela part d’une bonne intention, pour que je m’améliore. Mais je ne peux que constater qu’elles perdurent, malgré mes tentatives d’amélioration… c’est donc que je n’y arrive pas ! Ce sont des remarques du style « compte-rendu trop long » ou « avec des phrases trop compliquées », « trop austère », « fait peur », «  ne donne pas envie », « répète toujours la même chose avec la sieste ou les bonbons », « trop radical », « trop négatif », et j’en passe parce que ça fait un peu mal de ressasser tout cela… il y a aussi des messages indirects, quand des parents me disaient : « Attention Dany, il ne faudrait pas fâcher les enseignants ou la mairie pour ne pas gêner l’APE, pour ne pas mettre en péril la subvention, etc. ». Comme s’il était concevable de mettre des problèmes sous le tapis pour ne pas gâcher la fête… Et alors que je n’ai jamais entendu la mairie ou les enseignants mélanger les sujets ! Et puis j’ai aussi entendu dire et répéter souvent à d’autres acteurs : « Ne mélangez surtout pas l’APE et le conseil d’école, ce que disent les parents du conseil d’école n’engage pas l’APE ». Techniquement c’est vrai. Mais le message c’est quand même une remise en cause de la représentativité et du travail des parents du conseil d’école… qui fait mal…

Donc :

-  désolé d’avoir fait des comptes-rendus du mieux que je pouvais (d’autres auraient pu les rédiger, aussi…),
-  désolé pour mon phrasé (je lis trop de livres, sans doute),
-  désolé de faire le job sérieusement et méthodiquement (déformation professionnelle sans doute),
-  désolé s’il y a parfois des sujets pas drôles du tout,
-  désolé si je fais peur… même si j’ai du mal à voir qui a peur ? et pourquoi ?
-  désolé si certains sujets me tiennent à cœur, comme la santé des enfants qui provient d’abord de leur bon sommeil et de leur bonne alimentation,
-  désolé de chercher à résoudre les problèmes « à la racine » c’est-à-dire littéralement « de manière radicale »,
-  désolé si je n’ai pas peur de parler des sujets difficiles… mais il me semble que je disais aussi ce qui était bien, non ?
-  désolé si mon fil conducteur est l’intérêt des enfants, et qu’en conséquence je ne cherche pas à « ne pas déranger »,
-   enfin, désolé si dans ce texte certains se sentent visés ou blessés, ce n’était pas le but. J’ai besoin de vider mon sac avant de le poser.

 

Bon, c’en est assez. Je pourrais en trouver plein d'autres, des motifs pour arrêter, mais je pense que cela suffit pour cette année! Tiens, j’ai encore fait de longues phrases… austères, négatives, et radicales !

 

A contrario, ce qui aurait pu me retenir, c’est :

 

1-      Le sentiment de faire avancer des choses. Chaque année depuis 4 ans, il y eu des choses à gérer en tant que représentant de parents. Et j’ai l’impression qu’on a pu faire avancer ces choses dans un sens positif à chaque fois. Il est important d’avoir des parents qui s’occupent de cela, qui soient interlocuteurs de l’équipe enseignante, des personnels de l’école, de l’inspection de l’éducation nationale, et de la mairie. Comme j’entends par ci par là qu’il y aura des candidats, je suis rassuré !

 

2-      Le sujet des rythmes scolaires est à mes yeux fondamental. Je pense qu’il ne faut pas détricoter la réforme, et qu’il faut surtout avoir en tête le principe premier de cette réforme : « les enfants apprennent mieux le matin ». Nos enfants ont besoin que des parents vigilants soient présents, pour veiller à leurs intérêts d’abord. Les bonnes choses qui ont été appliquées à Piré doivent être maintenues, sans empêcher des adaptations si besoin.

 

Donc, pour conclure (enfin !), je pense que vous l’aurez compris, cette année je ne serai pas candidat au conseil d’école. J’ai besoin d’une pause, et je pense qu’il est bon de laisser de la place à d’autres. Cette année je serai un papa ordinaire, qui viendra avec plaisir et attention aux réunions proposées par les représentants de parents…

Eventuellement, si les parents du conseil et le bureau de l’APE le souhaitent, je veux bien participer au comité de pilotage sur les rythmes scolaires, parce que je considère que l’importance de ce sujet dépasse mes petits problèmes de conscience, de nœuds au cerveau, et de boule au ventre ! Tout en sachant que je conserverai forcément les principes évoqués ici dans ce texte… et que j’aurai du mal à corriger mes défauts notoires !

 

 

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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 19:41

Depuis le temps qu'on devait le faire...

Ca y est, on a (Patricia a) définitivement débranché la télé! Plus d'écran qu'on regarde bêtement trop tard le soir! Plus d'émission idiote qu'on regarde quand même, comme hypnotisé par un rectangle de lumière...

Y'a toujours internet pour trouver une émission intéressante, et le PC pour regarder les DVD qu'on peut emprunter à la médiathèque intercommunale. Ca devrait suffire largement.

Arrivera-t-on à survivre? A suivre dans quelques jours...

Bientôt sur le bon coin: une télé cathodique Philips 55cm de 2000, et un lecteur DVD / disque dur / TNT Thomson de 2008. Prix super modéré, évidemment... mais pas encore fixé... remarquez, la télé c'est presque un modèle de collection non?

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 17:17

Indécence, de chauffer de l’herbe pour que certains enfants pourris-gâtés puissent jouer à la ba-balle pendant qu’on demande à tous de modérer ses consommations électriques, et surtout pendant que d’autres meurent de froid… « the show must go on » comme l’a écrit un journaliste de Ouest-France. Il faut bien que plein de gens s’abrutissent devant leur télé en rotant leur bière industrielle premier prix. Pendant ce temps-là, ils ne pensent pas aux problèmes et encore moins aux solutions, et du coup ils « voteront bien » en avril et mai 2012. « L’opium du peuple »… à quand l’overdose ?

Inconscience, d‘augmenter d’année en année nos consommations, comme témoignent les records battus chaque hiver –on a passé les 100 000 MW-. Du coup forcément on produit ce qu’il faut, avec force centrales nucléaires –inoffensives, bien sûûûûûûr, y compris leurs déchets pendant des millénaires -, et centrales thermiques émettrices de CO2 et autres composés plus ou moins dangereux. Bah, les conséquences on verra plus tard… la politique de l’autruche, c’est la meilleure.

Incurie, de dire au plus haut niveau que « vous voyez bien qu’on fait bien de laisser fonctionner nos vieilles centrales » au lieu d’investir dans un vrai programme d’économies d’énergie. Au passage, cela augmenterait le confort, et surtout cela éviterait que certains aient à choisir entre se payer du chauffage et se payer à manger. Bah, les pauvres c’est de leur faute, d’façon on va faire un référendum bien démago « pour ou contre les chômeurs ? »...

Des fois, je me dis que j’habite vraiment dans un pays d’cons !

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 10:35

Ce matin en cuisinant j'écoutais une émission de radio sur les rapports parents-enfants. Et une citation parmi d'autres m'a vraiment agacé. C'était, grosso-modo "quand un parent, dans un supermarché, refuse un gateau à l'enfant en lui disant seulement "non parce que c'est comme ça" sans le justifier, ça ne peut que créer des problèmes". Je me suis senti visé... parce que ça m'est arrivé plus d'une fois de dire des choses comme ça. De même qu'il m'est arrivé de mettre une fessée, et d'avoir envie de mettre une baffe. Vous vous dites peut-être "mais ça va pas Dany... qu'est ce qui se passe?". Eh bien, rassurez-vous, j'adore mes enfants et ce genre de situation reste exceptionnelle. Et j'explique les interdits, et une fessée n'arrive jamais come ça d'un coup... Pour reprendre l'exemple du supermarché:

(Avant de commencer je précise que mes enfants n'ont jamais rien eu à manger dans un supermarché.)

1- entrée dans le supermarché, devant les promos du moment qui contiennent toujours des trucs pour les gosses (pas placées là pour rien, évidemment): "papa, je veux un gateau". Réponse "déjà ce n'est pas comme ça qu'on demande, ça fait deux ans que je le répète, et de toute façon tu as déjà eu ton gouter, on ne mange pas entre les repas. Et puis on ne mange pas dans le magasin non plus." Nouvelle question immédiate "pourquoooooi?". "Parce que ça met des saletés dans le magasin. On mange à table".

2- moins d'une minute plus tard. "oui mais j'ai faim je veux un gateau". "Je t'ai déjà expliqué tu n'auras pas de gateau parce que tu as eu ton gouter et parce qu'on ne mange pas ici. Je ne crois pas que tu aies faim... Est-ce que tu as compris?". "Oui mais je veeeeeux un gateaaaaau". "Non, ça suffit".

3- la tronche, et les petites bêtises se succèdent. On touche à ce qu'il y a dans les rayons, on court, on refuse de rester à côté du caddie... à chaque fois, rappel, explication, et le ton monte peu à peu...

4- rayon des gateaux... parce que des fois je donne un gateau à mes enfants, alors il faut bien en acheter... bien sûr, les couleurs les plus attrayantes sont à hauteur d'yeux d'un enfant.... "papa, je voudrais un gateau s'il te plait'. "tu as bien demandé, mais je t'ai déjà dit non. Tu te souviens? Alors ne m'en parle plus". Et là c'est la crise... des larmes accompagnés de cris de plus en plus aigus... "Calme toi, je t'ai expliqué, ce n'est pas la peine de pleurer, ça ne changera rien"... rien n'y fait...

5- alors au bout d'un moment, en effet: "Arrête ça tout de suite, tu n'auras pas de gateau un point c'est tout, et si tu cries encore tu auras une fessée devant tout le monde"....

Le psychologue surdoué qui passe à ce moment là pour acheter ses gateaux se dit "mais quel mauvais père, il ne comprend rien aux enfants". Eh bin ouais, j'avoue mes limites, des fois je dois hausser le ton. Je précise que cette "menace" de fessée fonctionne 9 fois sur 10 et la situation se calme sans avoir besoin d'appliquer la sanction suprême. Alors je ne dois pas être si nul que ça...

 

Tout cela me fait penser aussi à la "pub" qui montrait une maman mettre une gifle à sa fille qui avait renversé un verre d'eau. Cela m'avait frappé aussi car j'ai plusieurs fois eu envie de gifler pour la même chose... mais, même topo: il s'agissait du 3è ou 4è verre d'eau de la journée, et l'enfant continuait à jouer avec le verre, à mal le tenir, etc, malgré les explications maintes et maintes fois répétées depuis plusieurs semaines...

 

Et si on ajoute un peu de fatigue, de stress créé par des situations professionnelles "formidables", eh bien nous parents ne sommes pas surhumains.... et je pense que ça fait aussi partie de l'éducation d'un enfant, de comprendre qu'il y a des limites à ne pas franchir, que les parents doivent être ménagés, qu'ils sont parfois fatigués, et que s'il le faut la limite sera respectée "en faisant usage de la force"...

 

Au lieu de juger une petite phrase sortie de son contexte, venez donc passer un mois avec moi, et on verra comment vous faites, vous les maitres du monde enfantin. Et il faudra tout suivre, hein: les levers noctures pour replacer une couverture ou rendre un doudou tombé, l'horaire du lever, le boulot pourri, les taches ménagères, les imprévus, les soucis de budget à boucler, l'incertitude de l'avenir, tout ce qui crée de la fatigue et qui aide vachement un parent à être toujours zen et aimable...

 

Vos conseils inapplicables et vos jugements, gardez-les. Passez du temps chez les gens ordinaires d'abord, et montrez nous comment vous avez super bien réussi avec vos propres enfants...

 

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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 15:06

Comme je vous l'écrivais samedi dernier, je suis admis à l'Ecole des Métiers de l'Environnement pour la rentrée prochaine. Et comme il s'agit d'une formation en alternance, je vais me mettre en quête d'un stage très bientôt.

Hors, on m'a conseillé de faire attention à ce qui se trouve sur internet à mon sujet... eh oui, la "e-réputation" peut faire des ravages. Vous avez sans doute déjà lu des articles là-dessus, ou vu des reportages. Pour moi, il ne s'agit pas du tout de photos de fin de soirées compromettantes ou de beuveries indescriptibles (à l'époque où ça m'arrivait, facebook n'existait pas, heureusement !!! ;-). Il s'agit plutôt de mes expressions politiques et syndicales, qui pourraient "choquer" un patron ou maître de stage potentiel. Eh oui, la liberté d'opinion politique et syndicale est tellement bien respectée dans notre beau pays qu'il faut se planquer avant l'embauche... c'est sans doute la preuve d'un management moderne et ouvert au 21è siècle.

Bref! Dans le doute, je vais éviter de sabrer la moindre chance d'obtenir le stage dont je rêverais, alors je vais prochainement suspendre ce blog. Il ne sera pas fermé, mais il apparaîtra comme vide. Je le réouvrirai quand la question de mon stage sera résolue...

Par contre, je vais continuer à écrire sur ma page facebook. Car celle-ci ne fonctionne qu'en "privé", c'est-à-dire avec ceux qui me sont connectés. Donc si vous n'y êtes pas encore, rejoignez-moi sur facebook!

à bientôt!

 

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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 14:06

Avant de parler de 2011, revenons un peu sur 2010... je suis content que cette année 2010 soit terminée... cette année a été très difficile professionnellement, à cause de ce foutu PSE (d'ailleurs un PSE n'est pas un Plan de Sauvegarde de l'Emploi. C'est au mieux un plan de licenciements pour motif économique avec mesures d'accompagnement social. C'est surtout très souvent un Plan de Saccage de l'Entreprise, en ce sens qu'une entreprise est d'abord constituée d'un capital Humain...). Par voie de conséquence, j'ai été souvent usé nerveusement et physiquement, et je n'ai pas profité pleinement de mes congés, RTT, week-ends. Et donc les travaux de la maison n'ont pas tellement avancé... en plus, je ne sais pas si les enfants ont ressenti tout cela ou si c'est leur développement normal, mais ils ont été très très prenants et usants cette année! Espérons que ça passera rapidement... Ce qui est beaucoup plus satisfaisant en 2010, c'est nous avons pris d'importantes décisions familiales pour mieux vivre à l'avenir (en tout cas, on va tout faire pour y arriver!), et que nous avons réussi à passer du temps ensemble et à s'aimer pleinement, malgré les évènements difficiles.

 

En ce début d'année 2011, donc, il est de bon ton de souhaiter une bonne et heureuse année à tout le monde... je trouve ça assez hypocrite!

Premièrement, il y a des gens qu'on n'aime pas, mais alors pas du tout! Alors pourquoi faire semblant de leur souhaiter une bonne année? Personnellement, je connais quelques personnes qui n'auront pas ces mots de ma bouche! Par exemple ceux qui ont voulu, élaboré, exécuté avec zèle, le PSE que nous avons subi dans mon entreprise en 2010 (et que nous subissons toujours, d'ailleurs). Ou alors les égoïstes qui s'imaginent qu'il faut supprimer toutes les solidarités pour que tout aille mieux... Je pourrais multiplier les exemples de ceux à qui je ne souhaite pas du tout une bonne année, mais ça va vous saouler!

Deuxièmement, c'est quoi une bonne année? Est-ce une année où on gagne plein d'argent? Pas sûr... Une année où on nos désirs de consommations de gadgets en tous genres seront satisfaits? Pas sûr... Une année où on sera en bonne santé? C'est déjà mieux... Une année où « l'on sera heureux »? Pourquoi pas mais c'est quoi être heureux?... bref... tout cela me paraît un peu trop flou, et cette expression traditionnelle de « bonne année » me semble bien trop convenue, et ayant perdu beaucoup de sens...

 

Alors, pour la plupart d'entre vous, mis à part des vœux très personnels que je formulerai en privé, je ne souhaite pas simplement une « bonne année 2011 », mais plutôt ceci, et pas seulement pour 2011:

  • que vous lisiez, compreniez, et vous empariez des débats soulevés par le manifeste des économistes atterrés visible ici: http://atterres.org

  • que vous vous aperceviez du grave danger qui menace notre société, danger vers lequel nous précipitent les gouvernements qui mettent en œuvre les étapes suivantes:

  1. réductions des impôts (essentiellement des riches) au prétexte de « compétitivité », ou même (faut oser!) de « justice fiscale » avec le fameux bouclier fiscal indécent...

  2. ceci provoque une réduction des recettes des finances publiques (pour l'éducation, la justice, les services publics, etc) et des caisses de sécurité sociale (santé, retraite, famille, etc)

  3. au vu des déficits des comptes publics, cris d'orfraie sur le « poids de la dette » et sur le prétendu report de notre train de vie sur les générations suivantes, alors que cette dette est surtout constituée de finances prêtées par ces mêmes riches dont on a réduit les impôts, et qui gagnent de l'argent grâce aux intérêts de cette dette! Ces intérêts étant payés par les impôts payés par tous les autres... (y compris en achetant sa baguette avec la TVA...). Il y a même des spéculations de grands banquiers d'affaires sur les dettes des Etats, comme on l'a vu pour le cas de la Grèce...

  4. Et donc, au final, l'objectif ultime : réduction de toutes les prestations que j'ai citées plus haut, au nom de la « réduction des déficits publics », ou en prétextant « rassurer les banquiers »...

  • que vous lisiez (je devrais dire « que nous lisions » car il y a longtemps que je l'ai fait) le programme du Conseil National de la Résistance (CNR) de 1944, et surtout que vous compreniez que ces résistants -de tous bords politiques- cherchaient à éviter que l'Histoire ne se répète de manière aussi tragique. Ainsi, que vous analysiez avec un nouveau regard les actes des différents gouvernements agissant en France et en Europe depuis quelques décennies...

  • que vous lisiez (que nous lisions car moi-même je ne l'ai pas encore fait) le livre « indignez-vous » de Stéphane Hessel, résistant de la Seconde Guerre Mondiale, justement... ainsi que le manifeste contre la pauvreté de Martin Hirsch et l'abbé Pierre.

  • que vous compreniez qu'il ne faut pas avaler toutes les fausses évidences débitées par les médias sur par exemple des « modèles » de compétitivité qui nous entraineraient par le fond à cause du dumping effréné, ou surtout sur le miracle de la « croissance du PIB » qui résoudrait tout, alors qu'on voit bien que cette fuite en avant entraine notre planète à sa perte (voir juste après).

  • que vous regardiez d'autres pistes que cette course à la « croissance » pour résoudre les problèmes d'emploi et d'environnement, comme par exemple la mal nommée « décroissance » : bretagne décroissance  http://www.decroissance.org/  http://www.casseursdepub.org/ etc etc (je dis « mal nommée » car on devrait plutôt dire qu'on vise la décroissance de certains domaines et la croissance d'autres domaines, et que surtout on ne regarde plus du tout le chiffre du PIB comme indicateur miracle, tel le messie qui nous dirait où aller pour être heureux sur Terre comme au Ciel...)

Si vous partagiez tout cela avec moi, et si nous étions très nombreux à débattre de tout cela, je pense que cela ouvrirait de belles perspectives collectives pour les années futures, et ainsi je passerais moi-même une année 2011 intellectuellement riche !!!

 

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