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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 09:29

Dans moins de 2 semaines, nous irons voter pour le premier tour de l’élection présidentielle. Cela fait environ 6 mois que la campagne électorale se déroule, plus ou moins intensément. Et pour le moment, je crois que nous avons raté deux aspects essentiels : l’environnement, et la décroissance économique forcée qui arrive…

 

Tout d’abord, nous avons à peine entendu parler de notre environnement. Tout au plus avons-nous eu quelques discussions sur la filière nucléaire, et cela s’est arrêté net lorsque le PS et EELV ont conclu un « accord » post-électoral.

Pourtant, l’environnement, c’est un sujet majeur, parce qu’il conditionne tout le reste. 

  • On pourrait parler de l’eau, qui nous pose deux problèmes majeurs : 1- elle manque déjà en ce printemps, et aucune mesure forte n’est prise pour l’économiser. 2- sa qualité laisse largement à désirer, à cause des pollutions variées. L’eau, c’est juste un élément indispensable à notre vie… bah, un détail ! Que fera-t-on d’une belle croissance économique quand il faudra choisir qui parmi nous sera privé d’eau potable ? Ou quand on aura des guerres pour l’accès à l’eau ?
  • On pourrait parler du réchauffement climatique -le manque de pluie est peut-être bien lié à ce réchauffement, d’ailleurs-, qui menace des millions de gens dans le monde, directement ou indirectement. Que fera-t-on de notre pseudo croissance économique quand il y aura des mouvements colossaux de population ? Ou quand il y aura des famines gigantesques ? Ou quand il y aura des incendies monstres dans les quelques forêts qui nous restent ?
  • On pourrait parler aussi de l’épuisement des ressources naturelles, et surtout de notre impréparation à y faire face : par exemple, a-t-on des solutions pour remplacer le pétrole et le gaz ? Toujours pas. On a bien des pistes pour produire de l’électricité, mais le total des pistes ne permettra pas avant longtemps de remplacer les énergies fossiles. Ceux qui brandissent le nucléaire comme solutions ne parlent pas de la gestion des déchets, et oublient surtout de dire que les réserves d’uranium exploitable sont dérisoires (100 ans à tout casser, et encore si on ne construit pas trop de centrales nucléaires !). Au sujet des transports, pour le coup, c’est encore pire ! Aucune solution pour remplacer le pétrole… Les chantres de la voiture électrique oublient qu’il faut produire de l’électricité (voir plus haut !), et qu’il faut des batteries. Ces batteries sont polluantes, mais surtout ont besoin de lithium pour être fabriquées. Et les réserves mondiales de lithium ne suffiraient pas à fournir assez de voitures aux seuls Français. Alors pour la planète entière, n’évoquons même pas ce sujet comme une solution potentielle… Quant à ceux qui évoquent les « biocarburants » -qui n’ont rien de bio, je préfère dire « agrocarburants »-, ils oublient la concurrence entre alimentation et carburants pour l’usage des terres agricoles. C’est tout de même un peu gênant de priver des gens de nourriture pour pouvoir aller en week-end à la plage, ou pour se faire livrer une console de jeux par transporteur…
  • On pourrait parler aussi de la qualité de l’air, de la qualité des aliments, des maladies liées aux pollutions diverses, etc…

Tous ces sujets, et de nombreux autres, considérés comme importants il y a 5 ans, ont été au centre des deux « Grenelle de l’Environnement », lesquels ont été bien vite détricotés pour cause de « priorités budgétaires » ou plus vraisemblablement pour ne pas froisser un électorat égoïste de droite.

 

Aujourd’hui, dans la campagne électorale, ces sujets comptent peu car ils sont considérés comme secondaires par rapport à « la crise économique » et à ses conséquences sociales. Je ne veux pas minimiser ces sujets, bien au contraire. Car selon moi, la crise économique est intimement lié aux ressources naturelles, et ne sera pas résolue tant qu’on n’aura pas de solutions écologiques.

Je m’explique, en illustrant avec la ressource naturelle qui va poser problème très bientôt: le pétrole. Le problème du pétrole, ce n’est pas pour le moment la question de son épuisement. On ne sait pas vraiment quand il n’y en aura plus. Le vrai problème commencera au moment ou la demande (de consommation, mondiale) sera supérieure à l’offre (la production, mondiale). C’est ce qu’on appelle le peak oil. A cet instant, le prix du baril va monter. Et il ne montera pas qu’un peu, il montera beaucoup ! Car bien sûr, dans un monde de finance dérégulée, la spéculation a de beaux jours devant elle. Le plus gros problème sera alors la spéculation sur le cours du pétrole, qui fera monter les prix de façon spectaculaire pour les utilisateurs finaux. Et ce pétrole, il sert pour l’électricité, le transport, l’agriculture, la chimie, les plastiques, la pharmacie, etc etc… Au-delà du prix des transports, nous verrons monter les prix de nombreux produits de la vie courante, et surtout les prix des aliments, puisque l’agriculture utilise énormément les intrants issus du pétrole, ainsi que des transports. Rappelons-nous qu’en 2008, lorsqu’une spéculation sur le pétrole avait fait monter le cours du baril, nous avions vu aussi les cours du blé et du riz monter, et il y avait eu des émeutes de la faim dans plusieurs pays.

Nous aurons l’air malin quand ce peak oil arrivera… déjà qu’aujourd’hui, 13% des ménages français ont du mal à payer leurs factures énergétiques (situation de précarité énergétique), et que des millions de gens ne passeraient pas l’hiver sans les Restos du Cœur. Quand ce peak oil arrivera, combien de gens n’arriveront plus à se nourrir ? Elle sera belle, la cinquième puissance mondiale, avec des émeutes de la faim et des pillages pour survivre.

Vous me direz « mais Dany, ton peak oil là, c’est pour quand ? Parce que si c’est dans 40 ou 50 ans, bah on a le temps ! » Et bien, selon une agence gouvernementale américaine, et selon le ministère australien de l’énergie (pas selon des écolos), c’est prévu entre 2012 et 2015… Alors ? A-t-on du temps pour y réfléchir ? A-t-on le temps de s’en foutre ? Il ne s’agit pas d’un sujet écolo, il s’agit d’une question urgente, économique et sociale, de survie collective.

 

Alors, pour cette élection présidentielle, je pense qu’on ne devrait pas se demander comment retrouver le chemin de la croissance. Car avec une énergie chère, on n’aura plus de croissance économique. C’est le principal raté de cette campagne : on aura une décroissance forcée. Pour moi c’est évident. La question est de savoir si on subit une décroissance violente, ou si on la gère pour raisonner autrement et éviter de sombrer dans la barbarie. La gérer autrement, c’est par exemple :

  • Un plan de transition énergétique massif pour moins utiliser les énergies fossiles (uranium compris), afin de limiter l’impact de leur montée des prix (je ne parle même pas de limiter les gaz à effets de serre…). Ce plan comprend le recours aux énergies renouvelables, mais surtout un vaste programme d’économies d’énergies, puisqu’il est logique de moins consommer avant de chercher à produire quelque chose de difficile et coûteux.
  • Un plan de gestion intelligente et économique de l’eau, avec mesures drastiques pour sauvegarder sa qualité et ses quantités.
  • Un plan de transition alimentaire massif, pour que notre agriculture soit moins dépendante du pétrole, à la fois pour la production et pour le transport. Une transition vers l’agriculture biologique et la consommation locale, donc.
  • Le partage du travail, qui sera forcément moindre (au total) puisqu’il y aura une décroissance économique. Ce partage, autrement dénommé réduction du temps de travail, permettra à chacun d’en avoir un (au lieu que certains bossent comme des cinglés pendant que d’autres sont interdits de travail et sont pointés du doigt comme s’ils étaient des profiteurs…), et permettra à chacun d’avoir du temps libre pour faire un tas de choses épanouissantes… sachant que si les transitions énergétiques et alimentaires sont réussies, ce travail à temps réduit permettra tout de même d’en vivre correctement.

On pourrait imaginer un tas d’autres mesures, d’autres thèmes. Je m’arrête là pour aujourd’hui, car rien qu’avec les 4 points que j’ai écrits, le choix parmi les 10 candidats est arrêté. Seule Eva Joly propose ces mesures, qui vont dans l’unique voie qui me paraisse viable.

Tous les autres candidats sont dans la recherche de la croissance, dans le productivisme effréné, et ne font qu’appuyer sur l’accélérateur du véhicule qui fonce vers le mur. Evidemment, je ne mets pas les 9 autres dans le même panier. Jean-Luc Mélenchon serait le meilleur choix sans Eva Joly, et François Hollande est largement « moins  pire » que ses principaux adversaires de droite (et du faux centre qui est à droite). Je ne me tromperai pas au deuxième tour, évidemment. Mais tout de même, Mélenchon et Hollande, et leurs partis respectifs, n’ont pas pris la mesure des graves enjeux qui nous menacent.

Vous êtes peut-être en train de vous dire « bah d’façon, vu qu’il y a déjà un accord entre le PS et EELV, autant voter Hollande directement, puisque c’est plié ». C’est vrai que la direction d’EELV a fait un vrai croche-patte à sa candidate, avec cet accord. Mais avez-vous entendu parler des enjeux que j’évoquais auparavant, dans cet accord ? Trouvez-vous que Hollande tienne compte de la gestion de la décroissance forcée ? Je ne trouve pas… cet accord est loin du compte, et il faut peser pour que les choses bougent…

Vous êtes peut-être aussi en train de vous dire « ouais mais bon, Eva Joly, elle ne percute pas, elle est inaudible, elle n’emballe pas les foules, etc. Elle n’est qu’à 2%, alors à quoi bon ? ». C’est vrai, vous avez raison. Elle n’a pas le charisme des ténors de cette campagne. Elle n’est pas une bonne communicante. Elle n’a pas une diction aisée et fluide. Mélenchon est un des meilleurs pour cela, incontestablement. Mais pour notre avenir, on fait quoi ? On s’en tient à la forme, ou au fond ? Moi je choisis le fond. Pour ce premier tour d’élection, moi je ne voterai pas pour une personnalité charismatique, je ne voterai pas pour me défouler, mais je voterai pour un programme politique qui répond aux enjeux. Et, chers amis, j’espère que vous aussi vous ferez de même.


Le 22 avril, votez Eva Joly !

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 15:45

C’est la période des vœux et des résolutions…  je pourrais, assez traditionnellement, souhaiter à tous une bonne et heureuse année, une bonne santé, de l’amour, du bonheur, et tout et tout. Et puis vous dire que je vais faire du sport, être gentil tout plein, me raser tous les jours, etc. Comme d’habitude, je ne fais pas vraiment cela !

Charité bien ordonnée commence par soi-même, alors je commence par les résolutions : … bof ! Des résolutions que je ne tiendrai sans doute pas, alors à quoi bon ? Mais je peux quand même dire ce que je compte bien réaliser cette année. Par exemple, avoir mon diplôme de Technicien Energie-Bâtiment me paraît réaliste et plausible ! Et, plus difficile, monter ma petite boite pour vivre par moi-même et pour ma petite famille, voilà mon vrai défi de 2012… on en reparle dans pile un an !! Enfin, je soutiendrai de toutes mes forces ma chère et tendre dans sa propre reconversion professionnelle, car je crois en ses capacités et je l’aime. ;-o

Bon, maintenant, les vœux… Ce que je souhaite pour tout le monde cette année, c’est d’abord d’être co-hé-rent. C’est, à mon avis, ce qui manque le plus à nos responsables politiques. Et comme ils ont une influence énorme sur notre vie, c’est pour eux que je souhaite cela en premier lieu. Etre cohérent, c’est le contraire de plein de discours et de comportements actuels, comme par exemple :

-  Prétendre vouloir réduire les émissions de gaz à effet de serre et en même temps, au nom du développement économique :

o Construire un nouvel aéroport à Notre-Dame-De-La-Lande, et se réjouir de l’augmentation incessante du trafic aérien (moyen de transport le plus polluant par passager)

oFaciliter la circulation automobile en construisant toujours plus de routes et autoroutes (moyen de transport le plus polluant globalement)

oInstaurer une taxe carbone et mettre tellement d’exception qu’on la vide de son sens et qu’on la rend inapplicable et inappliquée

oInciter et se réjouir d’exportations croissantes, avec ce que ça comporte de transports.

oFaciliter les transits mondiaux de denrées et objets de consommations, alors qu’on pourrait les produire et les consommer localement

oLaisser le réseau ferroviaire tomber en décrépitude, et notamment laisser tomber la filière fret.

oInciter à construire des maisons plus économes en énergie, et les éloigner des lieux de travail sans solution de transport collectif économe.

- Sur ce sujet également, pour tout un chacun : être super fier de réduire ses trajets en voiture de quelques kilomètres (par exemple en allant chercher le pain sur le trajet du boulot), et en même temps aller en vacances toujours plus loin, ou plusieurs fois par an, ou pire en avion !

- Prétendre vouloir mieux réutiliser, économiser, recycler les matières premières (ou secondaires), et en même temps, au nom de l’emploi industriel :

oInciter à envoyer à la casse des voitures en bon état de fonctionnement, pour fabriquer et vendre toujours plus de véhicules neufs

oLaisser les industriels fabriquer des objets peu fiables, jetables, sans recyclage, avec des durées de vie toujours plus courtes, pour que nous consommions toujours plus

oInciter à consommer et jeter toujours plus d’objets, futiles pour la plupart, polluants pour nos esprits et nos ressources naturelles

- Prétendre vouloir renforcer notre indépendance énergétique, et prétendre veiller à l’équilibre entre offre et demande, et en même temps :

oNe pas réduire fortement nos consommations, notamment de chauffage, alors qu’on sait comment faire pour mieux isoler les bâtiments et logements, et qu’il y a environ 4 millions de personnes qui ne demandent qu’à travailler

oPréférer construire plus de centrales (notamment nucléaires), au lieu d’investir dans la réduction des consommations

oSe réjouir d’une réduction de consommation de quelques dixièmes de pourcent d’une télévision, alors que le nombre d’appareils installés ne cesse d’augmenter et que leur consommation d’ensemble augmente continuellement

oInciter à ce qu’un logement neuf consomme moins de 50kWh/m².an et laisser le nombre et la surface des logements augmenter énormément (exemple : une maison raisonnable de 100m², avec 90kWh/m².an, consomme moins qu’une maison dite BBC, à 50kWh/m².an, de 200m²). Et je vous passe les détails sur le calcul prévisionnel des consommations, selon la réglementation thermique, car « y’aurait à dire » !

oSe réjouir de la moindre consommation des éclairages, et annuler ces gains par l’organisation de concours de décorations de Noël lumineuses, et par l’éclairage de plein de monuments et de rues peu fréquentées la nuit, ce qui augmente sans cesse la consommation due à l’éclairage nocturne

- Prétendre vouloir préserver ou rétablir nos ressources en eau, et en même temps (avec une justification différente selon chaque cas) :

o Se réjouir d’une augmentation de population de plusieurs pourcents par an (et oui, les gens ça consomme de l’eau, plusieurs centaines de litres par jour chacun…)

o  Se réjouir de l’augmentation de la fréquentation touristique de zones sous tension hydrique (un touriste, ça consomme encore plus d’eau qu’un habitant !)

o Laisser se construire les piscines individuelles par milliers chaque année (10 à 50m3 d’eau par an et par piscine), et attendre qu’elles soient toutes remplies pour prendre un arrêté préfectoral interdisant leur remplissage !

o  Fleurir toutes nos villes et nos jardins avec des espèces inadaptées aux conditions climatiques locales, et les arroser abondamment en plein été (et même, contourner les arrêtés de restriction en arrosant avant une certaine heure le matin, et en être fier dans le journal communal !!!)

o   Organiser des concours de maisons fleuries très consommateurs d’eau, d’engrais, de pesticides.

o   Ne pas vouloir appliquer un tarif à la fois social et incitatif de l’eau potable : pas cher (voire gratuit !) pour les premiers m3, ceux qui sont indispensables. Moyennement cher pour les m3 de confort, et très cher pour les m3 de luxe. (NB : on pourrait faire la même chose pour l’énergie)

oVouloir à tout prix maintenir ou développer une agriculture très intensive, productrice de viande, et exportatrice, alors qu’on mange trop de viande (l’excès de viande rouge et/ou grasse étant mauvais pour notre santé), et alors que cette production consomme beaucoup d’eau, et pollue malgré les efforts individuels des éleveurs. (NB : chaque éleveur étant pris à la gorge par ses emprunts, il ne peut changer cet état de fait, et ne peut que demander à continuer voire intensifier sa production pour survivre. Ce n’est pas lui le responsable de ce problème… par ailleurs, on ne peut pas non plus accepter de solution qui laisse les éleveurs exangues…)

- Enfin, la contradiction globale qui est tellement flagrante : comment peut-on prétendre vouloir réduire significativement notre impact sur les ressources naturelles, tout en recherchant à tout prix la croissance économique ? Cette contradiction majeure vient sans doute des croyances qu’on nous a inculquées depuis longtemps : notamment celle qui dit que pour résoudre le chômage et les problèmes monétaires de type « crise » et « dette », il n’y a que la croissance comme solution. Mais pourquoi ne pourrait-on pas faire autrement ? (rappel : le système monétaire, le système économique, sont des créations humaines, artificielles. On peut donc les changer. Par contre les ressources naturelles ne sont pas de notre fait, et on ne peut pas recréer celles qui sont épuisées…)

Bref, mon vœu pour cette année électorale majeure, c’est que grâce à des discours cohérents, on ait un vrai débat politique de fond sur des choix de société clairs. Mais bon… je sens bien que mon vœu ne sera pas exaucé. Les candidats qui sont cohérents, sont très bas dans les sondages. Je ne sais pas pourquoi, nos concitoyens qualifient de « radicaux » ceux qui parlent clairement, et ont peur de cette radicalité. Ils préfèrent soit les incohérents embobineurs (comme par exemple ceux qui roulent pour les fortunés en se cachant à peine derrière un discours populiste), soit les incohérents mous (comme par exemple ceux qui sont sans doute sincèrement de gauche, mais qui ne veulent tellement pas choquer qu’ils surfent de contradiction en incohérence sans jamais rougir). Entre les deux je choisirai quand même le moins pire, car il y a tout de même des différences importantes pour notre vie future. Mais je serai forcément déçu si les choses ne changent pas plus… radicalement !

Bonne année quand même !

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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 15:29

Ras le bol de cette droite qui utilise tous les prétextes possibles pour casser tous les filets de sécurité sociale. En 2007, elle nous dit qu’il faut doper la croissance, qu’il ne faut plus brider les riches et les laisser disposer de leur argent « dûment gagné ». (encore faudrait-il prouver que les riches ont gagné leur argent juste en travaillant… et pour ceux qui ont vraiment travaillé, on pourrait débattre du juste niveau de rémunération… m’enfin bon) . Et donc on baisse leurs impôts. A un point tel que ces riches payent nettement moins d’impôts (en % de leurs revenus) que l’immense majorité des gens. Et ensuite, vu que l’Etat a moins de recettes, la dette s’accroit.

Et on commence à dire qu’on ne peut pas laisser la dette grossir, qu’il faut dépenser moins… et là, dans quelles dépenses on taille ? Dans l’emploi direct à travers les fonctionnaires de toutes catégories dont un retraité sur deux n’est pas remplacé. Et peu importe le travail effectué par ces fonctionnaires, notre droite idéologue fait passer un message étrange : il y aurait des vrais travailleurs qui créent de la richesse , et les faux travailleurs  - les fonctionnaires-, qui ne feraient que prendre l’argent des vrais travailleurs, comme si les fonctionnaires ne travaillaient pas vraiment. C’est évidemment débile de raisonner comme cela, mais la droite le fait sans complexe, et certains médias relaient gaiement. Donc, moins de fonctionnaires. Du coup, moins de services publics… (moins d’éducation, moins de justice, moins de santé publique, moins de culture, moins de services postaux, moins de tout…) Par ailleurs, comme à chaque législature de droite, on zigouille un peu plus les retraites. Comme la droite a réussi à coloniser les esprits au sein du PS et de certains syndicats (CFDT notamment), et bien le débat n’a même pas été approfondi… hop, on casse !

Et puis, les grands banquiers et spéculateurs s’aperçoivent qu’ils peuvent se faire un peu plus de fric en montant les taux d’intérêt des prêts d’Etat. Alors ils fondent sur ceux qui sont le plus endettés (Grèce, Espagne, Italie, …), et crient au loup (au risque de défaut de paiement). Du coup les taux montent. Et comme ces banquiers savent que de toute façon les autres pays de la zone Euro ne laisseront pas tomber l’un des leurs, aucun risque de défaut de paiement ! Donc l’argent rentre… mais du coup les Etats ont encore dépensé pour aider l’un des leurs, et ils doivent encore promettre de la rigueur budgétaire et du désendettement. Alors comment font-ils ? Vont-ils augmenter les recettes en prélevant l’impôt ? Oh bin non alors ! Puisqu’ils sont de droite, ils vont encore taper sur la gueule des plus pauvres, qui sont de plus en plus nombreux : et hop, on tape encore sur les fonctionnaires, sur la santé (taxe sur les mutuelles, sur les indemnités journalières d’arrêt maladie), sur les retraites prochainement, sur la consommation du plus grand nombre (hausse de TVA en cours de réflexion), et même sur l’aide alimentaire d’urgence de l’Union Européenne. Aucun scrupule…  alors évidemment, pour faire passer la pilule, on crée des diversions et on instaure une taxe de 1 ou 2 euros sur les nuits d’hôtel de plus de 200 euros… ah oui ça ça va être efficace ! Ou une taxe exceptionnelle sur les revenus élevés (ce qui paraît bien au premier abord, mais pourquoi cette taxe n’est-elle que temporaire ? Pourquoi est-elle si faible qu’elle ne rapportera qu’une goutte d’eau comparée aux besoins ? Pourquoi ne touchera-t-elle que très peu les gens concernés ? (1 à 3% de ce qui dépasse les 750 000 euros pour une famille de 4 !!!))

Tiens, par endroit ça râle, il y a des mouvements qu’on appelle « indignés ».  Bah, on leur enverra la police. Parce que malgré les problèmes budgétaires, on arrive à maintenir une police anti-émeute en forme, et on arrive à construire des prisons (+ 30 000 places prévues en France, soit +30% !). Jules Ferry disait « construisez des écoles, et vous fermerez des prisons »… on fait quoi nous en ce moment ? Exactement l’inverse… Jules, qui n’était pourtant pas très à gauche, doit se retourner dans sa tombe… tout cela laisse songeur sur l’évolution de notre République…

Alors, comme espoir nous pensons avoir les présidentielles de 2012… sauf que premièrement le candidat du PS me paraît bien à droite… malgré son laïus sur la fiscalité à reprendre, il veut séduire les banquiers et il nous dit qu’il faut de la rigueur budgétaire et qu’on devra en baver. Par ailleurs si je ne m’abuse il ne propose aucune mesure forte pour améliorer le sort du plus grand nombre. Les incantations sur le « pacte entre les générations » ne font pas des emplois ni des revenus décents… Heureusement qu’on n’a pas le candidat pressenti il y a un an, car on parlerait plus de ses frasques que d’autre chose. On n’a pas besoin d’imiter Berlusconi, je n’ai pas envie d’avoir honte du comportement de celui qui représentera le pays tout entier… On a bien d’autres candidats de gauche, mais entre le grand soir (sans nous dire comment on fait le lendemain matin) et la démagogie de certains, on ne va pas loin. Il reste bien Eva Joly, dont les idées me plaisent beaucoup, mais il paraît que son camp négocie déjà les sièges avec le PS avant même d’avoir eu des débats de fond en public… Et deuxièmement, qui que soit le président soit disant « de gauche » en 2012, il faudra qu’il compose avec les 16 autres chefs d’Etat de la zone Euro, qui n’ont que des raisonnements de droite.

Alors comment va-t-on s’en sortir ? Bin je n’ai pas trop d’espoir… Ceux qui sont bien nés et qui ont du pognon d’avance peuvent continuer à être rentiers sans travailler (ou en faisant semblant), et les autres n’ont qu’à bosser pour eux et se taire. La droite maintient bien cet état de fait, aidée par une autre droite qui se fait appeler « la gauche » et qui a oublié l’idéal socialiste… et l’Histoire continue…

Où est la gauche qui devrait arrêter de courir après la sacro-sainte croissante ? Celle qui nous parlerait de qualité de vie, de santé, de bien-être, de temps libre, d’épanouissement... Celle qui chercherait à partager les richesses (et pas seulement les richesses monétaires…) au lieu de vouloir les augmenter tout le temps pour les mêmes. Celle qui nous expliquerait que la monnaie est une création de l’Humanité ; que premièrement ce n’est pas une fin en soi, qu’on peut faire plein de choses sans ; et que deuxièmement s’il y a besoin d’en créer on peut le faire comme on veut !

Où est la gauche qui nous parlerait des bienfaits de la gratuité au lieu de vouloir tout monétiser, y compris le temps, la santé, l’environnement... La gratuité la plus étendue possible, ça ça serait une idée forte pour 2012…

 

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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 14:32

 

Des fois, on se croit en démocratie. C'est ce qu'on a appris à l'école. Presque tous les ans, on a même des élections pour nous le rappeler. Mais en fait, quelque soit les gens pour qui l'on vote, ils n'ont pas énormément de marges de manœuvres pour leurs politiques! Car ils doivent en premier lieu « rassurer les marchés ». Sans quoi, point de salut! Impossible d'emprunter un peu d'argent sans une bonne note des « agences de notation ». Ce sont elles qui dirigent le monde entier, en réalité. Si elles froncent les sourcils, nos gouvernements sont étranglés, nos bourses dévissent, et quelques semaines plus tard, nous tous pauvres citoyens somment piégés par des plans de rigueur qui cassent nos services publics (hôpitaux, écoles, logement, etc.), massacrent nos solidarités (assurances chômage, maladie, allocations familiales, etc.), et nous interdisent tout choix politique de faire quoi que ce soit d'innovant (à tout niveau: municipal, intercommunal, départemental, régional, étatique. Le marché avant tout, le plus libre possible, sinon attention pan pan!). Au bout du bout, ce sont des gens qui n'ont plus de quoi vivre, et qui sont bien dans la merde! Désolé du vocabulaire, mais il n'y a pas d'autre mot.

Je vous laisse lire les explications et analyses des économistes attérés (www.atterres.org) ou d'attac (http://www.france.attac.org/). Evidemment ils disent les choses bien mieux que je ne pourrai le faire. J'en retiens que nous pourrions être, tout de même, en démocratie, si nos responsables politiques prenaient justement leurs... responsabilités! Notamment s'ils empêchaient les agences de notation et les traders de décider de tout. Et surtout, s'ils évitaient de créer volontairement des dettes pour mieux nous faire avaler des plans de rigueur. Et donc, pour ne pas créer ces dettes, il n'y a pas que le volet « dépenses » à maîtriser, il y aussi le volet « recettes »: ils devraient prendre l'argent là où il est (ça paraît démago de dire ça comme ça, mais ça semble réaliste!), c'est-à-dire qu'ils devraient tout simplement rendre l'impôt plus progressif et taxer ceux qui gagnent beaucoup d'argent. Sur ce sujet, je vous renvoie sur ce site: http://www.revolution-fiscale.fr/

Au sujet de la dette des Etats, je me pose plein de questions... notamment: pourquoi les Etats ne créent-ils pas de la monnaie pour se financer eux-mêmes? En fait, si j'ai bien compris (je n'en suis pas sûr, de ça ni de ce que je vais dire ensuite, mais bon j'ai le droit de réfléchir quand même!), il y a quelques dizaines d'années les Etats n'étaient pas endettés parce qu'ils faisaient marcher la planche à billets pour se financer. Mais apparemment cela créait des problèmes de déséquilibre entre les monnaies, et d'inflation ou de déflation, notamment parce qu'il y avait un excès de monnaie par rapport à la quantité de travail réel effectué (travail réel = richesse réelle créée). Et donc, la planche à billets aurait été freinée pour éviter ces déséquilibres et inflations/déflations. Et c'est là qu'auraient été créés ces mécanismes de prêts aux Etats par les banques privées, qui elles-même se prêtent entre elles, et qui se font prêter au final soit par les épargnants privés soit par les banques centrales. Aujourd'hui, tout cela se met à merder... des rumeurs font des secousses réelles, des « notes » font du chômage et de la misère. Alors pourquoi ne pourrait-on pas changer ce système? Pourquoi ne pourrait-on pas revenir (un peu au moins) à la planche à billets? Je vois plein de chômeurs qui ne demandent qu'à travailler. Je vois en même temps plein de besoins non satisfaits dans les services publics (ou assimilés). Et je vois des gouvernements et collectivités territoriales qui ne peuvent pas financer ces emplois. La machine est grippée. Par exemple, il y a des ouvriers du BTP au chômage, en même temps que des chantiers routiers ou immmobiliers arrêtés ou ralentis, et des engins de chantier en rade chez les commissaires priseurs (vente aux enchères suite à faillites d'entreprises). Quel gâchis! Tout est là pour avancer, mais on ne peut pas car soit-disant « on n'a pas d'argent ». Mais l'argent c'est une chose artificielle, créée par nous les Hommes, pour pouvoir échanger des biens et des services. C'est l'huile dans les rouages pour que ça tourne. Et en ce moment on ne manque pas de rouages, on manque d'huile. Alors pourquoi n'arrivons nous pas à nous prendre en main pour que nous puissions tous travailler? Frappons la monnaie, créons ces emplois, et allons-y! Il ne s'agit pas d'emplois fictifs, il s'agit de travail réel qui est nécessaire. Au passage, on enverrait un missile dans la tronche des « agences de notation » qui leur clouerait le bec, et on réinstaurerait un peu de démocratie, car à la prochaine élection, on débattrait de la quantité et de la nature de ces emplois à créer, et de quels « chantiers » on lancerait.

A ce point de la lecture (si vous avez lu jusque là!), vous vous dites peut-être que je délire parce que « on ne peut pas faire comme ça ». Mais pourquoi donc? Ce qui est fait ou pas fait aujourd'hui, qui l'a décidé? Et pourquoi? Avec quelle légitimité?

Pourquoi ne pourrait-on pas faire autrement?

 

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 15:40

J'ai lu cette semaine le "manifeste d'économistes atterrés", que vous pouvez trouver ici: http://atterres.org/
Il rassemble 10 fausses évidences, dont certaines que je sentais mais sans pouvoir les exprimer simplement ni pédagogiquement.

A lire absolument!

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 17:10
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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 17:09
Le débat sur "l'dentité nationale" lancé cette semaine par le ministère de l'immigration est tout de même énorme! Enorme, dans le sens où la manoeuvre de diversion est trop grosse... évidemment, que ce débat est lancé à des fins électorales, pour les élections régionales de 2010. Evidemment qu'il a pour but de ramasser les voix puantes de la xénophobie. Mais, ce qui paraît moins évident, c'est que la diversion est encore plus belle que ça: elle permet de moins parler du vote du budget de l'Etat et de la sécurité sociale! Des choix de recettes, ou de non recettes, comme ce foutu bouclier fiscal; des choix de dépenses, ou de non dépenses, qu'on fera payer par les p'tites gens qui n'ont qu'à bosser plus pour gagner plus. Bosser où ça déjà? ah bin oui, c'est la crise. D'ailleurs, la crise... on n'en parle plus beaucoup, justement. Comment relance-t-on l'industrie? pfffffuit! Autre sujet éludé: la préparation du sommet de Copenhage, qui est tellement important pour l'avenir de la planète.
J'ai du mal à comprendre pourquoi les médias foncent tête baissée dans ce piège grossier... on parle beaucoup de notre "identité" à laquelle on ne changera rien de toute façon, et on parle peu de nos emplois, de notre avenir climatique, de nos choix budgétaires. Admettons... enfin non, je n'admets pas! On fait quand même n'importe quoi!
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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 15:39
Je suis salarié de Thomson, et je me retrouve dans une tourmente extrèmement désagréable. Je ne refais pas l'historique depuis l'annonce terrible du 29 janvier 2009 (utilisez votre moteur de recherche préféré, ou bien http://www.cfdt-thomson.com/site/). Je voudrais aujourd'hui attirer votre attention sur cet article du Figaro.
Avez-vous repéré cette petite phrase: "Dans certains cas, ils ont même financièrement intérêt à ce que la société dépose le bilan" ? Eh oui, la sophistication financière a produit un de ses monstres ravageurs, qui mange son propre enfant. La finance est censée être là pour aider l'économie à tourner, et voici un exemple de cas concret où la finance préfère bouffer une entreprise plutôt que de la faire survivre. Mais comment a-t-on pu laisser faire ça ouvertement? Car ce n'est pas quelque chose de sournois: c'est un mécanisme très transparent, qui fait que le créancier a intérêt à laisser couler une boite plutôt que de la faire continuer.
Quand on lit ça dans un magazine économique ou un journal, on trouve ça dégueulasse, mais ça nous passe un peu au dessus. Quand il s'agit de sa propre boite, de son emploi, et du seul moyen qu'on a de nourrir ses enfants, c'est autre chose...


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14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 13:39

Avec les universités d'été des partis politiques, les états majors s'activent. Ils préparent les élections régionales de l'année prochaine. Certains préparent sans doute aussi la présidentielle de 2012. Ca se voit, pas besoin d'être « politologue » pour ça!

Ce qui m'intrigue, c'est de voir avec quel empressement les dirigeants des partis essaient de se rapprocher, de nouer des alliances. Tel avec le Modem, tel autre avec les Verts, etc. On peut multiplier sans fin les alliances possibles. Mais à chaque fois, on n'entend pas parler du fond, des idées, du projet de société. Je sais que je viens de dire un gros mot... je suis sans doute encore naïf, mais dans mon esprit, avant de faire alliance avec quelqu'un qui pense différemment de moi, j'essaie d'être au clair sur mon propre projet. Je construit mon programme, mon projet, mon argumentaire. Je me mets d'accord avec moi-même! Ensuite, je vois si je suis en mesure de le porter (aux élections) et de le mettre en œuvre (au pouvoir). Si je n'y parviens pas (parce que les électeurs ne me font pas assez confiance, parce que les forces politiques sont divisées), je peux éventuellement envisager de faire des compromis, pour m'allier à d'autres qui ont des projets proches (ou tout au moins, qui n'ont pas des idées fondamentalement contraires aux miennes). Pour cela il faut que je connaisse les idées des autres. Ces alliances et compromis auraient pour but de porter au moins une partie de mon projet, et d'éviter que ce soit quelque chose de pire qui soit appliqué par d'autres, alors au pouvoir.

Ce que je viens d'expliquer, c'est ma vision du compromis, que j'applique quasi-quotidiennement dans le syndicalisme. Les compromis et les alliances ne sont pas des renoncements à mes idées, mais simplement des façons d'avancer pas-à-pas, ou tout au moins des façons de ne pas trop reculer! Mais ce que je vois à l'œuvre en ce moment au niveau des partis politiques ne ressemble pas du tout à cela: les projets politiques, les visions de société, ne sont même pas à l'ordre du jour! Ce sont uniquement des alliances tactiques, pour essayer d'avoir des fauteuils.

Et les citoyens dans tout cela? Croyez-vous qu'ils vont se laisser berner par ce cinéma? Comment leur expliquerez-vous qu'il suffit de faire une photo pour concilier les libéraux du Modem avec les anti-capitalistes du Parti Communiste, en passant par les sans-idées du Parti Socialiste et les écologistes des Verts? Au boulot messieurs-dames, dans vos bureaux et pas devant les photographes!

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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 23:19

La BNP distribue 1 milliard d'euros à ses traders, et cela fait scandale. Qu'est ce qui dérange exactement? Que la banque ait fait des profits alors qu'elle a eu besoin de l'Etat? Qu'elle ait fait des profits sur le dos de ceux qui ont eu besoin de crédits? Ou qu'elle donne de l'argent à ceux par qui la crise est arrivée, c'est à dire les spéculateurs de premier ordre? Un peu de tout cela sans doute. Ce qui me choque surtout, moi, c'est que l'Etat -le gouvernement- n'ait pas mis plus de conditions à l'octroi d'argent public. Notamment sur la prise de décisions et sur la politique de rémunérations de l'entreprise. Ensuite, ce qui me choque -et qui dépasse largement la BNP et les banques-, c'est qu'on admette des niveaux de rémunérations incroyables, sans rapport avec les compétences ni les responsabilités, et totalement inconsidérées par rapport à tous ceux qui créent réellement de la richesse, c'est-à-dire les travailleurs lambda (grosso modo 95% des actifs!). Il existe pourtant un moyen simple pour limiter les écarts de rémunération sans non plus être dans une économie administrée: il suffirait d'avoir une tranche d'impôt sur le revenu qui prélève 90% de ce qui dépasse un certain nombre de fois le smic (par exemple 10 fois le smic). Ainsi, ceux qui gagneraient énormément seraient forcés de mettre presque tout dans le pot commun national (pour les écoles, la justice, l'hôpital etc...). Et si nos dirigeants économiques veulent profiter de gros revenus, qu'ils fassent en sorte d'élever les plus bas salaires! Qu'on ne me dise pas que nos élites vont partir aux Etats-Unis: Obama a fixé un salaire maximum dans les entreprises aidées par le gouvernement fédéral! Évidemment, c'est à contresens de la politique fiscale sarkozyste: le bouclier fiscal est exactement l'inverse...

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