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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 21:59

Je suis loin d'avoir l'ampleur politique de Zola, mais ça ne fait rien... j'accuse quand même!

 

J'accuse le capitalisme de vouloir toujours plus pour ceux qui possèdent déjà beaucoup, et d'exploiter sans fin ceux qui ne possèdent « que leur force de travail ». L'analyse de Karl Marx est malheureusement toujours d'actualité. Toujours plus de profit, créé par ceux qui travaillent, pour ceux qui possèdent. Ceux qui possèdent ne travaillent pas forcément, ou ils travaillent mais n'ont pas plus de talent que d'autres... leur seul « mérite », c'est d'être bien né, ou d'avoir par chance accumulé assez vite assez de monnaie, pour pouvoir exploiter (faire travailler à leur profit) d'autres personnes. Et plus les capitalistes gagnent d'argent, plus il leur en faut. L'argent n'est pas utilisé pour faire vivre des gens, mais seulement pour faire du profit! Seuls comptent les rendements financiers, l'humain ne compte pas. Il n'est qu'un moyen de gagner toujours plus. La Révolution Française a aboli les privilèges des nobles, mais cette Révolution n'est pas terminée: les privilèges des possédants et des bien-nés ne sont toujours pas abolis.

 

J'accuse la concurrence sauvage et le libéralisme économique de rabaisser sans cesse les droits sociaux et environnementaux des Peuples. Par la recherche effrénée du « moins cher », les salaires doivent baisser, les droits doivent s'effacer, le temps de travail doit augmenter, l'environnement doit être sacrifié, etc etc. Ceux qui veulent résister sont balayés, se retrouvent sans emploi et sans ressources. De gré ou de force, cette concurrence et ce libéralisme économiques rabaissent tout. Sans compter toutes les aberrations créées: des tomates transportées sur des milliers de kilomètres pour être vendues là où elles auraient pu être produites (mais plus cher), des crevettes pêchées à un endroit, décortiquées 3000 kilomètres plus loin, puis revendues là où elles ont été pêchées, pour une raison de coût de main d'œuvre. Etc etc... la liste des débilités liées à cette concurrence est sans fin. Tout comme la bêtise humaine.

 

J'accuse la société de consommation de mener la Planète à l'épuisement, et de mener l'Homme à perdre la raison. En nous faisant confondre le futile et l'utile, en « créant des besoins » qui n'en sont pas vraiment, cette consommation effrénée -traduite par un indicateur monétaire, le PIB-, nous pousse à croire que le bonheur se mesure en quantité et en valeur d'objets possédés. Au point de nous pousser à dépenser ce que nous n'avons pas, grâce aux crédits bancaires (on voit où cela nous mène...) Ce faisant, nous devons produire toujours plus, et donc nous consommons toujours plus les ressources de la Planète, que nous sommes en train d'épuiser. C'est d'ailleurs devenu tellement criant que nous sommes « obligés » de consommer plus, si nous voulons avoir un emploi, puisque la consommation des uns est la production des autres, et vice-versa. Dans notre système productiviste, c'est la « croissance » du PIB qui crée de l'emploi. Cette « croissance », que nous observons comme si elle était indispensable à la vie, nous mène droit vers notre fin en tant que Civilisation. Un jour la décroissance sera forcée et brutale, parce qu'il n'y aura plus les ressources nécessaires pour vivre tous sur cette Terre finie.

 

J'accuse ces trois phénomènes -capitalisme, concurrence sauvage, société de consommation- de broyer les Hommes, de broyer la Planète, de nous mener droit dans le mur. La « crise » que nous vivons en ce moment est révélatrice, et devrait nous servir de leçon: ce « système » ne fonctionne pas, il est bien trop oscillant et désorganisé pour que l'Humanité se développe comme elle le pourrait.

 

J'accuse tous les gouvernements du monde, et la grande majorité des élites politiques, de traîtrise. En sauvegardant coûte que coûte ce système, le Monde court à sa perte. En ne cherchant que la « relance », que la « croissance », que la « hausse de la consommation », sans réfléchir à autre chose, nos prétendues élites vont relancer la même logique qui nous conduira à la même punition, si ce n'est pire...

 

J'accuse la Gauche modérée de mon pays, PS en tête; et de l'Union Européenne, sociaux-démocrates en tête; de ne pas nous proposer un autre modèle que celui-là. Que la Droite assume cette sauvagerie, ça se comprend car c'est son histoire et son mode de pensée héritées de l'Ancien Régime. Mais que la Gauche modérée, ayant tournée le dos au Communisme, se réfugie dans ce système et ne cherche même plus de « troisième voie », ça me sidère. Le débat n'est même pas ouvert... seuls des compromis mous sont proposés, comprenant quelques aménagements dénommés « régulations », mais qui ne changent rien du tout au fond du problème, lequel se résume aux trois termes cités plus hauts: capitalisme, concurrence sauvage, société de consommation. Je peux comprendre qu'on soit réduit aux compromis « mous » quand on n'a pas l'appui de la Population. Mais on pourrait au moins avoir une position de fond idéologique et ambitieuse...

 

J'accuse l'Extrême-Gauche Française et Européenne de ne pas chercher non plus à ouvrir le débat. Elles restent sur de vieux schémas dépassés, qui ont largement démontré leur incapacité à résoudre les problèmes et à proposer un avenir aux Peuples. Partout sur la planète les régimes communistes se sont soit effondrés, soit fourvoyés dans des dictatures immondes. En France, l'Extrême-Gauche cherche à provoquer le Grand Soir, mais n'annonce pas clairement ce qu'elle fera le lendemain matin... Qu'elle ne nous prenne pas pour des billes: nous ne faisons pas confiance à ceux qui avancent masqués ou qui n'ont rien à proposer.

 

J'accuse les grandes centrales syndicales, y compris la CFDT dont je fais encore partie, de refuser elles aussi ce débat. Ce serait pourtant leur rôle, car les salariés sont au cœur de la production des richesses et auraient toute légitimité à réfléchir à leur répartition et à l'organisation de la Société. Mais dans presque tous les bulletins syndicaux que je lis, ceux qui fustigent le capitalisme sont traités d'anarchistes, ceux qui fustigent la concurrence sont traités de communistes revenchards, et ceux qui fustigent la consommation effrénée sont considérés comme les traîtres des salariés, car « il faut bien produire toujours plus pour créer du travail ». Ces centrales se sont laissées prendre au piège de ce système qui les broie elles-même...

 

Enfin, j'accuse la plupart de mes concitoyens, et la plupart des médias, de ne pas réfléchir assez à tout cela. J'entends tellement de réflexions idiotes, de phrases de piliers de bar, de philosophie de café du commerce, que ça me désole. Le JT de 13h de TF1, et son audience, sont terriblement révélateurs. Peu de gens s'imaginent qu'il puisse exister autre chose que ce triptyque suicidaire... j'accuse également mes concitoyens d'être globalement idiots au point de ne pas se saisir des élections pour s'exprimer (voir l'abstention du 7 juin dernier), et de ne même pas s'apercevoir que dans ce silence idéologique assourdissant, au moins la Gauche nous malmène moins que la Droite. Les 35h, la CMU, le RMI, la fiscalité progressive et universelle, un droit du travail, etc, tout cela vient de la Gauche et pas de la Droite...

 

Ceci étant dit, il me reste un espoir... un espoir que la prise de conscience arrive, et que les « décroissants » ne soient plus traités comme des hurluberlus, que l'écologie ne soit plus un chapitre au fond d'un tract mais soit réellement le cœur d'une politique, que l'argent-roi soit détrôné et retourne servir l'Humain au lieu de l'asservir. Il est grand'temps de réfléchir à autre chose...

 

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Published by Dany - dans politique
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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 17:38
 Je ne suis pas très bavard sur mon blog ces derniers temps ! Il s’agit d’un manque de temps… un événement familial a copieusement allongé mes journées ces 3 derniers mois, et j’ai l’impression que ce n’est pas terminé ! Le manque de temps est aussi dû à une réflexion personnelle sur mon avenir professionnel. J’ai entrepris un bilan de compétences, ce qui prend du temps quand on ne le fait pas à la légère…

Pourtant j’aurais mille choses à écrire ! Tout d’abord ma déception de voir la droite remporter les élections européennes. Et donc mon désespoir de voir mes concitoyens se réveiller, alors qu’ils ont sous le nez l’effondrement annoncé du capitalisme, doublé de la catastrophe écologique qui pourrait bien nous perdre. Car la prétendue « victoire » de la liste Europe-Ecologie n’en est pas une : c’est bien l’UMP qui a gagné en France, et le PPE en Europe. Je rappelle que Europe-Ecologie n’a que 14 députés Français, et 57 européens. Autrement dit, pas assez pour peser réellement. C’est la surprise des journalistes de les voir rivaliser avec un PS moribond qui a fait ce battage médiatique, plutôt qu’une réelle victoire électorale. Et je ne parle pas de l’abstention… avant je disais « pays d’cons », maintenant je peux dire « continent d’cons » !

Ensuite, je pourrais continuer au sujet de l’environnement. Notre super gouvernement a fait deux « Grenelle » de l’environnement, et s’en souvient le soir de l’élection européenne. Mais comment se fait-il que le Grenelle 1 ne soit toujours pas passé au Parlement ? A ce rythme là, quand est-ce que les mesures s’appliqueront ? Où sont les emplois correspondants ? Car moi qui surveille un peu le « marché » de l’emploi (sic : ce foutu « marché » s’insinue partout…), je n’en vois que trop peu. Ils seraient pourtant bienvenus, en ces temps difficiles. Sans parler des projets autoroutiers qui sont contraires aux vœux pieux de ces « Grenelle »… M’enfin, la communication politicienne est plus importante aujourd’hui que la mise en œuvre réelle de politiques d’intérêt général. Puisque les citoyens-gogos avalisent cet état de fait à chaque élection, pourquoi changer ?

En parlant de problèmes d’emploi, j’ai constaté la déception des représentants syndicaux (NB : je ne dis pas « dirigeants » ni « leaders » car pour moi ils ne sont que des représentants, des secrétaires généraux, des délégués, etc. Pas des chefs ni des présidents ni des leaders ni je ne sais quoi. Je vous laisse méditer ce qu’il y a derrière le vocabulaire… ensuite vous comprendrez le désarroi des militants syndicaux de base comme moi…), j’ai constaté la déception des représentants syndicaux, disais-je, suite à la journée du samedi 13 juin. Mais s’ils vivaient comme nous, à la fois dans une entreprise et avec une famille, (autrement dit s’ils n’étaient pas des permanents syndicaux depuis 10 ou 20 ans…) ils sauraient que le samedi il y a les gamins à garder et la vie familiale à organiser pour la semaine suivante, que par ailleurs les journées d’actions sont trop espacées pour porter une véritable dynamique (j’entends parler du 7 octobre maintenant… de cette année j’espère ?), que c’est bien plus pratique de faire cela les jours de boulot, soit avec une petite grève de deux heures soit sur le temps du midi. Je me rappelle des manifs anti-CPE qui ont formidablement marché (avec le résultat attendu). C’était répété, assez proche, sur le temps du midi (à Rennes du moins). Aujourd’hui c’est trop mou… je n’ai pas d’autre mot ! Qu’on ait peur des récupérations politiques d’extrême gauche c’est une chose, mais entre la molesse actuelle et le grand soir, il y a de l’espace non ? Disons le clairement : avec ces petites manif une fois tous les mois ou tous les deux mois, on n’obtiendra rien ! On peut m’objecter le Fiso ou une meilleure indemnisation du chômage partiel, ça ne fait pas le compte ! Ils sont où les emplois de la relance ? Elles sont où les garanties de partage des richesses créées par NOTRE travail ? Ils sont où les milliards imprimés par les planches à billets des banques centrales ?

Sinon, j’aurais pu parler du prix du lait, ou des matières premières agricoles en général. Je ne ferai pas une analyse complète de la filière, avec ses travers, ses profiteurs, ses gagnants et ses perdants. Je constate simplement qu’il y a des gens qui ne peuvent pas vivre de leur travail, et ça c’est inacceptable ! Le sacro-saint marché n’a pas tous les droits. Dire qu’il y en a encore pour croire que ce p… de marché peut résoudre les problèmes. Ça ne marche pas, et ça se voit tout le temps. Dites, on parle de commerce équitable au sujet du café ou du chocolat qui viennent de l’autre bout du monde. Mais pourquoi le lait du coin ne serait-il pas soumis aux règles basiques –et légitimes- du commerce équitable ? Comme tout produit, d'ailleurs...

Comme dirait la consultante qui m'aide à faire mon bilan de compétences "parfois, quand vous êtes déçus, quand il y a une forte contradiction avec vos valeurs, vous êtes capables d'être cynique et agressif, non?". En plein dans le mille!

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17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 18:51

La monnaie, c’est ce qui permet l’échange de biens et de services. Sans cela, nous en serions au troc, comme il y a quelques millénaires. La monnaie permet de différer le troc, et d’établir une échelle de valeurs dans les biens et les services. Pour la plupart d’entre nous, une certaine quantité de monnaie est attribuée chaque mois par notre employeur, en échange de la qualité et de la quantité de travail que nous lui avons fourni. C’est notre salaire. Et cela nous permet de consommer toutes sortes de choses, des plus indispensables aux plus futiles.

Et comme absolument tout (ou presque) est monnétarisé, et que le troc n’existe plus (ou presque), il est indispensable que quelqu’un en possède pour démarrer la moindre activité. Prenons un exemple simple de plusieurs personnes arrivant dans un tout nouveau quartier. Un boulanger, un maçon, un électricien, un plombier, un boucher-charcutier, un coiffeur, un épicier, un agriculteur, etc. Au départ aucun d’entre eux n’a d’activité professionnelle, mais chacun est qualifié pour. Si aucun n’a d’argent, aucune activité ne peut démarrer (il faut forcément acheter un peu de matériel, du stock, etc). Pourtant on pourrait imaginer que le maçon construise toutes les maisons, que le plombier et l’électricien les équipent, que l’agriculteur fournisse le boulanger et le boucher-charcutier pour nourrir tout le monde, etc etc. Un fonctionnement communautaire en somme. Sauf que personne ne voudra démarrer son activité sans avoir de revenus rapidement, et sans garantie d’avoir un retour par la suite. Sans argent au départ, rien ne se fait. Toutes les compétences sont inutilisées, et tout le monde manque de biens et de services. C’est pour cela que le crédit a été inventé ! On prête un peu d’argent à chacun pour démarrer les différentes activités, puis les échanges de biens et de services entrainent la machine économique. Et alors les compétences sont utilisées, et chacun peut satisfaire ses besoins de consommation.

Vu comme cela, la monnaie c’est super… c’est l’huile dans les rouages du système, elle est merveilleuse car elle empêche que tout se grippe. Sauf que… il est possible que la machine s’emballe, en prêtant énormément d’argent à des gens qui lancent des activités farfelues. Voire inexistantes. Ou à des gens qui ne rembourseront jamais car ce sont des margoulins de première. Ou encore pour des biens et des services superflus, par le biais des crédits à la consommation accordés sans le moindre contrôle pour acheter des home-cinema, des écrans HD, des forfaits SMS, etc etc. C’est l’emballement du crédit, dont nous avons vu où il a mené à l’automne 2008. Et à ce moment là, se produit l’excès inverse ! Les prêteurs n’ont plus confiance en personne (ou presque), et l’argent n’est plus disponible pour démarrer des activités pourtant utiles et nécessaires. Et on se retrouve au point de départ, avec des compétences inutilisées, gâchées. En un mot, le chômage de masse ! Que nous connaissons depuis plus de 20 ans et qui explose en ce moment. On se retrouve avec beaucoup de compétences inemployées, avec des gens qui sauraient travailler et créer des biens et des services. Mais si personne ne permet ces créations d’activités, en prêtant de l’argent, tout se grippe. Et techniquement on appelle cela « récession », « dépression », etc, après avoir mesuré le « PIB » qui correspond à la valeur monnétaire de l’activité.

Par exemple, on trouve des municipalités qui ne peuvent pas refaire les enrobés des routes en piteux état car elles manquent de finances, avec des entreprises de BTP qui laissent les machines à enrobé dans le hangar car elles manquent de clients, et des conducteurs d’engins au chômage car les entreprises de BTP n’ont plus d’argent. Quel gâchis ! Et quel système idiot !

Maintenant que j’ai dit ça, comment faire autrement ? Existe-t-il un autre moyen d’échange que la monnaie et tout ce qui va avec ? Je n’ai pas de réponse toute faite, ni d’idée révolutionnaire qui résoudrait tout, mais j’ai le sentiment qu’on pourrait faire autrement : si on ne basait pas tout sur l’appât du gain, on pourrait peut-être trouver un moyen de prêter de l’argent (de créer de l’argent) sans attendre des retours gigantesques. On pourrait peut-être faire des choses de manière désintéressée, juste pour faire avancer les choses dans le bon sens ? Typiquement, on pourrait simplement imaginer travailler tous pour la collectivité, un ou deux jours par semaine, en échange d’un revenu minimum garanti par l’Etat. Dans un grand service public qui assurerait les services de base et les besoins fondamentaux, pour éviter que tout se grippe et que des services indispensables se retrouvent non assurés. Une sorte de travail citoyen, qui fournirait un service public de qualité, et qui assurerait zéro chômage. Et au lieu de créer de la monnaie pour éponger les bêtises des banquiers (ce qu’ont fait les banques centrales fin 2008-début 2009), créeons de la monnaie pour rémunérer tout le monde à travailler utilement.

Je vais me faire taxer de communiste ou de collectiviste, ce que je ne suis pas, mais pourquoi ne pourrait-on pas imaginer autre chose que le système capitaliste libéral ? Je ne peux que constater qu’il ne fonctionne pas, alors il faut bien imaginer autre chose, et mettre chacun une idée dans une gigantesque boite à idées… à vous !

 

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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 16:56

Sarkozy a annoncé qu’il voulait supprimer la taxe professionnelle. Il a fait cette annonce juste après la manif du 29 janvier. Du coup, on a parlé énormément de cette suppression d’impôt, et de la manière dont les collectivités locales vont bien pouvoir se financer, et beaucoup moins des thèmes de revendication des organisations syndicales. Il a fallu que les secrétaires généraux des centrales syndicales fassent des pieds et des mains pour pouvoir remettre les sujets sur le tapis, car les personnalités politiques de gauche, presque tous élus locaux, ont été bernés par ce contre-feu de Sarkozy. Ce dernier est habile, en tout cas plus habile que « l’opposition », qui se laisse manœuvrer par une diversion grossière…

Sarkozy a également annoncé qu’il voulait raccourcir la durée du congé parental, parce que ça pénalise le retour à l’emploi des femmes. Il a également précisé que ce n’était pas un choix dans la moitié des cas, mais une contrainte à cause du manque de places en crèches. Et je n’ai entendu personne (aucun journaliste, aucun politique, ou alors j’ai manqué leurs interventions…) lui répondre que si une moitié n’avait pas choisi le congé parental, cela faisait une moitié (l’autre) qui l’avait choisi. Tout de même. Et que s’il manquait des places en crèche, il fallait d’abord créer ces places avant de réduire la durée du congé parental. Et que les 200 000 places que Sarko veut créer ne résoudraient absolument pas le problème, vu son ampleur. Et que si les 3 ans d’absence posaient un problème de retour à l’emploi, il s’agit en premier lieu de la bêtise de bon nombre d’employeurs qui considèrent comme des fainéants ceux qui s’occupent de leurs enfants, ainsi qu’un problème d’accès à la formation professionnelle et de financement de celle-ci. Personne ne voit que Sarko veut simplement diminuer les droits des jeunes parents ?

 

Les messages de Sarkozy sont toujours soit « de diversion », soit présentés de manière à première vue logique, mais sont en réalité parfaitement illogiques. Il a une rhétorique bien rodée, qui devient tout de même facile à décoder. Et je ne comprend pas pourquoi à la fois l’opposition et les médias se laissent berner aussi grossièrement.


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